Portraits2018-12-01T08:05:29+01:00

Portraits

Dossier « Les travailleurs du quotidien » : quelques lectures et films

Dans le Parlement des invisibles, Pierre Rosanvallon rappelle le rôle des grands romans du XIXe siècle : « Balzac, Hugo, Flaubert ou Zola, pour ne mentionner que les géants, ont mêlé l’exploration de l’intime et la saisie du collectif, dépassé l’opposition entre le registre de la fiction et celui de la pensée ». La collection Raconter la vie, maintenant arrêtée, avait l’ambition, non seulement de raconter les vies ordinaires, mais aussi, grâce à ça, d’ouvrir la voie « à la définition de nouvelles catégories d’analyse permettant de mieux saisir les problèmes et les potentialités de la société ».

Le vigile et la société de consommation – À propos du livre de Gauz : « Debout payé »

Paru en 2014, le livre de Gauz porte la mention « roman ». Comme de nombreux écrits et récits d’aujourd’hui, il raconte la vie, plus exactement la vie des agents de sécurité ou vigiles, ceux qui travaillent « debout » juste pour être payés. Et tout ce qui se passe à côté, comme une sorte de docu-fiction, car « debout payé » on observe le monde, les boutiques, la consommation et la ville.

Revaloriser les métiers de la continuité économique et sociale : au-delà de la crise sanitaire

En confiant fin 2020 à Christine Erhel (Cnam/CEET) et Sophie Moreau-Follenfant (RTE) la mission d’accompagner les partenaires sociaux dans la reconnaissance des métiers de la « deuxième ligne », Elisabeth Borne leur demandait d’en cerner les contours et les conditions d’emploi. Ce qui fut fait dans un premier rapport dont Christine Erhel a rendu compte voici un an pour Metis. Leur mission ne s’arrêtait pas là : elles devaient ensuite proposer aux branches concernées des « leviers de reconnaissance » pouvant aboutir rapidement à des solutions concrètes. Metis revient avec Christine Erhel sur ce second volet.

6 mai 2022|Catégories : Analyses, Les salariés de la 2e ligne|0 commentaire

Élections : piège à insatisfaction

On a beaucoup dit que la campagne pour les élections présidentielles en France avait été nulle : c’est faux. Qu’il y avait une grosse « fatigue démocratique ». Ce n’est pas tout à fait juste. Une grosse fatigue oui : deux ans de crise sanitaire, de mesures restrictives, de craintes et d’angoisses, et puis maintenant l’horreur quotidienne de la guerre et de lendemains menaçants. L’Europe endormie dans la paix perpétuelle de Kant l’avait cru oubliée.

25 avril 2022|Catégories : Edito|0 commentaire

Le travail dans la Présidentielle 2022 : le consommateur écrase le producteur

Pour beaucoup, la réélection d’Emmanuel Macron lors du deuxième tour dimanche dernier est un soulagement, davantage qu’un facteur d’enthousiasme. Macron contre Le Pen, c’était « triste repetita », comme le titrait le quotidien Libération (10 avril 2022). Triste, certainement. Mais pas si « repetita » que cela, car si les acteurs sont les mêmes en 2022 que cinq ans auparavant, le décor et le scénario sont profondément différents : entre les deux élections, la vision du travail qui nous est proposée s’est trouvée considérablement racornie.

25 avril 2022|Catégories : Analyses, Travail et société|0 commentaire

« Rien à foutre » de Emmanuel Marre et Julie Lecoustre, une autre façon de faire un film

Cassandre, l’héroïne du film Rien à foutre, incarne le travail pris sur le vif, en situation réelle, d’une jeune hôtesse de l’air récemment embauchée dans une compagnie low cost. Elle est encore en apprentissage d’un « métier de rêve/de merde », selon le regard que l’on porte dessus. Yves Baunay est un des animateurs de l’Institut de recherche de la FSU, de l’association Travail et Politique, des Ateliers Travail et Démocratie… qui l’aident à « transformer son regard sur le travail et sur le monde ». Il analyse le film.

22 avril 2022|Catégories : Cinéma|0 commentaire