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Assurance maladie allemande : 3 milliards d'excédent

par Laurène Fauconnier - 20 Février 2012

L'Allemagne, toujours elle, la nouvelle obsession française, on l'envie, on la scrute, on veut l'imiter, on la critique. Des chiffres sur l'assurance maladie viennent de tomber. De prime abord, ils relèvent du paradoxe.

 

euro

L'assurance maladie allemande a enregistré 3 milliards d'euros d'excédent en 2011. Le ministre libéral de la santé Daniel Bahr presse la trentaine de caisses bénéficiaires à rembourser les assurés, conformément aux dispositions de la loi. Pourtant il y a quelques mois, la caisse City BKK faisait faillite et une dizaine d'autres étaient menacées du même sort.  La réforme de 2009 était alors vivement critiquée. Elle avait créé un « fonds de santé » fédéral destiné à compenser les dépenses des caisses assurant les plus gros risques, elle avait bloqué les cotisations au taux de 15,5% et elle encourageait vivement les caisses à se regrouper.

 

Les dépenses maladie auraient-elles baissé ? Ce n'est pas le cas des arrêts maladie qui ont augmenté en 2011. La part de la population active allemande en arrêt maladie s'établit à 3,6% contre 3,4% en 2010, soit leur plus haut niveau depuis 15 ans. Le vieillissement de la population l'explique pour une bonne part.

 

La bonne santé de l'économie allemande et la baisse sensible du chômage ont permis un redressement des finances de l'assurance maladie, mais l'avenir reste incertain. Le Fonds de santé n'a pas l'intention de redistribuer ses réserves, les perspectives démographiques restant inquiétantes. Quand à Jürgen Graalmann, président du directoire des caisses AOK, « il ne comprend pas que le ministre enjoigne les caisses à distribuer des primes aux assurés et dénonce un effet yoyo. » (argus de l'assurance).



Une caisse d'assurance maladie de Wiesbaden et le mouvement ProLife donnent 300 euros aux femmes qui renoncent à l'IVG. L'histoire ne dit pas si c'est une manière d'utiliser les excédents !

 

 
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A propos de cet article

Auteur(s) : Laurène Fauconnier

Mots clés : Assurance maladie, protection sociale, démographie, Laurène Fauconnier