Formation/Education2019-05-03T11:53:39+02:00

FORMATION / ÉDUCATION

Liberté de choisir son avenir professionnel ? Pouvoir d’agir individuel et collectif en question

L’application Mon compte Formation a été lancée le 21 novembre 2019 à grand renfort médiatique. Ell [...]

La charge de travail administrative va-t-elle faire craquer les enseignants-chercheurs ? (Partie 2)

Longtemps, les enseignants-chercheurs ont pu se prévaloir d’un contrôle sur leur travail assez enviable. Certes, ils s’estimaient moins bien rémunérés que les cadres d’entreprises, mais ils n’avaient pas le fil à la patte comme eux. S’ils continuent aujourd’hui d’échapper à l’agenda partagé qui est le lot de ces derniers, la vague les a atteints sur bien d’autres plans : un certain sentiment de perte de sens du travail, l’impression de ne pas parvenir à se consacrer à ce qu’ils ou elles valorisent le plus dans leur métier, une montée des formalismes, une course permanente contre le temps et les urgences. Le tout est résumé par leur dénonciation de la charge administrative. Un groupe de travail de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM) — désormais intégrée dans l’université Gustave Eiffel — s’est attaché récemment à préciser les constats et à réfléchir à ce qu’il était possible d’entreprendre, à l’échelle d’un établissement, pour améliorer les conditions de travail des universitaires.

Choisir son parcours professionnel ?

Le 21 novembre 2019, au CNAM, l’AFDET (Association française pour le Développement de l’enseignement Technique) a organisé un colloque original autour de la notion de « parcours ». Chose relativement rare, il s’agissait de réfléchir à la fois sur la formation professionnelle initiale et sur la formation professionnelle continue. Le monde de l’Education nationale et le monde du Travail ensemble et en discussion. La réforme Blanquer de la voie professionnelle et la réforme Pénicaud de l’apprentissage et de la formation continue. Jean-Marie Luttringer y a fait un exposé d’ouverture et Danielle Kaisergruber en a tiré des éléments de conclusion. D’où ces deux articles écrits en écho.

La charge de travail administrative va-t-elle faire craquer les enseignants-chercheurs ?

Pascal Ughetto, sociologue, professeur à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée (désormais université Gustave Eiffel) a animé récemment une réflexion collective sur la transformation du métier d’enseignant-chercheur. Il livre pour Metis les conclusions de ce travail et ses propres réflexions. Il ne se contente pas d’alerter sur la situation des universitaires, mais propose de réfléchir —ce sera l’objet de la deuxième partie de cet article — à ce qu’il est possible d’entreprendre. Où l’on voit que les universités sont aussi des organisations comme les autres qui ont besoin d’organiser le dialogue sur le travail, et son management.

Pour un droit à la réorientation

Portraits, parcours : c’est aussi une manière de réfléchir sur la manière dont se font les choix de travail, de statut, d’emploi, et de mobilité. Voici ce que Christine m’a raconté de son parcours, mais surtout des enseignements qu’elle en tire. Aucun commentaire supplémentaire n’est nécessaire. Tout ce que vous allez lire, elle me l’a dit lors de nos entretiens. À part les sous-titres.

Comment les pays européens fabriquent et gèrent leurs compétences ?

En Chine, le ministère de l’Emploi s’appelle ministère des Compétences… Tout un programme. Mais quels sont donc les pays européens qui gèrent le mieux les compétences de leurs habitants ? Et d’ailleurs qu’est-ce que cela signifie ? Un nouvel indicateur, l’« Indice européen des compétences » permet un regard neuf. Cet article fait suite à celui consacré à l’examen des performances des pays européens en matière de formation professionnelle continue (voir dans Metis : « Nouvelles dynamiques dans la formation professionnelle », 12 octobre 2019). Il est complémentaire, car il englobe le système d’éducation initiale et celui de la formation continue. Quelle est la qualité du matching entre les compétences construites et les besoins dans les différents pays ?