EDITO

Fanny Barbier et Martin Richer
Metis ouvre un espace de discussion sur les réseaux sociaux et vous invite à y participer
En dix-huit ans, Metis a construit un espace dédié à la réflexion sur le travail et à l’analyse des mondes du travail, qui s’est consolidé grâce à votre fidélité. Afin d’accompagner au mieux les évolutions des usages et de renforcer la dynamique collective, le dispositif de diffusion de ces contenus va désormais évoluer.
La e-newsletter ne sera plus adressée par courrier électronique.
Un groupe de discussion dédié est créé sur LinkedIn afin de devenir le principal espace d’échanges et de débat autour de nos sujets.
Vous êtes chaleureusement invité(e) à rejoindre ce groupe de discussion afin de poursuivre et d’approfondir les échanges engagés depuis de nombreuses années.
Derniers articles
Radar Travail Environnement, rencontre avec Fabienne Tatot
En 2022, l’UGICT (Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens-CGT) a lancé son Radar Travail Environnement. Outil au service des salariés, acteurs des solutions à venir et du développement des commissions Environnement dans les Comités économiques et sociaux (CSE), la décision est prise de le déployer au niveau Confédéral de la CGT. Pour cela le travail de formation réalisé par la commission confédérale ETAP (Environnement et Transformation de l’Appareil Productif) est essentiel. Fabienne Tatot, secrétaire nationale de l’UGICT, membre du CESE, pilote ce Radar Travail Environnement. Michèle Tallard l’a rencontrée pour Metis.
Conjuguer progrès et sobriété
Nous vivons depuis bien longtemps dans une société du travail et de la croissance synonyme de progrès. Beaucoup remettent en cause son évidence. La crise sanitaire y contribue à sa manière. Au-delà des comportements individuels, la sobriété collective est-elle à l’ordre du jour ? À partir de ses lectures, Jean-Marie Bergère dessine des chemins.
Information « extra-financière » : reconquérir la souveraineté européenne
Depuis le début de l'année 2024, la directive européenne CSRD est en vigueur, imposant aux entreprises des normes de rapport extra-financier. Cette mesure vise à accroître la transparence des informations concernant leurs initiatives en matière de "durabilité". En juin 2021, Martin Richer en parlait dans cet article que nous republions. Comment mesurer la performance et les impacts d’une entreprise sur le réchauffement climatique, sur la protection de la biodiversité, sur le recyclage des matières premières ? Dans ces domaines complexes, les instruments portent le nom barbare de données extra-financières. Notre vaillant ministre des Finances s’est courageusement opposé à la vente d’une chaîne de supermarchés à des investisseurs canadiens. Si les légumineuses calibrées et les boîtes de petits pois sont des produits stratégiques, qu’en sera-t-il de l’information extra-financière ? Cette information que presque toutes les entreprises devront prochainement produire permet tout simplement d’évaluer leur performance, de guider les choix de gestion de leurs dirigeants et d’orienter les investissements.
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La France des Belhoumi – Travail et famille, ou le malheur d’être un garçon
Voilà un beau roman familial, et aussi un livre de sociologue, pour l'été : La France des Belhoumi, portraits de famille de Stéphane Beaud. Une double histoire : celle de la fratrie - huit enfants quand même ! certains nés en Algérie, les suivants en France - et de leurs parents, mais aussi celle du chemin fait par le sociologue avec cette famille pendant cinq ans. Avec une leçon : l'intégration se fait !
Etranges étrangers
Mai 2018. Deux livres-manifestes sortent, Noire N'est pas mon métier et Vaincre Nos peurs et tendre la main. Ils dénoncent la « peur au carré » qui se propage et pousse à exclure plutôt qu'à accueillir, à trier entre les humains pour mettre à distance ceux qui le seraient moins. Ces livres émanent d'univers très différents et s'alarment de situations dont certaines sont assurément plus dramatiques. Ils disent tous les deux notre incapacité, celle des sociétés occidentales, à être hospitaliers ou simplement fraternels envers ces « étranges étrangers », qu'ils viennent du bout du monde ou soient nés ici. Ils disent aussi « qu'une nouvelle société est en train de naître qui refuse d'être acculée à la peur », et que « nous n'avons que les chaînes de nos préjugés à perdre ».
Utopies réelles
L'affaire serait entendue. Foin des utopies comme de leur contraire d'ailleurs, les dystopies. Nous ne devons ni rêver ni craindre, travaillons à « réparer notre pays ». Soyons efficaces est notre mantra, le consumérisme notre quotidien et le présent notre horizon. Michel Houellebecq peut conclure à l'impossibilité d'une île : « Le bonheur n'était pas un horizon possible ».
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