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Il est trop facile de ne voir dans la chute du gouvernement Bayrou que l’échec du pari, plein de panache, mais aussi d’inconséquence, tenté par le Premier ministre en situation d’absence de majorité. Cette chute est aussi l’aboutissement inévitable d’un projet qui n’a trouvé aucun soutien dans le monde du travail (à l’exception de celui, très remarqué, du patronat) et qui a ostensiblement ignoré les attentes liées au travail. Voici les quatre impasses dans lesquelles François Bayrou et son gouvernement se sont égarés. 

1 – Le rendez-vous manqué avec la revalorisation du travail

François Bayrou a souvent invoqué la nécessité de revaloriser le travail. Certes, il se focalisait essentiellement sur les aspects monétaires (« Il faut que le travail paye »), mais c’était un début ! La mesure la plus emblématique, mais aussi la plus impopulaire proposée par son plan de redressement du 15 juillet est pourtant la suppression de deux jours fériés, qui est précisément le contraire d’une revalorisation du travail. 

Le travail est alors utilisé comme un faux-nez pour justifier des mesures de régression sociale : « J’ai la conviction que nous devons réconcilier les Français avec le travail, avec l’emploi, avec l’épanouissement par le travail. Il faut travailler plus ; il faut que toute la nation travaille plus pour que la production sur l’année soit plus importante. Je propose donc que deux jours fériés soient supprimés pour tout le pays », citant « comme exemple » le « lundi de Pâques » et « le 8-Mai ». Quelques jours plus tard, la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet a précisé que ces deux jours de travail supplémentaires seraient assortis d’une contribution des entreprises de 0,6 % de leur masse salariale annuelle versée à l’état en contrepartie de la valeur créée, ce qui rapporterait 4,2 milliards d’euros.

On est bien en peine de comprendre par quel paradoxe cette mesure « revalorise le travail ». Elle impose aux salariés et aux fonctionnaires de travailler gratuitement, sans percevoir le salaire associé à leur activité. Sans vouloir exagérer, je remarque que c’est la définition même de l’esclavage qui a été aboli deux fois en France. Comme le droit interdit de réduire unilatéralement les salaires, on augmente le temps de travail sans augmenter la rémunération, ce qui aboutit à une baisse du salaire horaire. Et c’est le Premier ministre qui dit que « le travail ne paye pas assez » qui décide de cette baisse de salaire !

Dans son interview aux chaînes d’information continue depuis l’Hôtel Matignon du 31 août 2025, il a affirmé que « la suppression des deux jours fériés, ce n’est pas travailler gratuitement, mais c’est donner à la France les moyens dont elle a besoin ». Et sans craindre les incohérences, il rappelle deux minutes plus tard que sa volonté est « que le travail paye plus » !

Par ailleurs, refusant d’entrer dans la réalité du monde du travail, il ne voit pas que la suppression de deux jours fériés aurait un effet fondamentalement différent sur les salariés du CAC 40, nombreux à cumuler plus de huit semaines de congé et RTT et sur ceux des PME, qui doivent souvent se contenter de cinq semaines.

2 – Le quiproquo du « travailler plus »

Malgré le constat bien établi de l’intensification du travail, François Bayrou a dérivé vers la vieille rengaine de la droite conservatrice selon laquelle le salarié et le fonctionnaire français, forcément affectés d’oisiveté, ne travaillent pas assez. Ce message a été notamment martelé à partir de la « grande conférence nationale sur les finances publiques » du 15 avril : François Bayrou a enchaîné les diapositives soulignant des différences notables avec le voisin allemand ou les pays de l’OCDE en avertissant : « Nous ne travaillons pas assez ». Une antienne que se sont chargés de reprendre les ministres qui ont ensuite pris la parole. Que ce soit Amélie de Montchalin (Compte publics) évoquant la « hausse incontrôlée » des arrêts maladies depuis le Covid, ou Catherine Vautrin (Santé et Travail) sur la nécessité « de repenser un modèle social ».

