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WORKS: Work Organisation and Restructuring in the Knowledge Society

par Christophe Teissier - 14 Avril 2008

Ursula Huws (dir.), the transformation of work in a global knowledge economy: towards a conceptual framework, Work package 3: Theories and concepts, WORKS project, 2006

http://www.worksproject.be/documents/WP3synthesisreport-voorpublicatie.pdf

Monique Ramioul et alii, the transformation of work? A quantitative evaluation of the shape of employment in Europe, Work package 9, WORKS project, 2007

http://www.worksproject.be/documents/D9_1Descriptiveanalyses_updatedversion_000.pdf

Ces deux, très denses, publications sont issues du projet européen dénommé WORKS: Work Organisation and Restructuring in the Knowledge Society (http://www.worksproject.be/Home.htm)

Ce dernier, financé par l'Union Européenne au titre de son 6ème programme cadre de recherche, réunit pas moins de 17 équipes de recherche établies dans 13 pays différents, anciens comme nouveaux Etats membres. Son objectif est de contribuer à l'approfondissement des connaissances relatives aux changements affectant le travail dans l'économie de la connaissance, en regard tant de la globalisation que des diversités régionales dans l'Union. Il s'agit par conséquent d'un très vaste programme (devant s'achever en 2008) interrogeant cette problématique générale dans une perspective pluridisciplinaire, théorique comme pratique, quantitative comme qualitative. On ne s'étonnera donc pas de l'éventail très large des problèmes abordés : mobilisation des compétences, flexibilité et qualité de l'emploi, identités professionnelles, rôle du dialogue social.

Les deux documents référencés ci-dessus sont des productions afférentes à deux des « piliers » de ce projet. Le premier vise à fournir un état de l'art sur les thématiques de la recherche, en rassemblant les données et savoirs disponibles. Il offre ainsi un panorama des théories et concepts relatifs à la mondialisation et au développement de « global value chains ». Il s'intéresse ensuite notamment (mais non exclusivement) : aux structures institutionnelles (politiques, dialogue social) permettant de lier dimensions globales et locales ; aux nouvelles formes d'organisation du travail de la « knowledge-based society » ; à l'usage des connaissances et à la communication dans les organisations ; aux nouvelles trajectoires de carrière et aux identités professionnelles ; aux conséquences des évolutions du travail sur la qualité de vie.

De ces très riches développements, le rapport déduit finalement un certain nombre de questions de recherche.

Le second document vise à présenter une évaluation quantitative des changements affectant la nature du travail, en se fondant sur les principales enquêtes européennes pertinentes : EU Labour Force Survey, European Working Conditions Survey, European Household Community Panel. Il comprend deux parties. La première évalue globalement les changements affectant la nature de l'emploi (tendances générales de l'évolution du marché du travail et des formes d'emploi, changements dans l'utilisation des compétences, etc..). La seconde tend à mesurer les effets de la restructuration de la « global value chain » sur l'emploi. La question centrale est alors de déterminer s'il est possible d'observer un changement en cours affectant les « business functions » (notion générique se substituant à celle de profession pour les besoins de l'étude) dans différents secteurs, au gré notamment des phénomènes d'outsourcing.

Nul doute que les résultats de ce projet acquerront sous peu le statut de référence.

A noter, outre ces deux documents, la publication d'un glossaire, fort utile, accessible en ligne depuis le site du projet.

 
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A propos de cet article

Auteur(s) : Christophe Teissier

Mots clés : Nouvelles formes de travail