En France, la crise politique entre de nouveau dans une phase aigüe. L’agenda social reste confus, les réformes des retraites et de l’assurance chômage n’ont convaincu ni les organisations syndicales ni une large partie de l’opinion. Le conclave est oublié.
Plusieurs enquêtes récentes battent en brèche les idées reçues selon lesquelles les jeunes se désintéresseraient du travail et seraient atteints d’une épidémie de flemme qui leur ferait refuser effort et responsabilité. Ces études montrent que les attentes vis-à-vis du travail, les satisfactions et les frustrations sont, pour l'essentiel, constantes. On n’assiste pas à une rupture morale ou culturelle entre générations, pour la simple et bonne raison que nonobstant notre goût pour les généralisations et les jugements à l’emporte-pièce, il n’y a pas une jeunesse, mais plusieurs jeunesses. Dont acte.
Ainsi va l’actualité. Fin mars, l’administration américaine a envoyé un courrier comminatoire à certaines entreprises françaises et européennes, les avertissant qu’elles devront certifier ne pas mettre « en œuvre de programmes de promotion de la diversité, de l’équité, et de l’inclusion » (DEI) si elles souhaitent candidater aux appels d’offre fédéraux. Le même mois, l’entreprise Véolia a signé un accord-cadre sur la diversité et l’inclusion avec la fédération syndicale européenne des services publics (FSESP). Diamétralement opposé à l’ultimatum du président des Etats-Unis, on en a peu parlé. Merci à Clés du social de l’avoir signalé.
Il y a quelques jours, 17 organisations de la société civile ont remis aux décideurs publics, députés et sénateurs, leurs propositions « en vue d’une loi pour le droit à l’emploi ». Ces propositions viennent en conclusion des travaux d’une large concertation menée durant l’année 2024 lors de cinq Conférences territoriales qui ont réuni plus de 1000 participants. Elles prolongent les enseignements issus des dix années d’expérimentation des Territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD), expérimentation dont nous avons rendu compte à plusieurs reprises dans Metis. L’objectif est de rendre effectif un droit inscrit dans le préambule de la Constitution française « Chacun a le devoir de travailler et le droit à obtenir un emploi ».
Quels mots choisir quand une sombre actualité internationale accapare nos réflexions ? Je ne parle pas de [...]
Les années sont comme les amours : on aimerait se laisser aller à la griserie, au ravissement des commencements. En début d’année on a toujours envie de se souhaiter du positif, du désirable, mais là, on a l’épiderme piqué par les embruns.
Qu’est-ce qui est en notre pouvoir ? Les vœux formulés chaque début d’année sont une manière, sinon magique, au moins volontariste de répondre à cette question.
Elon Musk peut donc promettre 1 million de dollars chaque jour pour récompenser l’engagement public d’un citoyen ordinaire dans une élection cruciale pour les États-Unis et le monde. Une fois passées l’incrédulité, l’écœurement, la colère, il faut essayer de formuler quelques réflexions.
J’étais sur son vélo. Peut-être pas sur son porte-bagage, mais à côté de lui. Avec lui, je subissais les cahots des rues pavées de Paris. Avec lui, je frémissais à l’approche des carrefours, me sentant tellement vulnérable, à la merci d’un refus de priorité. J’étais embringué dans SES courses folles de livreur à vélo, mais aussi dans SA course folle de travailleur invisible, qui se bat pour obtenir son permis de séjour. Un compte à rebours rythmé par ses rendez-vous avec l’Office de l’immigration.
Au chapitre de nos (nombreuses) revendications, l’une d’elles sonne étrangement. Nous serions « en quête de sens ». Trouver du sens à ce qu’on fait, c’est ce qui nous ferait lever le matin. La notion semble pourtant bien large et floue. Comment peut-elle concerner le travail ? L’activité professionnelle n’est-elle pas par nature utilitaire, vouée à financer nos besoins élémentaires, bornée par des indicateurs sociaux-économiques définis par les nécessités de la production et de l’optimisation du temps qui y est consacré. Dans ce domaine, Time is money.
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