Comme l’affirme le quotidien Libération, « face à la remontée du chômage et aux incertitudes démographiques et mondiales, le discours selon lequel les Français ne travailleraient pas assez revient en force, en laissant dans l’angle mort les questions liées au contenu du travail » (« Valeur travail », le grand marché au plus, Libération, 2 mai 2025). Ce message sera poursuivi lors du discours « Le moment de vérité » de François Bayrou du 15 juillet 2025.

Ce diagnostic est en grande partie faux, si bien que les mesures proposées, la suppression de deux jours fériés et la monétisation partielle de la cinquième semaine de congés payés, ratent leur cible. Elles se focalisent sur l’objectif de faire travailler davantage ceux qui travaillent déjà au lieu d’amener au travail ceux qui n’en ont pas. Le syndicat CFTC l’a fort bien résumé : « à la CFTC, la priorité est surtout que tout le monde ait du travail » et « avant de vouloir faire travailler plus les gens qui travaillent déjà, le sujet est de, d’abord, donner du travail à ceux qui n’en ont pas », insiste Cyril Chabanier, président de la CFTC (Huffington Post du 17 juillet 2025).

L’idée que les salariés en emploi ne travailleraient pas assez, et de ce fait, créeraient le déséquilibre des finances publiques que le plan de François Bayrou entend résorber s’appuie sur des comparaisons avec l’Allemagne. Mais l’indicateur retenu par le gouvernement, provenant d’une étude de l’OCDE trompeuse, compare la quantité d’heures travaillées à l’ensemble de la population, nourrissons, enfants, étudiants et retraités compris, ce qui peut se justifier du point de vue de l’équilibre des finances publiques, mais n’a aucun sens du point de vue du travail. 

Si on prend en compte ceux qui travaillent – et tous ceux qui travaillent, y compris les indépendants et en tenant compte des temps partiels, plus nombreux et plus courts en Allemagne, on se rapproche de la réalité du travail et le diagnostic s’inverse : ce sont les travailleurs français qui réalisent plus d’heures (1.607 sur l’année) que leurs voisins allemands (1548 heures), selon les chiffres de Rexecode publiés en décembre 2024. 

Cette distinction est importante car elle permet de poser le diagnostic juste : le problème du travail en France n’est pas une supposée insuffisance de la part de ceux qui sont en emploi, mais le fait que les jeunes accèdent trop difficilement au marché du travail et que les plus expérimentés peinent à se maintenir en emploi jusqu’à l’âge de la retraite. Cette problématique est très précisément documentée par le livre d’Antoine Foucher, celui de Denis Olivennes et le rapport du CAE (Conseil d’analyse économique) intitulé « Objectif plein-emploi : pourquoi et comment ? »… 

L’économiste Stéphanie Villers, Conseillère économique de PwC précise : « Deux jours fériés supprimés ne sauveront pas la France. Le budget 2026 met l’accent sur les économies, mais croire qu’on relancera la production en supprimant deux jours fériés est une illusion. Les actifs travaillent déjà autant que leurs voisins. Le vrai problème est ailleurs : les jeunes mettent trop de temps à décrocher leur premier emploi, les seniors quittent trop tôt le marché du travail, les femmes se heurtent encore à des freins pour concilier carrière et famille. C’est sur ces trois leviers qu’il faut agir ».

Par ailleurs, les bulletins conjoncturels du ministère du Travail nous disent que « le taux d’emploi et le taux d’activité continuent de progresser en France et atteignent un nouveau point haut historique » (Dares, 27 août 2025). Ceci ne plaide pas en faveur du relâchement du travail de la part des Français. 

C’est donc sur l’emploi des jeunes, des seniors, des femmes, des handicapés et des chômeurs que devraient porter les réformes. Mais de cela, il n’est pas question dans le plan de François Bayrou.

