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Comment Wall Street a aidé la Grèce à tricher

par Louise Story, Landon Thomas Jr, Nelson D. Schwartz - 18 Février 2010

A la suite du Spiegel, le Financial Times et le New York Times reviennent sur la dette grecque. Ils révèlent notamment que "la banque Goldman Sachs proposait à l'Etat grec des produits financiers complexes pour lui permettre d'emprunter massivement à l'insu de la BCE".

 

"Entre 2001 et 2004, 4 milliards d'euros ont été levés par la Grèce via toute une série d'opérations de titrisation", afin de réduire sa dette et son déficit, explique le Financial Times. Des montages réalisés par le ministre socialiste des Finances Nikos Christodoulakis avec l'aide de multiples banques. Le plus gros contrat, qui a permis au pays d'emprunter 2 milliards d'euros en 2001, était adossé aux financements qu'Athènes prévoyait de recevoir des fonds structurels européens au cours des sept années suivantes. Il avait été mis au point par BNP Paribas, la Deutsche Bank et deux banques locales. Selon un responsable grec de l'époque, le bureau européen des statistiques "Eurostat savait tout de ces accords, qui étaient parfaitement légaux". Mais d'après Le Temps, à Genève, "Eurostat se défend d'avoir ‘été au courant de telles transactions', enjoignant à la Grèce de fournir tous les détails d'ici à la fin du mois."

 

Lire l'article de Courrier International publié, douce ironie, dans la rubrique "Créativité"

 

Jean Quatremer y revient avec force détails dans son blog Les coulisses de Bruxelles

 

 

 

 
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Auteur(s) : Louise Story, Landon Thomas Jr, Nelson D. Schwartz