par Danielle Kaisergruber

06 Janvier 2019

Edito - 2019-2049

2049 : trente ans nous en séparent. C'est beaucoup, et c'est peu à l'échelle du monde. Pourquoi cette date ? C'est celle fixée par le Président chinois pour un rendez-vous historique, déterminant, bien qu'un peu indéfini. La Chine sera devenue la première puissance mondiale bien avant. Ce sera pour le centième anniversaire de la Révolution chinoise, l'achèvement du programme « One belt, one road ». Les Européens ont retenu l'expression romantique et datée « Les nouvelles routes de la soie », mais en fait il s'agit de bien plus que de construire des voies ferrées, des tunnels et des ponts.

 
 
 

Fusion des caisses de retraite, brouillage de la frontière entre les cadres et les autres. Les managers gèrent-ils des organisations, des équipes, des projets, des technologies ? Ce qui caractérisait leur travail (autonomie, expertise, responsabilité) est aujourd'hui revendiqué pour tous... Les organisations du travail « responsabilisantes » ou l'entreprise « libérée » feront-elles disparaître les cadres ?

  • Le travail oublié des managers

    Le 13 Janvier 2019 par Jean-Marie Bergère. Une des définitions du métier des managers affirme qu'ils sont là pour faire travailler les autres. Du coup, le travail propre de ces salariés intermédiaires, ni cadres dirigeants ni opérateurs, est souvent oublié. Travailler et faire travailler seraient antinomiques et plutôt que de passer d'une mode managériale à une autre, il est nécessaire de chercher à connaître mieux les évolutions et les difficultés vécues par ceux qui en ont la charge, cadres fonctionnels et opérationnels. C'est ce qu'ont fait Jean-Marie Bergère et Yves Chassard en 2013 dans le livre A Quoi servent les cadres ?

  • Manager sans bureau : ce qui se joue en coulisses

    Le 13 Janvier 2019 par Félix Traoré. « Répétez après moi : un manager sachant manager sans son bureau est un bon manager ». Si l'énoncé peut évoquer un exercice d'élocution, il résume en fait le discours que l'on tient aux managers avant de les déloger de leurs bureaux pour les installer en open space. Car au-delà des ressorts économiques de la tendance, c'est bien la fonction d'encadrement et ses conditions d'exercice qui sont en jeu. A partir des observations et des témoignages recueillis dans le cadre d'un travail doctoral en cours, Félix Traoré tente d'appréhender ce changement depuis le point de vue des premiers concernés.

  • Accompagner les cadres publics

    Le 13 Janvier 2019 par Patrick Conjard, Philippe Douillet, propos recueillis par Laurent Tertrais . Établissement public administratif sous tutelle du ministère du Travail, l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) est sollicitée par la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) en matière de prévention des risques psychosociaux, d'amélioration de la qualité de vie au travail, et d'organisation de l'activité innovante. Des actions sur le management public qui font émerger la nécessité d'épauler les managers de proximité. Dans ce papier publié à l'origine dans le numéro 478 de la revue Cadres, que nous reproduisons avec leur accord, Laurent Tertrais s'entretient avec Patrick Conjard et Philippe Douillet, chargés de mission à l'Anact.

  • Le déclassement des cadres

    Le 12 Janvier 2019 par Martin Richer. Voici un fait nouveau qui modifie la vision sur les mutations sociales liées à une crise qui n'en finit pas, qui transforment le monde du travail à bas bruit : les cadres, eux aussi, sont désormais touchés par le « descenseur social ». En effet, 9% des cadres ont connu un déclassement professionnel en 2012. Ce chiffre semble incroyablement élevé. C'est pourtant, à ma connaissance, la première tentative sérieuse de mesure de ce phénomène. Elle provient d'une intéressante étude de l'Association pour l'emploi des cadres (APEC), qui pose un constat chiffré sans pour autant risquer un diagnostic.

 

Nos autres dossiers

 
 

06 Janvier 2019 par Denis Maillard

Roman de la fièvre des corps et du destin social, Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu, prix Goncourt 2018, est un livre qui nous éclaire sur la France péri-urbaine enflammée depuis le 17 novembre. Mis en scène dans la ville fictive de Heillange en Moselle, entre 1992 et 1998, les personnages sont animés d'une vie qui va bien au-delà du roman. Et l'on ne peut faire autrement, en le refermant, que se demander quelle sorte de gilets jaunes les héros pourraient être aujourd'hui.

06 Janvier 2019 par Emmanuel Couvreur

À bas bruit, le débat sur les problématiques de la « santé au travail » se poursuit. Investi dans la mise en place d'espaces de discussions sur le travail dans différentes entreprises de la métallurgie, Emmanuel Couvreur (Groupe Ressources fédéral QVT de la FGMM-CFDT) réagit au Rapport sur la Santé au Travail : vers un système simplifié pour une prévention renforcée.

06 Janvier 2019 par Danielle Kaisergruber

Le livre collectif Sociologie des classes populaires contemporaines apporte une richesse et une subtilité de réflexion sur les fractures sociales actuelles, les mondes qui composent la société française. Metis l'a lu :

10 Décembre 2018 par Claude Emmanuel Triomphe

Paradoxe, contradiction ? Dans des sociétés où le « dégagisme » sévit à grande échelle, l'engagement lui se porte plutôt bien, et ce en particulier chez les jeunes. Il est même devenu une sorte de valeur, prisée autant dans le monde du social et du sociétal que dans le monde économique. Les petites lignes en bas de CV sont de plus en plus lues et il est de bon ton d'avoir un engagement social. Mais qu'est-ce que l'engagement aujourd'hui ? De quoi est-il porteur et comment s'exprime-t-il ? Qu'est-ce qui le différencie de celui d'hier ? Quelles questions pose-t-il ? Tentatives de réponses au terme de six mois de travaux menés par le Lab de l'engagement à Marseille.

10 Décembre 2018 par Jean Raymond Masson

Le développement de l'apprentissage est une priorité partagée par la plupart des pays de l'Union européenne. Afin de faciliter la transition des jeunes vers l'emploi et de mieux répondre aux besoins du marché du travail (« L'apprentissage en France : mission impossible ? » Metis, 15 octobre 2018). Dans ce contexte, la Suède est un exemple intéressant d'une formation professionnelle initiale (FPI) pleinement ancrée dans le système scolaire qui évolue par étapes vers un modèle d'apprentissage centré sur l'entreprise. Au cœur de ces réformes : les liens entre les moments d'enseignement et les moments de travail.

 
 
 
  • 30/10/2018 à 10:17

    par Super MC à propos de Agir pour le secteur du Facility Management

    Bonjour, Félicitations pour votre article, complet, précis et bien fouillé. J'apprécie aussi votre démarche pédagogique en faveur d'une démocratisation de la réflexion et des pratiques. Je partage ...

  • 13/03/2018 à 09:12

    par henri Leclercq à propos de Donner à la VAE son second souffle

    Mesdames, Messieurs, bonjour, OUI, OUI, OUI, à 100% pour la VAE suivant la plus grande école du monde, L'ÉCOLE DU TERRAIN ! Ensuite, après la VAE, passer à la TAE la Transmission des Acquis d'E ...

  • 17/02/2018 à 10:37

    par DANIEL JAECKLE à propos de Le silence des ordonnances

    Merci Claude. Tu synthétises clairement des déficits qui ne font pas débat. Je dirais que la question travail/emploi souffre d'un impensé stratégique dont tu pointes les principales carences. A mon se ...