De même, prenant la parole après François Bayrou lors de la présentation des grands axes du budget 2026 le 15 juillet, la ministre du Travail et de l’emploi, Astrid Panosyan-Bouvet, a évoqué la possibilité de discuter avec les partenaires sociaux de la monétisation de la cinquième semaine de congés payés, instaurée par Pierre Mauroy, au début des années 80 sous la présidence de François Mitterrand. Les salariés pourraient troquer leurs jours de vacances en échange d’une augmentation de leur revenu. Le principe, a précisé la ministre quelques jours plus tard, est comparable à celui du rachat des RTT, pour « plus de pouvoir d’achat » et « qui resterait à la main de chaque salarié ». Les entreprises peuvent racheter les RTT de leurs salariés, moyennant une majoration, en grande majorité de 25 %, sur le salaire. Le gouvernement cherche à faire travailler davantage ceux qui travaillent déjà, au risque des impacts négatifs sur la santé, au lieu de se préoccuper d’offrir des possibilités d’emploi à ceux qui ne travaillent pas…

3 – Le poids de l’échec du « conclave »

À de nombreuses reprises, François Bayrou a fait l’éloge du dialogue social. Mais le sujet du dialogue social est typiquement un domaine dans lequel croyants et pratiquants ne se confondent pas. François Bayrou a-t-il réellement mis en pratique le dialogue social ? 

Début février 2025, il lançait une conférence sociale (étrangement dénommée « conclave ») sur les retraites, lui permettant d’échapper à la censure des socialistes, avec une échéance de conclusion à fin mai 2025. Mi-janvier, en annonçant la concertation à venir, le Premier ministre avait initialement demandé aux partenaires sociaux d’améliorer la réforme, « sans dégrader l’équilibre financier » du système. Mais le 26 février 2025, la veille de l’ouverture du « conclave », qui s’annonçait déjà complexe, il envoyait aux dirigeants des organisations patronales et syndicales une lettre leur demandant de « rétablir l’équilibre financier de notre système de retraites à un horizon proche » avec un « objectif à l’année 2030 ». Ceci modifie fortement le mandat confié aux partenaires sociaux…

Dès le 16 mars, il commet une seconde grave entorse aux règles du jeu très ouvertes qu’il avait définies : au micro de France Inter, le Premier ministre ferme la porte à tout retour à l’âge de départ à la retraite à 62 ans, comme le demandent unanimement les syndicats et la gauche. « Je ne crois pas que la question paramétrique, c’est-à-dire la question de dire : “Voilà l’âge pour tout le monde”, soit la seule piste », a déclaré le chef du gouvernement. Pourtant, lors de son discours de politique générale prononcé à l’Assemblée nationale, il avait promis que la réouverture des discussions entre les partenaires sociaux ne comporterait « aucun tabou, pas même l’âge » de départ.

En annonçant de façon très prématurée qu’un retour à 62 ans n’aurait de toute façon pas lieu, il a braqué contre lui ceux qui vantent les mérites du dialogue social, qui était pourtant l’un de ses marqueurs. 

La tentative avortée du conclave des retraites procure une bonne représentation de la conception corsetée du dialogue social portée par François Bayrou. Alors qu’elle était présentée comme permettant aux partenaires sociaux de retravailler sur la réforme des retraites, elle a été annihilée par les injonctions du Premier ministre, indiquant que sans accord la réforme de 2023 s’appliquerait et qu’il n’était pas question d’envisager un retour à l’âge de départ à 62 ans. Ce faisant, elle « libérait le Medef de toute nécessité de faire des concessions, poussant la négociation vers un échec inéluctable » (Libération, 30 août 2025).

Mais il faut aussi rappeler que l’échec du « conclave », constaté le 23 juin 2025, s’est scellé en grande partie sur l’incapacité à trouver un accord sur le travail et notamment sa pénibilité. Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a précisé à l’AFP le 27 juin 2025, que les deux derniers points de blocage relevés par le Premier ministre pour parvenir à un accord avec le patronat, sur la pénibilité et le financement du système de retraites, étaient « deux éléments extrêmement importants et structurants des discussions ». « Si à un moment, le gouvernement veut trouver une voie d’équilibre, il faut qu’il comprenne que, pour mon organisation, il n’y a pas de voie de passage sans la réparation sur la pénibilité, avec le dispositif qu’on a proposé », a-t-elle encore affirmé. 

