EDITO

Fanny Barbier et Martin Richer
Metis ouvre un espace de discussion sur les réseaux sociaux et vous invite à y participer
En dix-huit ans, Metis a construit un espace dédié à la réflexion sur le travail et à l’analyse des mondes du travail, qui s’est consolidé grâce à votre fidélité. Afin d’accompagner au mieux les évolutions des usages et de renforcer la dynamique collective, le dispositif de diffusion de ces contenus va désormais évoluer.
La e-newsletter ne sera plus adressée par courrier électronique.
Un groupe de discussion dédié est créé sur LinkedIn afin de devenir le principal espace d’échanges et de débat autour de nos sujets.
Vous êtes chaleureusement invité(e) à rejoindre ce groupe de discussion afin de poursuivre et d’approfondir les échanges engagés depuis de nombreuses années.
Derniers articles
Quand l’intelligence du travail l’emporte sur l’intelligence artificielle
Selon le MIT (Massachusetts Institute of Technology), plus de 80 % des entreprises ont expérimenté des outils d’intelligence artificielle générative comme ChatGPT, mais moins de 5 % des projets produisent un vrai retour sur investissement. Ce paradoxe a un nom : le GenAI Divide, c’est-à-dire le gouffre béant entre l’usage et la transformation. À mon sens, l’explication de ce gouffre tient pour une bonne part dans l’illusion selon laquelle gagner en compétitivité suppose d’optimiser par les process et par le travail prescrit. La solution alternative existe pourtant : elle consiste à valoriser le travail humain, l’intelligence du travail.
On falling de Laura Carreira avec Joana Santos
Aurora esquisse un sourire : « au moins, ce matin, il ne pleut pas ». La routine peut commencer. Pousser un chariot, scanner un article, le poser, scanner le code-barres du chariot pour enregistrer l’opération. Un bip minuscule, répété, obsédant, indique chaque fois que l’espèce de pistolet utilisé a bien lu le code-barres. Et puis recommencer. Les allées et les heures semblent interminables, « longues comme un jour sans pain » ai-je envie d’écrire, me souvenant de l’expression populaire.
Jean-Marie Luttringer, un homme d’action et de recherche
Pendant de nombreuses années, Jean-Marie Luttringer – qui vient tout juste de nous quitter – a écrit des Chroniques, la dernière porte le numéro publiées par l’AEF. Il avait une grande complicité amicale avec l’équipe de Metis et nous étions en quelque sorte invités à « piocher » pour les reprendre en fonction des dossiers thématiques que nous composions, ou de quelques-unes de nos obsessions. Ainsi celle de la continuité qu’il faudrait installer ou plutôt construire au niveau national et local entre formation initiale, professionnelle ou même générale, et formation tout au long de la vie. (cf ci-après « Comment conjuguer apprendre et travailler »)
Autres dossiers
Cinéma
Madame Haufmann de Sébastien Lifshitz
Pendant le temps de l’épidémie de Covid, nous avons célébré les « métiers essentiels ». Infirmière en faisait partie. Nous les avons applaudies, mais nous risquons d’oublier que leur engagement est permanent et qu’il n’a pas cessé avec la pandémie. Le documentariste Sébastien Lifshitz a réalisé Madame Hofmann avec Sylvie Hofmann, cadre infirmière depuis 40 ans à l’hôpital nord de Marseille. Le film est sorti en salle ce printemps. Yves Baunay, syndicaliste, membre de l’Institut de recherche de la FSU, l’a vu. Il l’analyse pour Metis.
Un p’tit truc en plus et Fainéant.es
La promotion de la diversité est un objectif constant dans la plupart des entreprises et organisations. À la volonté de lutter contre l’injustice que constituent les discriminations s’ajoute le souci de favoriser la créativité grâce à des idées venues d’autres univers et au fait de penser latéralement, outside the box. L’objectif et la méthode restent néanmoins fixés par le « groupe majoritaire » — je n’ose pas écrire dominant — volontaire pour inclure les différences dans un ensemble plus vaste et unique. Deux films à l’affiche adoptent un autre point de vue. Celui justement de ces personnes « différentes » et minoritaires.
Pas de Vagues de Teddy Lussi-Modeste
Julien existe. Il est ce professeur de français nommé en début de carrière dans un collège de banlieue parisienne. Il a une haute idée de son métier. Il se voit comme « le prof dont on se souvient parce qu’il a été celui qui a changé ma vie ». Il aimerait mieux connaître ses élèves, cherche la complicité, les sollicite, récompense les meilleurs. Jusqu’au moment où il évoque la nouvelle coiffure de Leslie pour expliquer ce qu’est un compliment. Le tout afin de débattre du poème le plus célèbre de Pierre de Ronsard et du sens du mot séduction. Leslie, élève renfermée, mal dans sa peau, ne réagit pas dans le brouhaha que la remarque suscite. À froid, elle rédige une lettre adressée au Conseiller Principal d’éducation (CPE) dénonçant une tentative de séduction de la part de Julien.
Bibliothèque
Consentement, organisation et société
Le livre collectif Consentement, organisation et société, publié sous la direction de Jean-Michel Saussois aux Presses de l’Université Laval (PUL), explore l’ensemble des dimensions de la notion de consentement au coeur de débats difficiles et particulièrement d’actualité. Au travail, dans l’intimité, dans la relation entre un patient et son médecin, en tant que citoyen et contribuable, dans la liste interminable des CGU de nos applications favorites, lors de choix de carrière ou pour modifier sa consommation, que signifie consentir ? Est-il possible de le faire de façon « libre et éclairée », quelle place pour la dimension contractuelle de nos relations, pour la « fabrique du consentement » dans la société, que faire de la « servitude volontaire » ? Les questions sont nombreuses.
Une bibliothèque vivante contre la stigmatisation
Dans les articles que nous avons publiés sur les enjeux de la santé mentale au travail, la question des discriminations et de la stigmatisation qui isolent et excluent les personnes vivant avec des troubles psychiques plus ou moins sévères, a été systématiquement posée.
La vérité sur les troubles psychiques au travail
Claire Le Roy-Hatala a publié à l’automne dernier « La vérité sur les troubles psychiques au travail ». En variant les postes et fonctions, elle explore depuis une vingtaine d’années les différentes facettes de cette question plus que jamais dans l’actualité. Elle intervient aujourd’hui auprès des personnes et des organisations confrontées aux conséquences de troubles psychiques plus ou moins sévères. Jean-Marie Bergère l’a rencontrée dans son bureau dans l’est parisien. Au fond d’une minuscule cour, il est protégé des bruits de la ville. Le cadre idéal pour une conversation à bâtons rompus et néanmoins approfondie.
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