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Moins de femmes dans les parlements après le printemps arabe

par Laurène Fauconnier - 07 Mars 2012

8 mars, journée de la femme, un marronnier ou un rappel utile ? C'est en 1977 que les Nations Unies ont officialisé cette date afin qu'il soit question dans chaque pays des droits des femmes. Si l'on enregistre ça et là de réels progrès, l'égalité, la parité sont loin d'être gagnées.

 

Constituante

Afficher des valeurs humanistes, démocratiques, féministes ne suffit pas. L'insertion des femmes dans la vie économique avance, malgré un tassement depuis la crise de 2008, et ce pour des raisons essentiellement économiques et financières. Les dirigeants y voient leur intérêt, et c'est tant mieux. Le partage du pouvoir, qu'il soit économique ou politique, est beaucoup plus difficile à obtenir. Le monde est globalement toujours gouverné par des hommes.

 

L'Union internationale des parlements (IPU), organisation crée en 1889 qui travaille en étroite collaboration avec l'ONU, fournit chaque année des statistiques sur les parlements de 190 pays.

 

Les parlements s'ouvrent-ils aux femmes ?

Oui, lentement. En dix ans, de 2002 à 2011, le pourcentage mondial de femmes dans les parlements est passé de 15% à 19, 5 %. A ce rythme, il faudrait près de 70 ans pour atteindre la parité mais ce n'est pas la logique arithmétique qui prévaut en la matière.

Les disparités sont fortes entre les grandes régions du monde et les acquis peuvent être fragiles. Pour preuve, le recul de la représentation féminine dans les parlements issus du printemps arabe.


Dans les Etats arabes, le pourcentage de femmes est en baisse à 10,7% au 31 décembre 2011, il était un an auparavant de 11,7 %.

En Egypte, le pourcentage vient de chuter de 12 % à 2%. En Tunisie, malgré les mesures obligeant les partis à alterner hommes et femmes sur les listes, celles-ci ne représentent que 26,3 % de l'Assemblée constituante, alors qu'elles étaient 27, 6% aux élections précédentes de 2009. Les élections ne sont pas encore programmées en Syrie, attendons...

La palme de la représentation féminine revient aux pays nordiques mais aussi au Ghana qui a plus de 50% de femmes dans son parlement.

 

Pour en savoir plus
Union internationale des parlements (IPU)
http://www.ipu.org/english/home.htm

 

 
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A propos de cet article

Auteur(s) : Laurène Fauconnier

Mots clés : Egalité homme femme, parité, parlements, Laurène Fauconnier