Sur ce sujet de la reconnaissance de la pénibilité, les syndicats voulaient une réparation générale tandis que le camp patronal n’acceptait qu’une « réparation individuelle sur décision médicale ». Par ailleurs, les syndicats souhaitaient réintégrer dans le compte personnel de pénibilité, les trois critères de pénibilité physique qui en ont été retirés, à savoir le port de charges lourdes, les vibrations mécaniques et les postures pénibles. Un Premier ministre impliqué dans les questions du travail aurait eu matière à faire progresser cette négociation, qui pouvait parfaitement réussir… aux dires mêmes de ses participants. 

Au lieu de cela, François Bayrou a ajouté une matière abrasive à ce dialogue difficile, en réclamant à plusieurs reprises des nouvelles négociations avec les partenaires sociaux sur l’assurance chômage, alors que celle-ci a déjà fait l’objet de nombreuses réformes durant les deux quinquennats d’Emmanuel Macron, qui mériteraient une évaluation sérieuse avant toute nouvelle tentative. 

4 – L’enfermement macroéconomique et anxiogène 

François Bayrou aurait pu choisir de mettre le travail au centre du plan de redressement du pays. Il en avait la possibilité et l’« accord de non censure » scellé avec le Parti socialiste à l’occasion du budget 2025 pouvait en constituer la base parlementaire. Il savait que cette voie permettait de répondre à l’enjeu du retour à l’équilibre budgétaire. 

En effet, le diagnostic des finances publiques est assez bien établi et presque consensuel : il passe par la revalorisation du travail. Comme l’a montré l’économiste Gilbert Cette, président du COR, si la France avait le taux d’emploi des Pays-Bas, la richesse du pays serait supérieure de 12 % au niveau actuel et nous n’aurions plus de souci de financement des retraites. Début 2024, il avait montré que si notre taux d’emploi, alors à 68 %, atteignait le niveau des Pays-Bas, soit 82 %, la richesse nationale de notre pays bondirait de 10 % et nos caisses publiques engrangeraient un surplus de 150 milliards d’euros, soit le montant du déficit budgétaire de 2023. 

François Bayrou avait d’ailleurs partiellement repris ce diagnostic à son compte. Lors de la « grande conférence nationale sur les finances publiques » du 15 avril, il avait déclaré : « Si notre production par habitant était dans la même gamme que celle de nos voisins européens, nous n’aurions plus de déficit budgétaire ». Il aurait donc pu proposer un grand programme visant à aider les jeunes à s’intégrer mieux et plus vite à l’emploi, à encourager les entreprises à garder leurs effectifs les plus expérimentés au lieu de leur montrer la sortie à partir de la cinquantaine, à donner une vraie chance aux travailleurs handicapés. Un programme qui aurait pu trouver une large adhésion parmi les Français. 

Au lieu de cela, le travail est le poste le plus attaqué par le projet de budget. C’est ce que montre le document intitulé « Plafonds de dépenses du projet de loi de finances pour 2026 », diffusé par Bercy début août 2025, qui a vocation à lister les pistes envisagées par l’exécutif, avant que ne débutent les débats, puis le vote du prochain budget à l’automne. Parmi les missions de l’État, les plus lésées sont celles relatives à la solidarité, l’insertion et l’égalité des chances d’un côté ; au travail, à l’emploi et aux ministères sociaux de l’autre. Ces deux postes affichent chacun une baisse de 1,7 milliard d’euros en 2026 par rapport à l’année précédente. Or, le moment est mal choisi pour s’attaquer au ministère du Travail lorsque l’on sait que le taux de chômage remonte et que des politiques publiques sont nécessaires pour s’attaquer au chômage des jeunes et à celui des seniors. 

