Chronique des réformes2019-05-03T13:40:28+02:00

CHRONIQUE DES REFORMES

Quel impact des ordonnances Macron sur la perception de l’utilité du dialogue social pour les entreprises  ?

Les ordonnances « Travail » promulguées rapidement après la mise en place du gouvernement actuel ouvrent des possibilités de dialogue social au niveau de chaque entreprise avec les accords dits de performance collective qui peuvent déroger à de nombreuses règles. La fusion de plusieurs instances de représentation du personnel sous forme de Conseils Sociaux et Economiques est aussi un grand changement. Comment les entreprises s’approprient-elles ces formes de dialogue social ? Christian Pellet, Président de Sextant Expertise, cabinet d’expertise et de conseil auprès des représentants du personnel, fait le point pour Metis.

Assurance chômage : ajustement économique ou nouveaux droits sociaux ?

« La double transformation de l’assurance chômage et de l’accompagnement des chômeurs (…) parachève la construction d’un marché du travail adapté aux enjeux de notre temps ». Le moins que l’on puisse dire est qu’en présentant de la sorte la dernière réforme de l’assurance chômage Muriel Pénicaud n’a pas convaincu tout le monde.

Le big bang de la formation vu d’Europe

Les annonces de Muriel Pénicaud concernant la réforme de la formation professionnelle continue (FPC) ont eu un grand retentissement. De fait, la transformation du Compte personnel de formation (CPF) en un compte en euros plutôt qu'en heures, la collecte des fonds de la FPC par les URSSAF, la transformation des OPCA en Opérateurs de compétences avec des missions mieux ciblées auprès des PME/TPE, la création d'une agence nationale France Compétences notamment chargée de l'assurance qualité et enfin le renforcement des organismes d'orientation/conseil en évolution professionnelle sont des changements considérables. Et il semble intéressant de les confronter aux réformes entreprises dans d'autres pays européens.

Ordonnances Travail : la fusion des IRP est une réforme progressiste

J'ai conscience du caractère provocateur du titre de cet article, alors que beaucoup envisagent le pire à la suite de la publication des ordonnances Travail, concernant la fusion des instances (DP, CHSCT et CE). Je crois au contraire que cette fusion au sein d'une instance unique, le « comité social et économique » (CSE) constitue une réforme progressiste, une nouvelle solution mutuellement gagnante pour les salariés, pour leurs représentants et pour les entreprises.

La Chambre du travail autrichienne, un modèle en danger ?

Le contexte actuel et les élections législatives qui se sont déroulées le 15 octobre dernier en Autriche peuvent avoir des conséquences importantes sur le système de relations professionnelles et plus particulièrement sur le rôle qu'y joue la Chambre du Travail (Arbeiterkammer, AK) auprès des travailleurs et ds syndicats. Alors qu'en France, la représentation des salariés au sein des entreprises va profondément changer avec la mise en place d'une instance unique, le Comité Economique et Social, instauré par les Ordonnances Travail, la grande simplicité et efficacité du modèle autrichien sont frappantes.Metis a interviewé Rudi Kaske, le président de l'Arbeiterkammer, pour mieux comprendre son rôle spécifique dans le système autrichien, ainsi que les évolutions possibles.

Jobs Act italien, a-t-on crié victoire trop tôt ?

A la suite d'une manœuvre politique réussie, Matteo Renzi, alors secrétaire du parti démocrate, est choisi en février 2014, par le président de la République Giorgio Napolitano pour succéder à Enrico Letta au poste de Président du conseil des ministres, et devient ainsi le plus jeune « Premier ministre » de l'histoire du pays. Un an plus tard, en mars 2015, la « vague réformiste » déferle sur l'Italie avec, entre autres remous, le Jobs Act. C'est sur cette libéralisation du marché du travail italien que nous revenons aujourd'hui.