Les Dossiers

Conditions du travail
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    Travailler la terre    

    Au vu des transformations technologiques - l'agriculture transgénique et l'hyperspécialisation des cultures - mais aussi des difficultés de plus en plus grandes d'accès à la terre, avec la recherche de flexibilité et le développement de prestations de services agricoles, il semble que ce qui a construit une part de notre humanité et de nos sociétés - le travail de la terre - n'ait pas fini son grand bouleversement. Dans le même temps l'agriculture bio, la permaculture, les fermes urbaines, les jardins partagés, les ventes directes ou encore le foncier solidaire qui impliquent des cercles de moins en moins restreints font réapparaitre les valeurs du travail de la terre, vers un retour du citoyen et de la valorisation de l'intelligence sociale.

    Retrouver confiance en soi par le travail de la terre

    Le 23 Janvier 2017 par Catherine Specklin, Fanny Barbier. Les Jardins de Cocagne associent l'idée de circuits courts et la problématique des chantiers d'insertion pour des personnes le plus souvent allocataires du RSA. Catherine Specklin a été pendant 20 ans directrice d'un, puis de deux jardins d'insertion, appartenant au Réseau Cocagne. Voici son parcours et son expérience

    L'Amérique des petits fermiers blancs...

    Le 20 Janvier 2017 par Danielle Kaisergruber. Tous ceux qui aiment les grands romans américains savent que nombre d'entre eux, aujourd'hui encore, se déroulent dans des fermes. Qu'il s'agisse du roman de Philip Meyer, Le fils, des épisodes entrelacés dans des époques différentes de Dalva comme de La Route du retour de Jim Harrison. Sans parler de l'ironique critique de Philip Roth tout au long de Pastorale américaine... Lorsque les treize colonies de la côte ouest se sont détachées par une guerre d'Indépendance de « l'Empire britannique », leurs habitants étaient des fermiers et des commerçants

    La ruche qui dit oui ! Ou quand les plates-formes réconcilient la ville et la campagne    

    Le 26 Juillet 2017 par Florence Servas-Taithe, Jean-Louis Dayan. Créée en 2010 pour mettre en relation directe producteurs ruraux et consommateurs urbains, « La Ruche Qui Dit Oui ! » se veut plus qu'une plate-forme d'intermédiation. Elle affiche l'ambition d'améliorer la chaîne alimentaire tout du long : des conditions de travail des agriculteurs aux comportements d'achat des clients, en passant par la qualité et la traçabilité des produits. La start-up a connu un développement rapide, avec aujourd'hui 850 ruches ouvertes dans toute la France et ailleurs en Europe, 5 000 producteurs, 135 000 consommateurs et 100 salariés employés par la « Ruche-mama », tête de réseau.

    Diététicienne de son état, Florence Servas-Taithe consacre aussi beaucoup de son temps à la Ruche locale qu'elle a montée en 2011 dans le nord du 18e arrondissement. Elle a bien voulu livrer en janvier 2017 pour Metis un portrait situé du « système Ruche »

    Les AMAP, l’économie collaborative les pieds sur terre

    Le 26 Juillet 2017 par Pascale Bueno Merino, Samuel Grandval, Sonia Aissaoui. Mises en place en France au début des années 2000, les Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP) constituent une forme originale de réseau agro-alimentaire alternatif profondément enraciné dans le territoire.
    Près de 1 600 AMAP participeraient actuellement en France à l’instauration de circuits de vente directe et concerneraient environ 270 000 consommateurs, soucieux de contribuer à une « agriculture socialement équitable et écologiquement soutenable ». Des chiffres qui font de l’Hexagone un champion dans ce domaine en Europe.
    Metis vous invite à lire ou relire cet article de janvier 2017.

    Démocratie et lopin de terre

    Le 07 Janvier 2017 par Jean-Marie Bergère. Le livre de Joëlle Zask La démocratie aux champs surprend : le sous-titre Du jardin d'Eden aux jardins partagés dessine le long cheminement qui montre Comment l'agriculture cultive les valeurs démocratiques

    Vers une nouvelle relation entre la terre, le capital et le travail

    Le 07 Janvier 2017 par Hubert Cochet. Le modèle de l'agriculture familiale à la française a longtemps été caractérisé par la réunion entre les « mêmes mains » de la terre, du capital et de la force de travail. Comment évolue ce modèle aujourd'hui ? De nouvelles relations capital/travail, le développement d'un côté de la prestation de services agricoles, de l'autre du recours à un salariat « de flexibilité » font évoluer ce modèle historique partout dans le monde. Metis présente des extraits d'un article très complet d'Hubert Cochet, professeur d'agriculture comparée à AgroParisTech :

    Terre de Liens plaide pour un foncier solidaire

    Le 07 Janvier 2017 par Chrystèle Bazin . Qui possède la terre ? Terre de liens est une initiative pour expérimenter un rapport original à la propriété foncière. Nous reproduisons ici l'article de Chrystèle Bazin issu de Solidarum, qui en explique le fonctionnement : via de l'épargne solidaire et des collectes de dons, Terre de Liens achète des fermes et les loue à des agriculteurs qui s'engagent à pratiquer en France une culture biologique et paysanne. Cette pratique d'un foncier solidaire interroge notre rapport à la propriété et au sol, mais elle permet aussi un accompagnement fort de jeunes agriculteurs et inscrit les pratiques paysannes dans une démarche de solidarité sociale à moyen et, surtout, long terme. Terre de Liens a aussi été l'un des cas présent lors de la journée Sharers & Workers de Marseille en septembre 2016

    Les risques de l'intelligence artificielle

    Le 07 Janvier 2017 par Denis Bismuth. L'émergence d'une nouvelle technologie porte toujours l'espoir d'un monde meilleur. L'intelligence artificielle atteint un niveau de puissance qui fait supposer qu'à court terme elle va pouvoir remplacer l'intelligence humaine dans certains processus de décision et dans ses compétences de communication : ce que met en scène le système Watson d'IBM. Mais derrière cette opportunité bien tentante se profile le risque d'une perte d'engagement et d'éthique pour les acteurs. Denis Bismuth, fondateur du cabinet Métavision, s'interroge sur le mariage (contre nature ?) de l'intelligence artificielle et de l'agriculture : quand l'expertise cherche à remplacer l'expérience