Les articles de Pierre Marechal

Un parcours professionnel varié dans des centres d’études et de recherche (CREDOC, CEREQ), dans des administrations publiques et privées (Délégation à l’emploi et Chambre de commerce et d’industrie), DRH dans des groupes (BSN, LVMH, SEMA), et dans le conseil (BBC et Pima ECR), cela à partir d’une formation initiale d’ingénieur X66, d’économiste-statisticien ENSAE et d’une formation en gestion IFG. Une activité associative diverse : membre de l’associations des anciens auditeurs de l’INTEFP, ex- président d’une grosse association intermédiaire à Reims, actif pendant de nombreuses années à FONDACT (intéressé par l’actionnariat salarié), actuellement retraité engagé dans les questions de logement et de précarité d’une part comme administrateur d’Habitat et Humanisme IdF et comme animateur de l’Observatoire de la précarité et du mal-logement des Hauts-de-Seine. Toujours très intéressé par les questions d’emploi et du travail.

Travailler dans des domiciles

De nombreuses femmes - parce que ce sont surtout des femmes - exercent un emploi de services à la personne en se rendant au domicile de leurs clients : il s'agit des femmes de ménage, infirmières, auxiliaires de vie ou aides à domiciles. Le lieu de travail est alors structurant de leur activité. Parmi ces emplois, celui des aides à domicile pour personnes âgées présente des spécificités en combinant l'exercice d'un travail salarié dans plusieurs lieux de travail dispersés avec un lien de subordination ambiguë. Ces particularités sont présentées à partir de différents travaux de sociologues.

Et vous, vous travaillez où ?

La question peut s'entendre : dans quel lieu est-ce que vous travaillez ? On a un peu vite fait de penser qu'il y a longtemps tout le monde, ou presque, travaillait dans une usine, plus ou moins grande. Puis on s'est mis à penser que tout le monde travaillait dans des bureaux, petits ou grands, quelque part dans des tours très hautes dans les quartiers d'affaires. La réalité des lieux de travail est beaucoup plus diverse !

Travailler avec les appartements des autres : les agents immobiliers

Les agences immobilières ont fleuri avec la hausse du prix des logements, depuis les années 2000. Ceux qui cherchent à se loger scrutent une offre correspondant à leurs moyens, souvent en vain. Mais derrière la vitrine, qui sont ces agents immobiliers qui semblent profiter de l'aubaine ? Lise Bernard, sociologue chargée de recherche au CNRS, livre une étude passionnante, fruit d'une investigation menée sur plus de 10 années, concernant ces femmes et ces hommes acteurs du marché de l'immobilier.

L’entreprise, espace de démocratie ou de bon gouvernement ? (Partie 1)

La démocratie est-elle soluble dans le monde impitoyable de l'entreprise ? L'Institut Veblen s'est donné une mission ambitieuse : œuvrer pour la transition vers un mode de développement soutenable et une économie socialement juste. À ce titre, il s'intéresse depuis de nombreuses années à la question de la démocratie en entreprise. Dans son rapport 2018, intitulé « Démocratiser l'économie », il publie de larges extraits d'une interview de Martin Richer, que nous reproduisons ici.

Le quaternaire : nouvelle révolution pour l’emploi ?

Le sous-titre de cet essai, La Révolution quaternaire, est Créer quatre millions d'emplois, c'est possible !Michèle Debonneuil nous place d'emblée au cœur des gigantesques transformations de l'emploi en cours et à venir. Le mot révolution est à prendre au premier degré : nous sommes dans une période grosse d'une révolution à conduire face au tsunami des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, technologies d'information et sciences cognitives) qui « embarquent le monde dans une toute nouvelle aventure, économique en premier chef, mais aussi sociale, environnementale, sociétale, morale et politique ».

Quand innovation rime avec stock-options et participation

L'innovation semble une des voies pour relancer la croissance et pour se dépêtrer du carcan des dettes et des tentations protectionnistes. Les appels au renouvellement du tissu des entreprises se multiplient. Les start-ups qui reposent sur l'économie de la connaissance et la coopération inventive de « travailleurs du savoir » appellent une combinaison particulière du capital et du travail. Pierre Maréchal en avait analysé les ressorts pour Metis dans un article de 2012, repris ici.

Coup d’œil sur l’histoire : les balbutiements de l’actionnariat salarié au tournant du 20e siècle (partie 2)

La vie des entreprises est souvent traversée par les oppositions entre le capital et le travail, l'actionnaire et le salarié. Tout serait-il plus simple si les salariés étaient actionnaires. La question ne date pas d'aujourd'hui...Au 19e siècle, l'actionnariat salarié a été vu comme une solution pour répondre au rejet du capitalisme par les ouvriers. Au tournant du 20e siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale, cette question, loin d'être anecdotique, a fait l'objet de débats, de tentatives multiples en France, en Angleterre et aux États-Unis notamment. Voici la seconde partie d'un papier publié le 4 septembre dernier.

Critique des banques… par un banquier

Errare humanum est, perseverare diabolicum. La pensée dogmatique conduit à des situations de crise, l'ignorer est pire encore. Lord Adair Turner est un des grands prêtres de la finance anglaise et mondiale. Il a publié Reprendre Le contrôle de la dette - Pour une réforme radicale du système financier.« Je croyais comprendre les risques du système financier, mais, sur certains points, je me trompais ». La crise de 2008 et ses suites ont été son chemin de Damas.Il a publié en 2015 ce livre sous le titre Between debt and the devil : Money, Credit and Fixing Global Finance après deux ans de recherches menées dans la cadre de l'Institute for New Economic Thinking. Il a pu approfondir son analyse et apporter des éléments puissants pour combattre les idées mainstrean car dit-il « les idées comptent. Elles influencent considérablement les postulats sur lesquels les décideurs s'appuient pour faire des choix concrets de politique économique ».

Coup d’œil sur l’histoire : les balbutiements de l’actionnariat salarié au tournant du 20e siècle (partie 1)

La vie des entreprises est souvent traversée par les oppositions entre le capital et le travail, l'actionnaire et le salarié. Tout serait-il plus simple si les salariés étaient actionnaires. La question ne date pas d'aujourd'hui...Au 19e siècle, l'actionnariat salarié a été vu comme une solution pour répondre au rejet du capitalisme par les ouvriers. Au tournant du 20e siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale, cette question, loin d'être anecdotique, a fait l'objet de débats, de tentatives multiples en France, en Angleterre et aux États-Unis notamment.Deux grands courants, l'un issu d'une frange marginale du patronat, l'autre porté par des ouvriers de métier ont développé cette thématique. Le premier vise à transformer les salariés en actionnaires, le second à remplacer la notion d'action par celle de coopération. Nous en avons un aperçu détaillé dans une thèse de Jean Granier parue en 1910 chez Sirey, « Les actions de travail ». Dans ce premier article, Pierre Maréchal présente deux exemples d'actionnariat salarié et en tire des leçons.

Des footballeurs au travail

Les footballeurs jouent. C'est leur passion. Ils jouent quand ils sont amateurs, ils jouent quand ils sont professionnels. Ces derniers peuvent gagner beaucoup d'argent ou peu ; ils sont salariés. Mais travaillent-ils ? Pour répondre à cette question, Frédéric Rasera, sociologue et enseignant à l'université de Lyon2, s'est plongé pendant près de quatre ans dans la vie d'un club professionnel et nous livre une étude ethnographique sur le travail des footballeurs professionnels. Un drôle de marché du travail et de bien curieuses « conditions de travail » !

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