FORMATION / ÉDUCATION
Apprendre par l’expérience 1. L’expérience partout ?
Depuis longtemps, sans m’en rendre vraiment compte, je me suis intéressé à l’expérience. Celle des autres à travers mes intérêts pour les sciences humaines (sociologie, psychologie, économie, vie politique), à travers mes activités de formation, d’animation, de conseil, d’accompagnement, à l’intersection des objectifs d’efficacité dans l‘action et d’écoute et de prise en compte de la diversité des logiques d’acteurs. Ces activités m’ont conduit à réfléchir sur le rôle que je joue, mes attitudes, mes comportements, ma posture. En fait, à travailler mon expérience pour être à la hauteur du travail avec les autres et leur propre expérience. Ce travail sur mon expérience m’a toujours paru logique, nécessaire et plus une opportunité qu’une contrainte.
Apprendre de l’expérience 2. Rencontre avec des esprits remarquables
Je vous invite dans mon musée personnel des grands auteurs qui ont apporté des idées, des concepts, des démarches et des outils utiles à propos de l’expérience et de l’apprentissage par l’expérience.
Apprendre par l’expérience 3. Lignes d’action et de réflexion
Nous avons passé en revue la présence de l’expérience dans de nombreux champs de la vie professionnelle et de la vie quotidienne. Nous avons visité le musée, ou la bibliothèque, des grands auteurs qui ont éclairé la question de l’expérience et de l’apprentissage.
Le panorama extrêmement inquiétant du système français d’éducation et de formation professionnelle
Plusieurs documents récents permettent d’établir un diagnostic lucide du système français d’éducation et de formation, et en particulier de ses spécificités par rapport à ses voisins européens. Il s’agit en particulier du rapport « Regards sur l'éducation 2025 » de l’OCDE, principalement consacré à l’enseignement supérieur, mais aussi aux résultats de l’enquête conduite en 2023 concernant l’évaluation des compétences des adultes dans le domaine de la littératie (PIAAC), du rapport de l’OCDE traitant des résultats de l’enquête de 2024 portant sur les enseignants (TALIS), et d’un rapport du CEDEFOP publié en 2025 portant sur les développements de la formation tout au long de la vie entre 2000 et 2020.
Une table-ronde chez Metis : Comment conjuguer apprendre et travailler ? Le cas des formations initiales en alternance
Si Metis s’intéresse régulièrement à la formation professionnelle, initiale comme continue, c’est en raison de son rôle décisif dans l’accès à l’emploi et les transitions professionnelles, mais aussi de la force de son ambition : conjuguer « apprendre » et « travailler ». À commencer par les formations « en alternance », dont la montée en puissance conduit à réinterroger les modalités pédagogiques et l’organisation clivée, entre apprentissage et voie scolaire. Profondément réformé par la loi de 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », l’apprentissage a vu ses effectifs doubler en trois ans, pour l’essentiel au profit des formations supérieures. Moins radicale, la réforme en cours du lycée professionnel ambitionne tout de même d’en faire une autre voie de réussite, voire d’excellence. Avec, dans les deux cas, priorité aux besoins du système productif.
L’apprentissage et son assurance qualité au cœur du numéro d’avril de la revue Droit Social consacré à la réforme de la formation professionnelle en 2018
La revue Droit Social vient de publier dans son numéro 4 d’avril 2025 un riche dossier consacré à la formation professionnelle. Coordonné par Pascal Caillaud et Jean-Marie Luttringer, il se propose de dresser un état du droit en matière de formation professionnelle et d’apprentissage six ans après l’adoption de la loi du 5 septembre 2018 relative à la « liberté de choisir son avenir professionnel ». Ce faisant, il présente un bilan des réformes, de ses succès et de ses échecs ainsi que des réflexions en cours pour améliorer le système.