La déconnexion gouvernementale abyssale vis-à-vis du travail a joué à son détriment tout au long du mandat de François Bayrou. J’en ai donné un exemple aussi significatif que concret avec le désintérêt manifesté par le gouvernement vis-à-vis du développement des auto-entrepreneurs et le mépris total affiché vis-à-vis de cette forme d’activité, lors des arbitrages budgétaires du début de l’année 2025 (voir l’édito de Metis : « We are still in ! », 10 février 2025). 

Au lieu d’ancrer les réformes dans le travail, une activité qui concerne tous les français (car les jeunes qui apprennent et les retraités qui s’investissent dans le bénévolat, c’est aussi du travail !), le gouvernement s’est enferré dans une problématique macroéconomique, la dette, sujet parfaitement pertinent, mais très éloigné des préoccupations des Français. Ils la voient comme une menace certes réelle, mais sur laquelle ils estiment ne pas avoir de pouvoir d’agir. Plus François Bayrou constatait que ses alertes sur la dette « n’imprimaient pas » auprès de ses concitoyens, plus il s’obstinait à en enfler les effets et à en dramatiser les enjeux, au risque de provoquer une anxiété malsaine. 

Enfin, François Bayrou n’a pas réellement cherché une répartition équitable de l’effort qu’il demandait à ses compatriotes. Là encore, il était conscient de la nécessité d’y parvenir : durant son interview aux chaînes d’information continue depuis l’Hôtel Matignon du 31 août 2025, il affirme : « La justice est la condition de l’effort ». Mais les Français les plus aisés et les entreprises apparaissaient comme en grande partie épargnés alors que la plus grande partie de l’effort reposait sur les ménages des classes populaires et moyennes, ceux qui, aurait dit un ancien Président, « se lèvent tôt ». A quelques jours du vote de confiance à l’Assemblée, seuls 28% de nos concitoyens estiment que la dernière proposition de budget répartit équitablement l’effort entre Français et entreprises. 

Conclusion (provisoire) 

Du début à la fin, ce gouvernement n’a pas su mobiliser le travail pour redonner un souffle à un pays en attente. Il n’a pas compris que les réussites en politique se forgent notamment par la capacité à articuler une vision sur le travail des Français (voir dans Management & RSE : « Le travail et l’entreprise, passagers clandestins des campagnes présidentielles »). De peur de se confronter au patronat, il n’a pas saisi l’opportunité que lui tendaient plusieurs organisations syndicales prêtes à s’engager sur des compromis sur le travail et l’emploi. Cette incompréhension du caractère mobilisateur du travail de la part de François Bayrou ne surprendra sans doute pas les lecteurs de Metis, comme le montrait déjà cet article du début de l’année : « Ce que François Bayrou pense du travail », 9 janvier 2025. 

Une fois de plus, un gouvernement se condamne à l’évanescence pour avoir refusé d’entrer dans la consistance du travail.

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J’aime le débat, la délibération informée, folâtrer sur « la toile », lire et apprécier la vie.

J’ai effectué la plus grande partie de mon parcours professionnel dans le Conseil et le marketing de solutions de haute technologie en France et aux États-Unis. J’ai notamment été directeur du marketing d’Oracle Europe et Vice-Président Europe de BroadVision. J’ai rejoint le Groupe Alpha en 2003 et j’ai intégré son Comité Exécutif tout en assumant la direction générale de sa filiale la plus importante (600 consultants) de 2007 à 2011. Depuis 2012, j’exerce mes activités de conseil dans le domaine de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au sein du cabinet que j’ai créé, Management & RSE. Je suis aussi administrateur du think tank Terra Nova dont j’anime le pôle Entreprise, Travail & Emploi. Je fais partie du corps enseignant du Master Ressources Humaines & Responsabilité Sociale de l’Entreprise de l’IAE de Paris, au sein de l’Université Paris 1 Sorbonne et je dirige l'Executive Master Trajectoires Dirigeants de Sciences Po Paris.