Convergence ou divergence en Europe sociale ? Une conférence du CEET-Cnam

Un grief au moins est partagé par les adversaires de la construction européenne et par ses partisans déçus : avant tout préoccupée de bâtir et perfectionner son marché intérieur, elle aurait trahi sa promesse de répandre le progrès social à travers le continent, laissant les peuples sans protection face aux violences de la concurrence mondiale. L’argument rencontre à l’évidence un écho particulier en ces temps d’élection d’un nouveau Parlement de l’Union. Est-il pour autant fondé ? Sans prétendre trancher une question aussi vaste, le CEET vient d’apporter sa pierre au débat en y consacrant le 18 avril dernier une conférence intitulée : « Convergence ou divergence en Europe en matière d’emploi et de travail ? »

À quoi sert le contrôle des chômeurs ?

Faut-il que les demandeurs d'emploi acceptent n'importe quel emploi, de ce côté-ci de la rue ou de l'autre côté ? Comment cherche-t-on un emploi ? Le contrôle des chômeurs s'invite régulièrement dans le débat public. C'est le cas en ce moment à l'occasion de la réflexion gouvernementale sur le renforcement du contrôle de la recherche d'emploi et de la négociation entre les partenaires sociaux sur l'assurance-chômage.

Jobs Act italien, a-t-on crié victoire trop tôt ?

A la suite d'une manœuvre politique réussie, Matteo Renzi, alors secrétaire du parti démocrate, est choisi en février 2014, par le président de la République Giorgio Napolitano pour succéder à Enrico Letta au poste de Président du conseil des ministres, et devient ainsi le plus jeune « Premier ministre » de l'histoire du pays. Un an plus tard, en mars 2015, la « vague réformiste » déferle sur l'Italie avec, entre autres remous, le Jobs Act. C'est sur cette libéralisation du marché du travail italien que nous revenons aujourd'hui.