Le travail de demain2019-05-03T11:48:53+02:00

LE TRAVAIL DE DEMAIN

Algorithmes. La bombe à retardement de Cathy O’Neil

Publié en 2016 sous le titre Weapons Of Math Destruction, l'ouvrage de Cathy O'Neil a eu un énorme retentissement. Mathématicienne avertie, après avoir travaillé dans les hedge funds au moment de la crise financière de 2008 et en être revenue, l'auteur a participé activement au mouvement Occupy Wall Street. […]

2019-2049

2049 : trente ans nous en séparent. C'est beaucoup, et c'est peu à l'échelle du monde. Pourquoi cette date ? C'est celle fixée par le Président chinois pour un rendez-vous historique, déterminant, bien qu'un peu indéfini. La Chine sera devenue la première puissance mondiale bien avant. Ce sera pour le centième anniversaire de la Révolution chinoise, l'achèvement du programme « One belt, one road ». Les Européens ont retenu l'expression romantique et datée « Les nouvelles routes de la soie », mais en fait il s'agit de bien plus que de construire des voies ferrées, des tunnels et des ponts.

Robot-taxis vers la ville de demain

Le 19 mars dernier, une piétonne est décédée, renversée par une voiture autonome Uber en Arizona. C'est une première. L'entreprise a stoppé net son programme dans le pays et au Canada. C'est pourtant son cheval de bataille, notamment depuis sa fusion avec Otto, entreprise spécialisée dans le camion autonome. Que nous dessinent Uber et ses compères au travers des robot-taxis ? Patrick Pelata, l'ancien numéro 2 de Renault, a tenu une conférence au sujet des voitures autonomes le 15 mars à Sciences Po dans le cadre de l'IHEDAT (Institut des Hautes Etudes d'aménagement du territoire). Metis y a assisté.

Le travail d’innovation

Après L'Auto qui n'existait pas (1993), puis L'Épopée Logan, le dernier livre de Christophe Midler, Bernard Jullien et Yannick Lung « raconte » l'aventure indienne de Kwid, un petit SUV tout à fait séduisant qui ne coûte pas plus de 3000-4000 euros.

Le travail à l’ère de l’intelligence artificielle

Le mathématicien Cédric Villani, désormais député de la République en marche, n'est pas avare de rapports. Après le tout récent rapport sur l'enseignent des maths, le voilà sur le point d'en sortir un autre sur l'intelligence artificielle. Si le sujet filtre bon son côté French Tech et « nouveau monde », il n'en est pas moins un vrai sujet où peuvent se mélanger les rêves et les fantasmes les plus débridés avec les craintes les plus angoissantes. Un monde de robots ou à tout le moins d'humanoïdes associés ! Le futur rapport devrait nous éclairer sur ce qui est en train de se passer en général, mais aussi et comme on s'en doute sur le choc de l'IA avec le travail et l'emploi.

En quoi le capitalisme des plateformes numériques est-il singulier ?

« Il est très possible que Uber ne soit plus là dans cinq ans ». Du moins, dans son fonctionnement actuel. Sauf à réduire le montant de sa commission et à augmenter le prix des courses, son business model n'est pas viable. Une entreprise, fût-elle une plateforme numérique, ne peut pas travailler en permanence à perte sans que les autorités de concurrence s'émeuvent des distorsions de concurrence que cela génère ni que les investisseurs s'inquiètent pour l'avenir de leurs capitaux. Uber ou pas, les plateformes numériques continueront d'exister. Il importe donc, au-delà du cas d'Uber qui polarise le débat en France, au-delà aussi de diverses affirmations - basculement d'une économie de la production vers une économie de la demande ou d'une économie de la propriété vers une économie du partage - et des débats sur le statut des travailleurs des plateformes, de comprendre ce qu'il y a de singulier dans l'économie des plateformes numériques. Nouvelle forme de capitalisme ou version extrême d'un « néolibéralisme mondialisé » ?