Le professeur Armand Hatchuel, ingénieur civil des mines et docteur de l’Ecole des mines de Paris a développé depuis de nombreuses années, une série de recherches innovantes et référentes, sur la base d’un fil conducteur centré sur la question de l’action collective en tant qu’objet scientifique fondamental pour refonder les sciences de gestion contemporaines et dépasser les limites des sciences sociales.
La Validation des acquis de l’expérience (VAE) a été créée en France il y a plus de 20 ans. En capitalisant sur des années de pratiques de Bilans de compétences et de Validation des acquis professionnels (VAP) qui permettaient de reprendre des études, elle donne à l’expérience acquise un statut équivalent aux formations scolaires ou académiques pour obtenir un diplôme.
Yann-Firmin Herriou, co-fondateur du cabinet Perspectives et Rebonds, responsable du Développement chez Catalys Conseil, accompagne salariés et entreprises dans leurs projets de « prospective métiers », d’orientation et de mobilités professionnelles. En réponse aux questions de Jean-Marie Bergère, il fait le point sur la VAE aujourd’hui et sur les perspectives qu’elle offre.
Sonia Abelanski co-dirige le WFX, structure de formation dédiée à l’essaimage des pratiques orientées rétablissement. Elle est responsable de la promotion de la méthode IPS (Individual Placement and Support), modèle de soutien en emploi pour les personnes ayant connu des épisodes de troubles psychiques plus ou moins sévères. Céline Barrier est directrice du Groupement de coopération sociale et médico-sociale (GCSMS) de Dijon Métropole, groupement qui porte notamment le dispositif Un chez soi d’abord (UCSD) qui s’adresse à ces mêmes personnes sans domicile. Lors de notre entretien, je vais vite comprendre qu’il n’y a pas de concurrence entre la priorité au logement et celle à l’emploi, mais au contraire une étroite coopération pratique et intellectuelle.
Claire Le Roy-Hatala a publié à l’automne dernier « La vérité sur les troubles psychiques au travail ». En variant les postes et fonctions, elle explore depuis une vingtaine d’années les différentes facettes de cette question plus que jamais dans l’actualité. Elle intervient aujourd’hui auprès des personnes et des organisations confrontées aux conséquences de troubles psychiques plus ou moins sévères. Jean-Marie Bergère l’a rencontrée dans son bureau dans l’est parisien. Au fond d’une minuscule cour, il est protégé des bruits de la ville. Le cadre idéal pour une conversation à bâtons rompus et néanmoins approfondie.
Working First est le nom d’une association et un slogan. Contrairement à l’humeur politique du moment, il ne s’agit pas de transformer le travail en norme morale ou en contrepartie obligée à des droits sociaux. En France, l’association est née en 2017 à Marseille suite à une expérimentation de 3 ans à l’initiative de l’AP-HM (Assistance publique-Hôpitaux de Marseille) et du dispositif « Un chez soi d’abord » (association Habitat alternatif social - HAS) qui accompagne des personnes sans domicile dont beaucoup souffrent de troubles psychiques plus ou moins sévères. Elles sont sorties du marché du travail depuis plusieurs années. Comment aborder conjointement l’accès à un logement et le retour en emploi ? Jean-Marie Bergère a rencontré Frédéric Debroas, animateur de l’Association Working first.
Pour les uns, c’est la science des algorithmes, pour les autres une armada de machines capables d’apprendre et de décider, pour d’autres encore le triomphe de Big Brother, la victoire annoncée des robots ou la promesse d’une humanité « augmentée ». Pour y voir plus clair, Metis a interrogé Jean-Marc Labat, professeur des universités émérite en informatique, spécialiste de l’intelligence artificielle.
Les managers de proximité, dont le rôle a été mis à l’épreuve – et loué – pendant les confinements et l’après-Covid, restent des pièces maîtresses du bon fonctionnement de l’organisation du travail alors que les évolutions de la société rendent plus complexe l’engagement et la motivation des salariés.
Pascal Ughetto, professeur de sociologie à l’Université Gustave Eiffel, pointe les spécificités de la période actuelle et les méthodes à déployer pour construire les arrangements nécessaires.
Bousculer le monde de la formation professionnelle, le faire à Béthune dans les Hauts de France, en interagissant avec les collectivités et les entreprises du territoire, développer les compétences numériques de jeunes en reconversion en y intégrant soft skills et enjeux de la transition, c’est le programme de Laurie Mézard. Carine Chavarochette l’a rencontrée. Article.
Dans un article publié en janvier 2019 sous le titre « Erasmus Pro : faire son apprentissage dans différents pays », Metis rendait compte d’une conférence organisée par l’institut Jacques Delors, consacrée aux développements de l’apprentissage en France et en Europe, « L’apprentissage : un avenir pour toute l’Europe ». Il s’agissait de rappeler les mérites de l’apprentissage comme filière de réussite et moyen privilégié de favoriser l’emploi des jeunes, et en même temps de promouvoir un certain nombre d’initiatives et en particulier le lancement d’Erasmus Pro. Parmi les intervenants figurait l’ancien ministre et député européen Jean Arthuis qui avait joué un rôle moteur dans ces développements. Cinq années après, il était intéressant de savoir comment ces projets s’étaient concrétisés et d’interroger pour ce faire Jean Arthuis.
Christophe Teissier connaît bien les Comités d’entreprise européens (CEE). Depuis une vingtaine d’années, dans le cadre d’ASTREES et maintenant d’Ultra Laborans, il les rencontre, en forme les représentants et anime en France aux côtés d’IR SHARE, un club des CEE rassemblant managers, RH et délégués salariés de différents groupes et secteurs pour confronter leurs expériences et conceptions afin d’agir à l’échelle de ces entreprises transnationales et dans le cadre défini par l’Union européenne.
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