EDITO

Jean-Marie Bergère

Subsidiarité

Ce n’est pas le lieu d’ajouter un commentaire aux commentaires après ce que Alain Lipietz qualifie de « double catastrophe des élections européennes en France : le bond en avant de l’extrême droite (38,8 % dont 31,4 % pour le RN), l’effondrement d’Europe Écologie Les Verts (5,5 %) » (AOC du 13 juin). Ce n’est pas non plus le lieu de donner des « consignes de vote » pour ces élections législatives précipitées. Je me souviens néanmoins que Metis Europe a été créé il y a maintenant une quinzaine d’années pour contribuer aux échanges entre pays européens, persuadés que nous avions à apprendre les uns des autres et que ce qui nous rapprochait, et qui ne demandait qu’à grandir, était le plus important.

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Un p’tit truc en plus et Fainéant.es

Par |17 juin 2024|Cinéma|

La promotion de la diversité est un objectif constant dans la plupart des entreprises et organisations. À la volonté de lutter contre l’injustice que constituent les discriminations s’ajoute le souci de favoriser la créativité grâce à des idées venues d’autres univers et au fait de penser latéralement, outside the box. L’objectif et la méthode restent néanmoins fixés par le « groupe majoritaire » — je n’ose pas écrire dominant — volontaire pour inclure les différences dans un ensemble plus vaste et unique. Deux films à l’affiche adoptent un autre point de vue. Celui justement de ces personnes « différentes » et minoritaires.

L’entreprise à mission, colonne vertébrale d’un modèle européen de gouvernance

Par |17 juin 2024|Analyses, Management et entreprises|

J’ai assisté avec intérêt au Congrès européen des entreprises à mission, qui s’est tenu le 16 mai 2024 à la Maison de la Mutualité. Au cours de ce Congrès, la Communauté des sociétés à mission (CEM), qui fédère ces dernières en France, a réaffirmé son objectif de « proposer une directive sur une société à mission européenne » afin de généraliser au sein de l’Union européenne (UE), les « purpose-driven companies ». Quelles sont les chances d’y parvenir et quelle forme pourrait prendre ce cadre de gouvernance commun, qui permettrait un statut d’entreprise reconnu dans tous les pays membres ?

La relation de l’entrepreneur et de son conseil

Par |2 juin 2024|Portraits, Vie au travail|

Adrien Hugon est le cofondateur de Onepilot, entreprise d’outsourcing de demandes clients, créée en 2021. Il s’agit de sa seconde création d’entreprise. Il a 32 ans. Catherine Hoyez a créé son entreprise de conseil, coaching et formation, Pyramis, en 1994. Elle accompagne des équipes et des personnes dans des situations de transformation, réorganisation, fusion, etc. Elle a développé une expertise dans la mise en œuvre et l’animation de groupes de codéveloppement professionnel.

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Avril 2023

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Un p’tit truc en plus et Fainéant.es

17 juin 2024|

La promotion de la diversité est un objectif constant dans la plupart des entreprises et organisations. À la volonté de lutter contre l’injustice que constituent les discriminations s’ajoute le souci de favoriser la créativité grâce à des idées venues d’autres univers et au fait de penser latéralement, outside the box. L’objectif et la méthode restent néanmoins fixés par le « groupe majoritaire » — je n’ose pas écrire dominant — volontaire pour inclure les différences dans un ensemble plus vaste et unique. Deux films à l’affiche adoptent un autre point de vue. Celui justement de ces personnes « différentes » et minoritaires.

Pas de Vagues de Teddy Lussi-Modeste

17 avril 2024|

Julien existe. Il est ce professeur de français nommé en début de carrière dans un collège de banlieue parisienne. Il a une haute idée de son métier. Il se voit comme « le prof dont on se souvient parce qu’il a été celui qui a changé ma vie ». Il aimerait mieux connaître ses élèves, cherche la complicité, les sollicite, récompense les meilleurs. Jusqu’au moment où il évoque la nouvelle coiffure de Leslie pour expliquer ce qu’est un compliment. Le tout afin de débattre du poème le plus célèbre de Pierre de Ronsard et du sens du mot séduction. Leslie, élève renfermée, mal dans sa peau, ne réagit pas dans le brouhaha que la remarque suscite. À froid, elle rédige une lettre adressée au Conseiller Principal d’éducation (CPE) dénonçant une tentative de séduction de la part de Julien.

« Making of » de Cédric Kahn

5 février 2024|

Physiquement et nerveusement épuisé par un tournage continuellement au bord du désastre, Simon, réalisateur et scénariste expérimenté, déclare que c’est son dernier film. Maintenant, il va prendre soin de lui et de sa famille. Marquez, son producteur exécutif, expert en acrobaties financières et bluffs en tout genre, ne le croit pas : « Le cinéma est une drogue dure », lui rappelle-t-il. Il aurait pu ajouter qu’au cinéma, contrairement à la vie réelle, il y a toujours la possibilité d’imaginer une fin heureuse, une happy end, un fougueux baiser.

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De gré et de force — Comment l’État expulse les pauvres

24 mai 2024|

L’expulsion locative est un cauchemar pour ceux qui la subissent, car c’est la confrontation à l’expulsion de soi. Une récente loi du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l’occupation illicite vient d’être votée durcissant les procédures d’expulsion alors que, déjà, le nombre annuel de décisions d’expulsion avec le concours de la force publique croît sans cesse depuis 2015 pour atteindre le nombre de 21 500 en 2023. Pourquoi donc proposer une note de lecture sur ce sujet pour Metis Europe, revue dédiée au travail et à l’emploi ?

Le capital que je ne suis pas. Mettre l’économie et le numérique au service de l’avenir

2 mai 2024|

Les ouvrages sur l’impact de l’Intelligence artificielle (IA) et plus largement de l’omniprésence du numérique dans nos vies personnelles et professionnelles, sont nombreux, et c’est une bonne chose. J’ai eu l’opportunité en 2022 de contribuer à l’un d’eux : Pour un numérique au service du bien commun. Des plus technophiles aux plus techno-rétifs, rares sont ceux qui ne s’inquiètent pas des conséquences sur l’organisation du travail, l’éducation, les relations sociales, ou la formation psychique des très jeunes enfants, d’une utilisation sans limites et sans réflexion. Signes de cette inquiétude et de la difficulté à nommer les changements en cours, peu importe qu’ils anticipent l’apocalypse ou au contraire la résolution de tous nos malheurs privés et publics grâce à la technoscience, ils sont vite qualifiés d’historiques, de civilisationnels ou d’anthropologiques. Rien que ça.

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