EDITO

Fanny Barbier et Martin Richer
Metis ouvre un espace de discussion sur les réseaux sociaux et vous invite à y participer
En dix-huit ans, Metis a construit un espace dédié à la réflexion sur le travail et à l’analyse des mondes du travail, qui s’est consolidé grâce à votre fidélité. Afin d’accompagner au mieux les évolutions des usages et de renforcer la dynamique collective, le dispositif de diffusion de ces contenus va désormais évoluer.
La e-newsletter ne sera plus adressée par courrier électronique.
Un groupe de discussion dédié est créé sur LinkedIn afin de devenir le principal espace d’échanges et de débat autour de nos sujets.
Vous êtes chaleureusement invité(e) à rejoindre ce groupe de discussion afin de poursuivre et d’approfondir les échanges engagés depuis de nombreuses années.
Derniers articles
Ecrire pour résister
Entre 1998 et 2023, des salarié·es de France Télécom (devenu Orange en 2013) ont pris la plume pour résister et alerter face à la violence managériale. Pour Metis, Guillaume Lecoeur chercheur associé au Cnam (Laboratoire Histoire des techno-sciences en société. HT2S. EA 3716) analyse ces textes, longtemps ignorés, comme une archive politique et sociale du travail.
Pour une refondation des sciences de gestion et de l’entreprise. Rencontre avec Armand Hatchuel
Le professeur Armand Hatchuel, ingénieur civil des mines et docteur de l’Ecole des mines de Paris a développé depuis de nombreuses années, une série de recherches innovantes et référentes, sur la base d’un fil conducteur centré sur la question de l’action collective en tant qu’objet scientifique fondamental pour refonder les sciences de gestion contemporaines et dépasser les limites des sciences sociales.
La chute de Bayrou : ce qu’il en coûte d’ignorer le travail
Il est trop facile de ne voir dans la chute du gouvernement Bayrou que l’échec du pari, plein de panache, mais aussi d’inconséquence, tenté par le Premier ministre en situation d’absence de majorité. Cette chute est aussi l’aboutissement inévitable d’un projet qui n’a trouvé aucun soutien dans le monde du travail (à l’exception de celui, très remarqué, du patronat) et qui a ostensiblement ignoré les attentes liées au travail. Voici les quatre impasses dans lesquelles François Bayrou et son gouvernement se sont égarés.
Autres dossiers
Cinéma
La syndicaliste
Nous sommes en 2011. La conjoncture est favorable à la filière nucléaire. Les projets de constructions de réacteurs de troisième génération de type EPR se multiplient. Les grandes manœuvres commencent. Comme il est d’usage en France, elles mêlent dirigeants des groupes industriels et pouvoir politique. Henri Proglio a été nommé à la tête d’EDF en 2009. Il affirme vouloir coordonner l’ensemble de la filière. Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’AREVA, défend l’indépendance de l’entreprise qu’elle a bâtie en une décennie à partir de la Cogema et de Framatome. Elle est jugée gênante. Son mandat n’est pas renouvelé.
La Suède et ses exclus
Rasa est une jeune suédoise énergique. Comme le footballeur star du PSG, Zlatan Ibrahimovic, elle est née pas très loin de Malmö de parents musulmans venus de l'ex-Yougoslavie et comme lui (jusqu'à ses 17 ans si on en croit sa biographie) elle ne va jamais dans la ville pourtant proche. Mais la comparaison s'arrête là.
Annie Colère de Blandine Lenoir
Qui se souvient encore de l’action du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC) ? Qui se souvient de l’action, entre 1973 et 1975, dans toutes les grandes villes de France de groupes de femmes qui revendiquaient de pratiquer des avortements « illégaux, mais pas clandestins » ? L’histoire a retenu le vote de la loi relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) défendue par Simone Veil en novembre 1974. Le film de Blandine Lenoir, Annie Colère, nous restitue très fidèlement ce qui a précédé et rendu aussi bien possible que nécessaire, ce vote.
Bibliothèque
La pensée managériale vue comme un machin
A propos du livre de Norbert Alter Pour en finir avec Le Machin. Tel est le titre qu’a choisi Norbert Alter pour son dernier ouvrage, lui qui a écrit de nombreux livres savants tels que L’innovation ordinaire ou La sociologie du monde du travail. Dominique Massoni l'a lu et apprécié !
Une mentalité démocratique au travail
Axel Honneth publie aujourd’hui Le souverain laborieux, pour une théorie normative du travail. Après la publication en 1992 de La lutte pour la reconnaissance, l’idée que chacun a besoin du regard des autres pour apprécier sa propre valeur et agir avec suffisamment d’estime de soi, que ce soit dans la sphère affective, dans celle du droit ou professionnellement, s’impose dans les débats à propos du travail. Dans son nouvel ouvrage, le philosophe et sociologue, élève de Jürgen Habermas, enseignant à Francfort, Berlin et New York, explore les liens, ou plutôt le fossé existant entre nos pratiques dans la sphère politique et dans celle du travail. Une réflexion salutaire.
L’atelier du tripalium. Non, travail ne vient pas de torture !
S’il fallait prouver l’extrême difficulté à définir ce qu’est le travail, il suffirait de mettre côte à côte ce qu’en dit un économiste, un sociologue, un ergonome, un anthropologue, un philosophe, un moraliste, sans oublier un politique, un syndicaliste et le travailleur lui-même. Chacun nous ouvre les yeux sur une dimension du travail, des plus utilitaires aux plus existentielles. À juste titre nous nous méfions de la prétention à prendre un aspect particulier pour le tout et « la » vérité du travail. Mariette Darrigrand est sémiologue. Dans un livre malicieux, L’atelier du tripalium. Non, travail ne vient pas de torture ! elle analyse les discours, les mots, qui, d’une époque à l’autre, d’une langue à l’autre, accompagnent le travail et l’idée qu’on s’en fait. Elle ouvre des perspectives qu’aucun autre point de vue n’offrait.
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