Portraits2018-12-01T08:05:29+01:00

Portraits

Hausse ou perte de pouvoir d’achat ?

Météo France nous a habitués à distinguer deux températures, celle mesurée par un thermomètre « placé à 1,5 m du sol dans un abri ajouré » et la température ressentie. Rien de neuf du côté des instruments, ils sont les mêmes depuis l’invention du thermomètre et du baromètre au 17e siècle, mais ils ne permettent pas à eux seuls de comprendre ce que nous ressentons en mettant le nez dehors. Qu’on la mesure en degrés Celsius ou en Fahrenheit, la température devient une information beaucoup plus utile lorsqu’elle est intégrée dans l’ensemble des conditions atmosphériques, le vent, la pluie, l’ensoleillement. Et encore, ça ne suffit pas. Météo France nous avertit qu’un autre facteur, subjectif cette fois, intervient : « la perception physiologique de la température varie d’un individu à l’autre ».

22 mai 2022|Catégories : Edito|0 commentaire

Les paroles de plainte au travail

Que faire des paroles de plainte ? Sont-elles le signe avéré d’une propension à honorer notre réputation de vivre dans un pays d’éternels râleurs, peuplé de salariés jamais contents et, qui feraient mieux d’aller « voir comment ça se passe ailleurs », ou au contraire, un signal qui doit nous alerter sur la souffrance de celui qui s’exprime et nous contraindre à lui répondre en urgence ? Sont-elles rituelles ou une incitation à agir ?

22 mai 2022|Catégories : Bibliothèque, Vie au travail|0 commentaire

Les femmes dans les métiers de l’informatique et du numérique : l’Inde fait mieux que l’Europe

Les comparaisons internationales réservent souvent des surprises : les jeunes femmes vont davantage vers les études et les métiers de l’informatique et du numérique en Albanie, en Serbie, au Maghreb ou en Inde que dans les « vieux » pays européens. Nicola Düll, après une étude sur de nombreux pays, établit le constat et cherche les explications.

Dossier « Les travailleurs du quotidien » : quelques lectures et films

Dans le Parlement des invisibles, Pierre Rosanvallon rappelle le rôle des grands romans du XIXe siècle : « Balzac, Hugo, Flaubert ou Zola, pour ne mentionner que les géants, ont mêlé l’exploration de l’intime et la saisie du collectif, dépassé l’opposition entre le registre de la fiction et celui de la pensée ». La collection Raconter la vie, maintenant arrêtée, avait l’ambition, non seulement de raconter les vies ordinaires, mais aussi, grâce à ça, d’ouvrir la voie « à la définition de nouvelles catégories d’analyse permettant de mieux saisir les problèmes et les potentialités de la société ».

Le vigile et la société de consommation – À propos du livre de Gauz : « Debout payé »

Paru en 2014, le livre de Gauz porte la mention « roman ». Comme de nombreux écrits et récits d’aujourd’hui, il raconte la vie, plus exactement la vie des agents de sécurité ou vigiles, ceux qui travaillent « debout » juste pour être payés. Et tout ce qui se passe à côté, comme une sorte de docu-fiction, car « debout payé » on observe le monde, les boutiques, la consommation et la ville.

Revaloriser les métiers de la continuité économique et sociale : au-delà de la crise sanitaire

En confiant fin 2020 à Christine Erhel (Cnam/CEET) et Sophie Moreau-Follenfant (RTE) la mission d’accompagner les partenaires sociaux dans la reconnaissance des métiers de la « deuxième ligne », Elisabeth Borne leur demandait d’en cerner les contours et les conditions d’emploi. Ce qui fut fait dans un premier rapport dont Christine Erhel a rendu compte voici un an pour Metis. Leur mission ne s’arrêtait pas là : elles devaient ensuite proposer aux branches concernées des « leviers de reconnaissance » pouvant aboutir rapidement à des solutions concrètes. Metis revient avec Christine Erhel sur ce second volet.

6 mai 2022|Catégories : Analyses, Les salariés de la 2e ligne|0 commentaire