Portraits2018-12-01T08:05:29+01:00

Portraits

Quand le dialogue experts – non-experts permet de faire de la politique : l’exemple de la Convention citoyenne pour le climat

Le rôle et la parole des experts sont soumis à bien des critiques et moqueries ! Le déroulement de la Convention des 150 Citoyens pour le climat montre à quel point ils sont indispensables à la démocratie, mais sous de nombreuses conditions. Gilles-Laurent Rayssac, président de Res publica, l’une des entreprises qui a assuré l’ingénierie et l’animation des travaux de la Convention, analyse ce dialogue particulier entre experts et non-experts.

20 septembre 2020|Catégories : Actualités, Travail et société|0 commentaire

Saclay : La fabrique d’un super territoire

L’Université Paris-Saclay est cette année à la quatorzième place dans le fameux « classement de Shanghai ». Une très bonne nouvelle même s’il faut relativiser la valeur de cette hiérarchie particulière. Comment en est-on arrivé là ? Le livre de Pierre Veltz Saclay Génèse et défis d’un grand projet est unique : récit de plusieurs aventures mêlées, celle de la science et de la coopération entre universités et établissements de recherche, celle des grandes entreprises et des nombreuses start-ups qui poussent sur le plateau de Saclay. Celle aussi de la fabrication d’un tissu urbain avec et contre les élus locaux.

18 septembre 2020|Catégories : Bibliothèque, territoires, Travail et société|0 commentaire

Sous le télétravail, les « bullshit jobs »

A l'instar de ces livres du Moyen-âge dont il fallait faire parallèlement une lecture exotérique et ésotérique pour en saisir toute la force, le nouveau livre de David Graeber, Bullshit Jobs, recèle un secret derrière cette dénonciation des « boulots à la con » : une vision du travail propre à l'individu contemporain. En lisant ce livre, Denis Maillard fait un point très actuel sur les exigences contradictoires du travail et de ceux qui travaillent.

Une vie mise à distance

« On a réalisé grâce à la crise que c’était possible, concevable, et que cela pouvait très vite faire partie de notre quotidien ». C’est la conclusion d’une interview de Serge Paugam dans le n°2 de « azerty », une publication de Google France. Cela ne l’empêche pas d’émettre des réserves « les ressources du numérique ne remplaceront jamais totalement les relations interpersonnelles ». Qu’en est-il ? Que voulons-nous ?

Le travail au temps du coronavirus : 4 lignes de front

La crise sanitaire nous fait entrer progressivement dans un nouveau paradigme, l’hyper-fragmentation du travail. Entendons-nous bien, la fragmentation du travail n’est pas un phénomène nouveau. Dans son ouvrage majeur Le Travail en miette, le sociologue Georges Friedman pointait déjà dans les années 1950, les effets délétères de l’atomisation des tâches jusqu’au geste unique, qui augmente la fatigue et les risques de troubles psychologiques. Mais ce qui a fait l’histoire de la société française, c’est l’intégration par le travail, qui a permis de construire un socle solide de protection sociale et de procurer des points de repères partagés entre ce que les observateurs d’hier appelaient les classes sociales et ceux d’aujourd’hui les catégories socio-professionnelles.

Rentrée : le travail masqué et démasqué

Porter le masque partout dans les entreprises et dans le travail quotidien (à quelques subtiles exceptions près). En ces jours de rentrée scolaire, on aura une pensée et une reconnaissance particulière pour les enseignants, à la fois si heureux de retrouver pour de vrai les élèves (pour les étudiants, on ne sait pas encore) et si inquiets quant au quotidien.