EDITO

Fanny Barbier et Martin Richer
Metis ouvre un espace de discussion sur les réseaux sociaux et vous invite à y participer
En dix-huit ans, Metis a construit un espace dédié à la réflexion sur le travail et à l’analyse des mondes du travail, qui s’est consolidé grâce à votre fidélité. Afin d’accompagner au mieux les évolutions des usages et de renforcer la dynamique collective, le dispositif de diffusion de ces contenus va désormais évoluer.
La e-newsletter ne sera plus adressée par courrier électronique.
Un groupe de discussion dédié est créé sur LinkedIn afin de devenir le principal espace d’échanges et de débat autour de nos sujets.
Vous êtes chaleureusement invité(e) à rejoindre ce groupe de discussion afin de poursuivre et d’approfondir les échanges engagés depuis de nombreuses années.
Derniers articles
Apprendre par l’expérience 3. Lignes d’action et de réflexion
Nous avons passé en revue la présence de l’expérience dans de nombreux champs de la vie professionnelle et de la vie quotidienne. Nous avons visité le musée, ou la bibliothèque, des grands auteurs qui ont éclairé la question de l’expérience et de l’apprentissage.
Le panorama extrêmement inquiétant du système français d’éducation et de formation professionnelle
Plusieurs documents récents permettent d’établir un diagnostic lucide du système français d’éducation et de formation, et en particulier de ses spécificités par rapport à ses voisins européens. Il s’agit en particulier du rapport « Regards sur l'éducation 2025 » de l’OCDE, principalement consacré à l’enseignement supérieur, mais aussi aux résultats de l’enquête conduite en 2023 concernant l’évaluation des compétences des adultes dans le domaine de la littératie (PIAAC), du rapport de l’OCDE traitant des résultats de l’enquête de 2024 portant sur les enseignants (TALIS), et d’un rapport du CEDEFOP publié en 2025 portant sur les développements de la formation tout au long de la vie entre 2000 et 2020.
Du pain et des jeux. Une économie politique des usages du temps. Un essai de Pierre-Noël Giraud
Comment les forces économiques et sociales déterminent les usages du temps et, in fine, le bien-être des sociétés ? Tel est le propos ambitieux et original proposé par Pierre-Noël Giraud (PNG) dans son essai sur une économie politique des usages du temps.
Autres dossiers
Cinéma
Rosetta ou la privation d’emploi
Il y a 25 ans, le Festival de Cannes attribuait sa Palme d’Or à Rosetta, le film de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Emilie Dequenne, pour la première fois à l’écran, était récompensée par le prestigieux Prix d’interprétation féminine. Sa présence à l’écran, la façon dont elle est filmée, caméra à l’épaule, très proche, aussi mobile que Rosetta sans cesse en mouvement, comptent certainement beaucoup dans cette décision du jury présidé par David Cronenberg. Comme spectateur, nous n’avons pas d’échappatoire. Nous partageons le combat de cette jeune femme pour travailler, avoir un emploi, « un vrai, avec un contrat » et « ne pas tomber dans le trou » comme sa mère et tant d’autres autour d’elle. Emilie Dequenne est décédée à 43 ans, atteinte d’un cancer. Une raison supplémentaire de revoir le film.
L’histoire de Souleymane
Que sait-on de la vie des réfugiés, migrants, demandeurs d’asile, menacés d’une obligation de quitter le territoire français ? Le visage de celui que l’on croise sur son vélo, sans vraiment le voir, quelques chiffres contradictoires suffisants pour nourrir en continu des discours idéologiques virulents, le récit d’un fait divers, tragique le plus souvent, la rengaine de la loi à venir qui promet de « régler » le problème et les protestations à peine audibles de ceux qui les côtoient, les soignent, les hébergent. Ceux qui les emploient se font, eux, discrets.
Les graines du figuier sauvage de Mohammad Rasoulof
Les graines du figuier sauvage, de Mohammad Rasoulof, a été tourné clandestinement en Iran pendant les manifestations qui ont suivi la mort de Masha Amini. Après le tournage, le cinéaste s’est enfui d’Iran, ainsi que les actrices. Le film nous parle de l’Iran, de cette révolte contre le régime et sa sanguinaire police des mœurs. Il relaie le cri lancé pour être entendu dans le monde entier « Femmes, Vie, Liberté ». Il nous parle aussi du travail.
Bibliothèque
Utopie et critique
Michel Lallement enquête depuis plusieurs années sur l’activité et les rêves de ceux qui choisissent de « vivre et travailler dans des communautés utopiques ». J’avais rendu compte en 2015 de son immersion pendant une année dans les hackerspaces californiens, « ces zones d’autonomie où se bricole une autre manière d’innover, de produire, de collaborer, de décider, de façonner son identité et son destin ». Dans Utopie et critique, il poursuit son travail par une réflexion érudite sur la fonction que ces « rêves éveillés », ces « poésies de l’avenir », ont occupée, afin de répondre à la question posée en ouverture du livre « D’utopies, en un mot, avons-nous vraiment besoin ? »
Ecrire pour résister
Entre 1998 et 2023, des salarié·es de France Télécom (devenu Orange en 2013) ont pris la plume pour résister et alerter face à la violence managériale. Pour Metis, Guillaume Lecoeur chercheur associé au Cnam (Laboratoire Histoire des techno-sciences en société. HT2S. EA 3716) analyse ces textes, longtemps ignorés, comme une archive politique et sociale du travail.
Derrière l’écran, le travail. Visite guidée d’un monde professionnel
Ces invisibles qui font le cinéma, de Samuel Zarka. C’est bien connu, Metis aime le cinéma. Au point que, fort du dévouement de Jean-Marie Bergère, le plus cinéphile de ses rédacteurs, il vous offre chaque quinzaine ou presque la critique d’un film que vous n’auriez peut-être pas eu l’idée d’aller voir ou revoir sans lui. Une rubrique cinéma dans une revue traitant avec sérieux de sujets austères comme le travail et l’emploi, on pourrait voir ça comme une petite fenêtre entrouverte sur le divertissement, histoire de faire passer la pilule. Mais voici qu’un livre tout récemment paru prétend tenir les deux bouts en proposant, selon les mots de son auteur, Sociologue à Sorbonne Paris Nord et au Cnam-CEET, une « histoire du cinéma français par le bas ». Ou encore, en termes académiquement plus conformes, une « sociohistoire du travail cinématographique et audiovisuel en France ».
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