« Debout les femmes » de Fr. Ruffin : émotions justes, analyse erronée

Les films, expériences vécues individuellement, mais en même temps très collectives, font toujours beaucoup discuter. C’est la force de l’image et de la mise en scène. Voici l’analyse tranchée de Denis Maillard, avant un dossier que Metis va ouvrir sur les métiers du « care » et leur place dans la société.

Par |2021-11-30T11:12:06+01:0027 novembre 2021|

Demain

Le film « Demain » réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent, vu par plus d'un million de spectateurs depuis sa sortie en salle en 2015 et diffusé depuis dans le monde entier, a reçu le César 2016 du meilleur documentaire. Notre dossier sur l'écologie et le travail est l'occasion d'un bref retour sur les raisons d'un tel succès.

Un pays qui se tient sage

L’acharnement d’un policier qui frappe une femme ou un homme à terre, les tirs tendus qui éborgnent (23 personnes ont perdu un œil lors des manifestations des Gilets jaunes), la brutalité d’Alexandre Benalla arborant indûment un brassard de la police, le policier qui filme les collégiens de Mantes-la Jolie agenouillés pendant plusieurs heures et qui s’enregistre disant d’un ton sarcastique « voilà une classe qui se tient sage », ces images qui constituent la trame du film Un pays qui se tient sage, nous laissent sous le choc.

Par |2020-10-19T10:52:40+02:0019 octobre 2020|

PIKETTY, le film

Greed is good! Michaël Douglass le répète devant un public séduit. Il est Gordon Gekko, trader vorace, personnage principal du film d’Oliver Stone, Wall Street (1987). Il ajoute qu’elle (la cupidité, l’avidité, la gourmandise ?), exprime l’essence de ce qui fait progresser l’humanité dans tous les domaines de la vie, l’argent, l’amour, le savoir. Gordon Gekko est persuadé que sa fortune est méritée et que sa réussite est bénéfique à tous. La richesse des gagnants (les premiers de cordée ?) augmente la taille du gâteau. Peu importe qu’il y ait des (très) petites et des (très) grosses parts, Greed is good ! Il serait faux de n’y voir que cynisme. N’avons-nous pas associé « progrès » et « toujours plus », et cela dans tous les domaines et depuis plusieurs siècles ?

Par |2020-07-05T20:24:09+02:005 juillet 2020|

Contagion de Steven Soderbergh

En plein confinement le film de Steven Soderbergh Contagion est un des plus téléchargés. N’a-t-on pas assez de la réalité dramatique d’une pandémie mondiale ? Que peut-on espérer trouver dans une œuvre de fiction inspirée d’épidémies passées, quand quotidiennement les politiques, les médecins et les commentateurs nous inondent de statistiques, de comparaisons, d’analyses et de supputations sur la propagation mondiale du Covid-19 et ses multiples conséquences ?

Par |2020-04-27T14:45:43+02:0027 avril 2020|Mots-clés : , , , , , , |

Histoire d’un regard, film documentaire de Mariana Otero

Le film de Mariana Otero en hommage à Gilles Caron, photojournaliste disparu au Cambodge en avril 1970 à l’âge de 30 ans, est beaucoup plus que « l’histoire d’un regard ». C’est une histoire de regards au pluriel, de regards qui se croisent, s’étonnent, se répondent, s’obligent. Le regard du photographe bien sûr, celui de la réalisatrice qui a raconté dans un film précédent (Histoire d’un secret) la mort de sa mère à l’âge qu’avait Gilles Caron au moment de sa disparition et enfin le regard de chacune des personnes photographiées.

Par |2020-02-10T14:25:46+01:009 février 2020|Mots-clés : , , , , |

Les Misérables, de Ladj Ly

Le film de Ladj Ly se conclut par une phrase tirée des Misérables, le best-seller de Victor Hugo publié en 1862 : « Il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs ». La référence à Victor Hugo pourrait être écrasante. Elle s’impose plutôt tant, 150 ans plus tard et à partir d’évènements différents, les mêmes convictions animent les deux créateurs. Celle que « l’instruction, l’accompagnement et le respect de l’individu sont les seules armes de la société qui peuvent empêcher l’infortuné de devenir infâme » et celle qu’un livre ou un film peuvent être d’utiles plaidoyers et d’efficaces cris d’alarme.

Par |2019-12-08T19:18:43+01:008 décembre 2019|Mots-clés : , , , , , |

Sorry We Missed You, de Ken Loach

Le regard de Ricky démarrant en trombe au volant de sa camionnette nous poursuit longtemps après la fin du film. Comment qualifier ce qui l’anime ? Détermination, obstination, entêtement, désespoir, folie ? L’interrogation ne nous laisse pas tranquille. Ricky se bat pour rester dans la communauté humaine. Notre monde serait-il devenu à ce point inhospitalier que ce combat ordinaire ne puisse être mené qu’au prix de la destruction de ce à quoi il tient, pour lui et sa famille ?

Par |2019-11-03T20:01:24+01:003 novembre 2019|
Charger les articles suivants