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par - 18 Novembre 2008

redistribution

C'est le chiffre du « revenu final de l'équivalent français adulte moyen » (source Insee). Comment est-il calculé ? On part du revenu disponible net, on y ajoute la redistribution monétaire : prestations sociales en positif, impôts directs, CSG en négatif. Puis, pour aboutir au revenu final, on tient compte de la redistribution non monétaire : en positif, les revenus des services publics individualisables (éducation, santé et logement social), en négatif les impôts indirects (TVA notamment).

Si l'on compare les revenus des 20% les plus riches avec ceux des 20% les plus pauvres : l'écart passe de 6,2 avant redistribution à 3,9 après redistribution monétaire et 2,8 au final. Les impôts directs ont un effet redistributif fort, quasi égal à l'effet inverse des impôts indirects et notamment de la TVA. Les contributions en nature concernant la santé et l'éducation ont un effet redistributif massif (bien plus que le logement social). Pour les 20% les plus pauvres, l'apport est supérieur à leur revenu net ! Les prestations familiales ont également un impact puissant, bien supérieur à la prime pour l'emploi par exemple.

Une comparaison avec nos voisins britanniques nous rassure (à tort ?) : la hiérarchie des revenus nets y est plus forte et la redistribution monétaire ou en nature moins développée : respectivement 9,7 ; 5,5 ; 3,7.
Des chiffres qui complètent utilement le récent dossier de Metis sur la protection sociale et qui soulignent l'efficacité et l'importance de la protection sociale et des services publics, malgré les impasses et les nécessaires refondations.

 
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A propos de cet article

Mots clés : revenu, redistribution, protection sociale, impôt, Insee, patrice garnier,