«Le travail, expérience politique par excellence»

Parue le 16 mai dernier dans de nombreux quotidiens européens dont Le Monde, la tribune « Travail. Démocratiser. Démarchandiser. Dépolluer » avait reçu alors le soutien de plus de 3 000 chercheurs de plus de 650 universités sur les 5 continents. Parce qu’elle envisage le monde « d’après » en tenant résolument ensemble politique, économie et écologie, parce qu’elle pose le gouvernement d’entreprise comme un enjeu crucial, Metis a voulu en savoir plus auprès d’Isabelle Ferreras, l’une de ses trois initiatrices avec Julie Battilana (Harvard) et Dominique Méda (Dauphine).

Quand le dialogue experts – non-experts permet de faire de la politique : l’exemple de la Convention citoyenne pour le climat

Le rôle et la parole des experts sont soumis à bien des critiques et moqueries ! Le déroulement de la Convention des 150 Citoyens pour le climat montre à quel point ils sont indispensables à la démocratie, mais sous de nombreuses conditions. Gilles-Laurent Rayssac, président de Res publica, l’une des entreprises qui a assuré l’ingénierie et l’animation des travaux de la Convention, analyse ce dialogue particulier entre experts et non-experts.

Par |2020-09-22T17:08:31+02:0020 septembre 2020|

Saclay : La fabrique d’un super territoire

L’Université Paris-Saclay est cette année à la quatorzième place dans le fameux « classement de Shanghai ». Une très bonne nouvelle même s’il faut relativiser la valeur de cette hiérarchie particulière. Comment en est-on arrivé là ? Le livre de Pierre Veltz Saclay Génèse et défis d’un grand projet est unique : récit de plusieurs aventures mêlées, celle de la science et de la coopération entre universités et établissements de recherche, celle des grandes entreprises et des nombreuses start-ups qui poussent sur le plateau de Saclay. Celle aussi de la fabrication d’un tissu urbain avec et contre les élus locaux.

Par |2020-09-21T14:07:59+02:0018 septembre 2020|

Une vie mise à distance

« On a réalisé grâce à la crise que c’était possible, concevable, et que cela pouvait très vite faire partie de notre quotidien ». C’est la conclusion d’une interview de Serge Paugam dans le n°2 de « azerty », une publication de Google France. Cela ne l’empêche pas d’émettre des réserves « les ressources du numérique ne remplaceront jamais totalement les relations interpersonnelles ». Qu’en est-il ? Que voulons-nous ?

Le travail au temps du coronavirus : 4 lignes de front

La crise sanitaire nous fait entrer progressivement dans un nouveau paradigme, l’hyper-fragmentation du travail. Entendons-nous bien, la fragmentation du travail n’est pas un phénomène nouveau. Dans son ouvrage majeur Le Travail en miette, le sociologue Georges Friedman pointait déjà dans les années 1950, les effets délétères de l’atomisation des tâches jusqu’au geste unique, qui augmente la fatigue et les risques de troubles psychologiques. Mais ce qui a fait l’histoire de la société française, c’est l’intégration par le travail, qui a permis de construire un socle solide de protection sociale et de procurer des points de repères partagés entre ce que les observateurs d’hier appelaient les classes sociales et ceux d’aujourd’hui les catégories socio-professionnelles.

Par |2020-09-07T18:17:57+02:007 septembre 2020|Mots-clés : , , , , , |

L’Amérique des petits fermiers blancs…

Tous ceux qui aiment les grands romans américains savent que nombre d'entre eux, aujourd'hui encore, se déroulent dans des fermes. Qu'il s'agisse du roman de Philip Meyer, Le fils, des épisodes entrelacés dans des époques différentes de Dalva comme de La Route du retour de Jim Harrison. Sans parler de l'ironique critique de Philip Roth tout au long de Pastorale américaine... Lorsque les treize colonies de la côte ouest se sont détachées par une guerre d'Indépendance de « l'Empire britannique », leurs habitants étaient des fermiers et des commerçants

Un indicateur des risques d’exposition des emplois au Coronavirus

En Mai, le CEDEFOP a mis en place un indicateur des risques d'exposition des emplois au Coronavirus et un document de travail pour déterminer des mesures propres à les contrecarrer. Metis fait le point.

Par |2020-08-03T22:18:09+02:002 août 2020|Mots-clés : , , , , , , , |

Pourquoi et comment faire progresser le temps choisi au long de la vie ?

Ulrich Mückenberger est enseignant-chercheur à l’université de Brême au sein de l’unité « dynamiques globales de développement des politiques sociales ». Il s’entretient avec Michel Weill pour Metis.

Par |2020-07-06T10:12:03+02:005 juillet 2020|Mots-clés : , , , , |

« Statistiques ethniques » : pour le meilleur ou pour le pire ? 

La question des statistiques ethniques revient régulièrement dans le débat français, elle est encore d’actualité. Metis reprend un article de fond paru en août 2015 dans lequel Jean-Louis Dayan éclairait le débat entre le possible et le souhaitable, pour la connaissance et pour l’action. « Statistiques ethniques » : pour le meilleur ou pour le pire ?

Par |2020-06-29T20:06:29+02:0029 juin 2020|Mots-clés : , , , , , , , |

Refonder l’échelle de valorisation des emplois

Paul Santelmann, expert en ingénierie des compétences, participe dans cet article au débat sur la hiérarchie des qualifications professionnelles et des modalités de reconnaissance des compétences en interrogeant la notion même d’emplois « non qualifiés ». Au passage il conteste l’idée d’une polarisation des emplois entre hauts et bas niveaux de qualifications réduisant comme peau de chagrin les catégories intermédiaires.

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