Conflits et dialogue social
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Developments in industrial actions 2005-2009
par Christophe Teissier - 05 Avril 2011
M. Carley, Developments in industrial actions 2005-2009, EUROFOUND, 2010
Ce rapport de la Fondation de Dublin est une synthèse des réponses apportées par les correspondants nationaux de l'EIRO à une enquête pilotée par cet observatoire. Il a pour objet la description des tendances marquant, sur la période considérée, l'évolution des conflits collectifs du travail. Le document couvre l'ensemble des pays de l'Union Européenne ainsi que la Norvège. On y trouvera abordés différents aspects de la problématique : indicateurs statistiques relatifs aux conflits du travail, analyse des secteurs affectés, motifs des conflits, modalités d'intervention de l'autorité publique. Le document est enrichi d'une annexe rendant compte des informations recueillies sur la question au travers de l'European Company Survey menée en 2009 par la Fondation.
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2010 année terrible, les relations sociales à l'épreuve de l'austérité
par Christophe Teissier - 05 Avril 2011
Y. Lochard, J-M. Pernot dans la Chronique Internationale de l'IRES, n°127 (novembre 2010)
Cet article s'interroge sur les réactions des systèmes de relations professionnelles aux politiques d'austérité initiées en 2010 dans de nombreux pays. Plus précisément, il s'agit d'analyser comment les modalités nationales de dialogue social au sein des pays de l'Union sont affectées par les ruptures engagées en 2010 au nom de la lutte contre les déficits publics. Il s'agit donc bien de saisir si le regain de conflictualité observé dans de nombreux pays européens génère des ruptures avec les formes de coopération institutionnalisées jusqu'alors en vigueur. Les auteurs s'attachent d'abord à dresser un panorama des conflits générés en 2010 par des politiques d'austérité. Ils analysent ensuite les ruptures éventuellement produites par ces derniers dans les systèmes de relations professionnelles. Deux constats sont ici mis en discussion, constats de nature à reconfigurer les systèmes antérieurs : celui de l'unilatéralisme des gouvernements d'un côté et celui d'un accroissement de la décentralisation de la négociation collective de l'autre.
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Auteur(s) : Christophe Teissier
: conflit, crise, IRES, Y. Lochard, J-M. Pernot, austérité
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Quand les données officielles dévoilent la vitalité des conflits sociaux
par Christophe Teissier - 05 Avril 2011
S. Béroud, J-M. Denis, G. Desage, B. Giraud, J. Pelisse, Quand les données officielles dévoilent la vitalité des conflits sociaux, Manières de Voir, n°103, 2009
Rédigé par des chercheurs, ce court article synthétise les enseignements des enquêtes Réponse (Relations professionnelles et négociations d'entreprise) menées par le Ministère du Travail sur la thématique des conflits sociaux. Les auteurs ont en effet eu en charge l'exploitation statistique des données de la dernière enquête en date (2005). La démonstration menée réfute l'idée d'une diminution constante de la conflictualité en entreprise. En effet, les journées individuelles non travaillées pour fait de grève ne peuvent rendre compte à elles seules de la réalité des conflits sociaux. On observe bien plutôt une multiplicité des formes de protestation mobilisées par les salariés, qui ne peuvent être enserrées dans la définition juridique de la grève. Ainsi, si la cessation collective du travail de plus de deux jours diminue, d'autres modalités de protestation elles se développent : refus d'heures supplémentaires, débrayages, pétitions et manifestations. Les auteurs relèvent également une association plus importante dans le temps entre contestation individuelle et conflits collectifs.
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Auteur(s) : Christophe Teissier
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Violence et radicalité dans les conflits du travail : quelques pistes d'analyse
par Christophe Teissier - 05 Avril 2011
S.Béroud, Violence et radicalité dans les conflits du travail : quelques pistes d'analyse, in « Violences et société. Regards Sociologiques », Desclée de Brouwer, 2010
Qui n'a pas en mémoire les séquestrations de cadres d'entreprises industrielles par des salariés en passe de perdre leur emploi ? Ce sont à ces formes d'action collective radicales, prenant également bien d'autres formes (occupation des locaux, dégradations de bâtiments publics, etc.) que s'intéresse l'auteur. Comment comprendre ce type de mobilisations ? Relèvent-elles systématiquement d'une catégorie de conflits spécifiques qui serait celle des conflits radicaux ou violents ? Ne sont-ils pas plutôt l'expression d'une construction sociale opérée à différents niveaux ? L'auteur s'interroge successivement sur les logiques de médiatisation des conflits mobilisées par les salariés impliqués, sur la singularité de ces formes d'action dans une perspective historique et enfin sur les luttes internes aux organisations syndicales pour décider des formes d'action légitimes à mettre en œuvre.
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Auteur(s) : Christophe Teissier
: conflits, violence, Béroud, radicalité, France
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par Christophe Teissier - 05 Avril 2011
N Farvaque, M. Lefebvre, Les salariés de PME : d'une spécificité des relations sociales à un rapport particulier aux Prud'hommes, Revue de l'IRES, n° 66, 2010
Cet intéressant article est le fruit d'une étude menée par l'IRES en 2008. Cette dernière visait à mieux cerner les relations entre les salariés des PME et la justice prud'homale. C'est dire combien ces travaux contribuent à mieux comprendre les contours de la conflictualité au sein des petites entreprises, malgré les dimensions relativement limitées de l'étude. Une première partie s'attache à caractériser les relations sociales dans les PME. Le caractère interindividuel des relations sociales dans les petites entreprises est souligné, ainsi que le caractère informel des arrangements constatables dans ces organisations. La seconde partie analyse la perception des Prud'hommes en cas de conflit ou dans l'éventualité d'un conflit. Le recours à la justice prud'homale apparait, en partie tout au moins, comme une solution de dernier recours. En définitive, la taille de l'entreprise n'apparait pas en elle-même déterminante d'un rapport particulier aux prud'hommes. En revanche, elle influe sur des facteurs qui eux-mêmes déterminent partiellement le recours au juge : modèle fortement interpersonnel des relations sociales, présence d'institutions représentatives et /ou de syndicats, accès à des ressources mobilisables.
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Auteur(s) : Christophe Teissier
: conflit, grève, IRES, Prud'hommes
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