Les Dossiers

Economie et emploi
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    Gouvernance des entreprises, quel pouvoir pour les salariés ?    

    En ces temps de grand chambardement du Code du travail, où en est-on de la participation des salariés à la vie économique des entreprises ? Des lois successives ont prévu une présence accrue de représentants des salariés dans les Conseils d'administration, l'actionnariat salarié continue à se développer à bas bruit. Pouvoir réel ou illusion ? Quel bilan en fait-on ? Et au-delà qu'est-ce que « l'entreprise » : une forme juridique, un mix contradictoire de capital et de travail, une communauté, une institution ?

    Le patronat n'existe pas...

    Le 02 Octobre 2017 par Danielle Kaisergruber. Qu'est-ce qu'une entreprise ? Le terrain d'une lutte éternelle entre « un » patron et « des salariés » ? Une aventure collective ? Une communauté professionnelle ? Un moyen de « gagner de l'argent » pour les chefs d'entreprise ? Le droit ne connaît pas la notion d'entreprise, mais seulement celle de « société commerciale », le Code du travail ne connaît que la notion d'employeur... Le livre Patrons en France sous la direction de Michel Offerlé apporte des réponses. Danielle Kaisergruber l'a lu pour Metis.

    Quand innovation rime avec stock-options et participation

    Le 02 Octobre 2017 par Pierre Maréchal. L'innovation semble une des voies pour relancer la croissance et pour se dépêtrer du carcan des dettes et des tentations protectionnistes. Les appels au renouvellement du tissu des entreprises se multiplient. Les start-ups qui reposent sur l'économie de la connaissance et la coopération inventive de « travailleurs du savoir » appellent une combinaison particulière du capital et du travail. Pierre Maréchal en avait analysé les ressorts pour Metis dans un article de 2012, repris ici.

    Pour une codétermination à la française

    Le 18 Septembre 2017 par Martin Richer. Comment donner davantage de poids à la parole des salariés dans nos entreprises et nos administrations ? Cette question n'est traitée qu'à la marge par les cinq ordonnances Travail qui occupent l'actualité du moment. Pourtant, il faut répondre à la réelle soif d'implication des salariés tout en veillant à ce que notre dialogue social produise davantage de progrès tangibles. Voici cinq pistes de réflexion pour déboucher, peut-être, sur la construction d'une codétermination à la française.

    Coup d'œil sur l'histoire : les balbutiements de l'actionnariat salarié au tournant du 20e siècle (partie 2)

    Le 17 Septembre 2017 par Pierre Maréchal. La vie des entreprises est souvent traversée par les oppositions entre le capital et le travail, l'actionnaire et le salarié. Tout serait-il plus simple si les salariés étaient actionnaires. La question ne date pas d'aujourd'hui...Au 19e siècle, l'actionnariat salarié a été vu comme une solution pour répondre au rejet du capitalisme par les ouvriers. Au tournant du 20e siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale, cette question, loin d'être anecdotique, a fait l'objet de débats, de tentatives multiples en France, en Angleterre et aux États-Unis notamment. Voici la seconde partie d'un papier publié le 4 septembre dernier.

    Coup d'œil sur l'histoire : les balbutiements de l'actionnariat salarié au tournant du 20e siècle (partie 1)

    Le 04 Septembre 2017 par Pierre Maréchal. La vie des entreprises est souvent traversée par les oppositions entre le capital et le travail, l'actionnaire et le salarié. Tout serait-il plus simple si les salariés étaient actionnaires. La question ne date pas d'aujourd'hui...Au 19e siècle, l'actionnariat salarié a été vu comme une solution pour répondre au rejet du capitalisme par les ouvriers. Au tournant du 20e siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale, cette question, loin d'être anecdotique, a fait l'objet de débats, de tentatives multiples en France, en Angleterre et aux États-Unis notamment.
    Deux grands courants, l'un issu d'une frange marginale du patronat, l'autre porté par des ouvriers de métier ont développé cette thématique. Le premier vise à transformer les salariés en actionnaires, le second à remplacer la notion d'action par celle de coopération. Nous en avons un aperçu détaillé dans une thèse de Jean Granier parue en 1910 chez Sirey, « Les actions de travail ». Dans ce premier article, Pierre Maréchal présente deux exemples d'actionnariat salarié et en tire des leçons.

    Démocratiser l'entreprise ou le travail ?

    Le 04 Septembre 2017 par Martin Richer. Il existe deux approches ou deux traditions pour aborder la problématique de la démocratie dans le monde du travail. La première, que j'appelle l'approche institutionnelle, passe par la loi et s'impose par sa verticalité descendante. Elle veut démocratiser l'entreprise. La seconde, l'approche terrain, s'exprime dans la pratique des acteurs sociaux et cherche les moyens de donner davantage de parole et de latitude décisionnelle à ceux qui sont engagés dans les collectifs de travail. Elle veut démocratiser le travail. C'est dans cette seconde tradition que s'ancre le livre de Michel Sailly, Démocratiser le travail, qui vient de paraître aux Editions de l'Atelier.

    Une syndicaliste au Conseil d'administration

    Le 04 Septembre 2017 par Martine Saunier, Danielle Kaisergruber. Martine Saunier, syndicaliste CFDT a été de 2010 à 2016 membre du Conseil d'Administration du Groupe Thalès, élue par les salariés. Elle a bien aimé cette expérience, pas facile au début, elle en a des souvenirs bien précis et en a tiré de nombreuses leçons. Voici son portrait et ses réflexions qui portent également sur les questions d'autonomie et d'émancipation dans le travail. Elle se peint au travers de deux mots d'ordre : « être actrice de ma vie » et « l'autre est une chance et non un risque ».