EDITO

Jean-Marie Bergère

Faut que ça change

Nous ne sommes pas d’accord sur grand-chose, mais unanimes pour « que ça change ». Robert Charlebois chantait : Faut que ça change Quand on change change change Tout s’arrange. Quelques années auparavant, en 1956, Boris Vian dans sa très actuelle Complainte du progrès, se montrait moins volontariste : Maintenant, c’est plus pareil
Ça change, ça change.

Lire la suite

Derniers articles

Le capital que je ne suis pas. Mettre l’économie et le numérique au service de l’avenir

Par |2 mai 2024|Bibliothèque|

Les ouvrages sur l’impact de l’Intelligence artificielle (IA) et plus largement de l’omniprésence du numérique dans nos vies personnelles et professionnelles, sont nombreux, et c’est une bonne chose. J’ai eu l’opportunité en 2022 de contribuer à l’un d’eux : Pour un numérique au service du bien commun. Des plus technophiles aux plus techno-rétifs, rares sont ceux qui ne s’inquiètent pas des conséquences sur l’organisation du travail, l’éducation, les relations sociales, ou la formation psychique des très jeunes enfants, d’une utilisation sans limites et sans réflexion. Signes de cette inquiétude et de la difficulté à nommer les changements en cours, peu importe qu’ils anticipent l’apocalypse ou au contraire la résolution de tous nos malheurs privés et publics grâce à la technoscience, ils sont vite qualifiés d’historiques, de civilisationnels ou d’anthropologiques. Rien que ça.

Dossier « Verdir le dialogue social » : à la recherche d’un chemin dans un labyrinthe de contradictions.

Par |22 avril 2024|Verdir le dialogue social|

Metis a souhaité proposer un dossier très complet sur ces problématiques complexes parfois dénommées « Travail et écologie », « Dialogue social et environnement ». La loi « Climat et résilience » prévoit que les instances représentatives du personnel (principalement le CSE) doivent faire valoir un avis sur les conséquences environnementales d’un projet de leur entreprise : bien peu le font.

« Le chemin vers la sobriété de masse reste à inventer »

Par |22 avril 2024|Bibliothèque, Nouvelles géographies du travail, Travail et société, Verdir le dialogue social|

Il faut nous confronter à l’urgence écologique. Dénoncer les fausses évidences, éviter la consensuelle bien-pensance pour chercher une nouvelle boussole et tracer des chemins pluriels. A propos du livre de Pierre Veltz L’Économie désirable. Sortir du thermofossile.

Charger plus d'articles

Autres dossiers

Consommer / Travailler

Avril 2023

Le care : Un travail, des métiers, une philosophie

Juin 2022

Tous les dossiers

Cinéma

Les films de la rentrée : Sages-femmes de Léa Fehner, et les autres

11 septembre 2023|

« Je n’ai pas signé pour ça ». Parmi toutes les sages-femmes qui exercent dans cet hôpital, Bénédicte est la plus expérimentée, celle qui accueille les nouvelles, celle qui semble la plus solide. Elle annonce sa démission. « Les horaires, je veux bien. Pas le temps de bouffer, de pisser, d’accord. Rater la petite enfance de mon fils pour un salaire de merde, ça me fait mal, mais OK, je peux le faire. Mais traiter mal les gens, ça, je ne peux pas ».

Les algues vertes

17 juillet 2023|

En 2015, une jeune journaliste, Inès Léraud, part en Bretagne enquêter sur les maladies professionnelles d’agriculteurs et d’ouvriers agricoles. Des pesticides seraient en cause. Très vite une autre actualité la rattrape. Malgré les alertes multiples et les PLAV, Plans de lutte contre les algues vertes qui se succèdent depuis 2010, ces algues prolifèrent dans plusieurs baies peu profondes proches de Saint-Brieuc. Elles représentent un risque mortel pour les animaux et les hommes.

L’établi

23 avril 2023|

C’était il y a un peu plus de cinquante ans. En France, les accords de Grenelle puis les élections législatives de juin ont refroidi « l’explosion utopique  » du mois de mai 1968. Décidés à « continuer le combat » en y associant plus étroitement la classe ouvrière, des militants parmi les plus politisés se font embaucher en usine. Robert Linhart, normalien, agrégé de philosophie, est l’un d’eux. Il « s’établit », selon l’expression de l’époque et conformément à un appel de Mao Tsé-toung pour que les intellectuels, qui sont « appelés à servir les masses ouvrières et paysannes » aillent, pour les comprendre, vivre la vie de ces dernières — « par exemple deux ou trois ans voire plus ». Le film de Mathias Gokalp, L’établi, raconte son aventure de quelques mois dans l’usine Citroën de la Porte de Choisy à Paris.

Charger plus d'articles

Bibliothèque

Daniel Cohen, Une brève histoire de l’économie

18 mars 2024|

Pédagogue est la qualité que chacun attribuait spontanément à Daniel Cohen. Son livre Une brève histoire de l’économie, fait de cette qualité un art. La vaste fresque présentée au fil de neuf courts chapitres donne des clés pour appréhender les enjeux de chaque étape d’une histoire des sociétés qui ne réduit pas à l’histoire des activités économiques, productions agricoles, industrielles et échanges commerciaux. Les politiques publiques, les technologies, le climat, la démographie, les désirs, les rivalités, la recherche du bonheur, l’idée qu’on s’en fait, tout semble trouver sa place dans une vision dynamique et panoramique des évolutions, ruptures, paradoxes, rêves, qui caractérisent les sociétés humaines et les relations entre elles.

Vers de nouvelles articulations entre Syndicalisme et action politique ?

11 décembre 2023|

La forte mobilisation en 2023 contre la réforme des retraites a été marquée autant par l’action de l’intersyndicale et les manifestations importantes dans de nombreuses villes que par son incapacité à faire échec à la réforme. Le livre Le syndicalisme est politique ; questions stratégiques pour un renouveau syndical, coordonné par Karel Yon s’interroge sur ce que cela signifie pour le mouvement syndical, mis ainsi dans l’obligation de réexaminer son rapport au politique.

Voisins de passage. Une microhistoire des migrations

26 novembre 2023|

Dans Voisins de passage. Une microhistoire des migrations, Fabrice Langrognet, choisit « d’observer le passé à une échelle très serrée ». Il décrit de façon détaillée la vie de celles et ceux qui habitent entre 1882 et 1932 dans les immeubles mitoyens des numéros 96 à 102, rue de Paris à Saint-Denis. Plus de 500 personnes d’origine provinciale, étrangère ou coloniale, y louent, pour des durées très variables, de minuscules appartements. Les usines alentour embauchent.

Charger plus d'articles

NOS THEMATIQUES

NOS RUBRIQUES

Editos
Analyses
Interviews
Reportages
Chroniques
Cinéma
Bibliothèque
Portraits/Parcours
Points de vue
Actus