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Services immatériels et relationnels : intensité du travail et santé

par Christophe Teissier - 19 Septembre 2011

C. du Tertre, Services immatériels et relationnels : intensité du travail et santé, Activités, volume 2, numéro 1, avril 2005

 

Si cet article, rédigé par un économiste reconnu, n'aborde pas de front la question de l'évaluation du travail, il n'en demeure pas moins très précieux. En effet, il nous démontre clairement qu'on ne peut prétendre évaluer le travail si l'on ne sait appréhender ce dernier. L'objet de la réflexion est limité aux services dits immatériels et relationnels mais cela ne fait, à nos yeux, que renforcer sa pertinence en raison des changements profonds affectant les activités de travail en regard de ce qu'il est convenu d'appeler la relation de service. L'auteur s'attache ainsi dans une première partie à dégager les caractéristiques (la configuration productive) des services immatériels. C'est l'occasion de saisir un peu mieux la réalité de l'activité de travail. Dans une seconde partie, il analyse l'impact de l'intensification du travail sur la santé dans ce type d'activités, ce qui permet de dégager les dimensions du travail produisant des effets sur son intensité. Il s'en déduit un certain nombre de questions pour orienter l'action. Terminons en laissant la parole à l'auteur : « En définitive, les processus d'évaluation doivent être en mesure non seulement d'établir un jugement sur les résultats de l'activité, mais également sur le processus engagé pour les obtenir, c'est-à dire sur le travail réel, les ressources dont il a besoin pour opérer et la façon dont ces ressources sont affectées (ou développées) par l'activité. Les procédures d'évaluation représentent alors un travail sur le travail devant permettre d'instruire la pertinence et la légitimité des construits ». Que dire de plus ? 

 

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Auteur(s) : Christophe Teissier