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Irina Terzyska, une nouvelle citoyenne européenne

par - 01 Janvier 2007

Depuis le 1er janvier, la Bulgarie a rejoint la communauté européenne (ainsi que la Roumanie). Une date que Irina Terzyska a fêté comme il se doit, même si elle n’a pas attendu cette entrée officielle pour faire de l’Europe son quotidien. Irina dirige l’European labour institute qu’elle a fondé en 2002 à Sofia avec une équipe de juristes, de sociologues et d’ingénieurs. Cet institut développe une activité d’étude et de conseil pour les entreprises et organisations bulgares. Il participe également à de nombreuses recherches européennes sur différents thèmes : la responsabilité sociale des petites entreprises, les énergies renouvelables, la mobilité des jeunes…

Tout prédisposait Irina à s’intéresser à la dimension internationale. A quinze ans, elle s’installe avec sa famille à Constantine en Algérie où son père, médecin militaire travaille. Bien que ne parlant pas du tout la langue, elle s’inscrit au lycée français. « Le directeur de l’école m’avait interdit de converser en bulgare avec une autre compatriote. Pendant trois mois, je n’ai pas ouvert la bouche, incapable de prononcer un mot. J’ai fini par me familiariser avec mes camarades. Etant la plus forte de la classe en mathématiques, je les aidais. Eux me donnaient un coup de main pour les devoirs en français ». Plus tard, elle poursuit des études d’ingénieur et prépare une thèse à Saint-Petersbourg qui s’appelait encore Leningrad. « On ne trouvait rien dans les magasins, mais la vie culturelle très riche donnait de l’agrément dans cette belle ville ».

De ces années de voyage, Irina garde une grande aisance avec les langues étrangères. Outre le bulgare, elle parle couramment le russe, le français, mais aussi l’anglais. Professionnellement, elle a aussi jonglé entre différentes activités allant de la recherche scientifique à la création avec des amis d’une société de service informatique où elle occupait le poste de directrice commerciale. Après la faillite de l’entreprise, elle rejoint la Fédération des Télécommunications et de la Poste où elle s’occupe du réseau informatique et de relations internationales. Si elle a conservé une activité partielle dans ce syndicat, le reste de son temps est désormais consacré à son institut d’études et aux activités annexes. Représentant la Bulgarie dans le réseau de l’Université européenne du travail, Irina n’a pas tardé aussi à s’engager dans le projet de Metis dont elle a rejoint le comité de rédaction.

Frédéric Rey

Pour contacter Irina Terzyska Eli_bul@hotmail.com

 
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A propos de cet article

Mots clés : Frédéric Rey, Irina Terzyiska, Bulgarie, Sofia, UET