Il y a 12 ans, quelques mois avant son décès le 23 avril 2013, Vincent Merle concluait, avec beaucoup de pertinence, la journée d’études organisée à l’occasion de la publication du hors-série AFPA/Education Permanente de 2012 sur les transitions professionnelles. Ce n° avait rassemblé de nombreuses contributions sur l’enjeu des mobilités professionnelles et l’importance d’une instrumentation et d’un accompagnement de ce qui pourrait devenir un droit à la reconversion.
De par son expérience, Vincent Merle maitrisait toute la complexité de l’enjeu des transitions professionnelles. Tout d’abord responsable des études à l’ANPE au milieu des années 80, il travaillera ensuite au cabinet Bernard Brunhes spécialisé dans les relations sociales puis sera nommé directeur du CEREQ en 1994. Directeur du cabinet de Nicole Pery, secrétaire d’Etat à la formation professionnelle en 1998, il portera plusieurs chantiers dont ceux du droit individuel à la formation et de la validation des acquis de l’expérience (VAE). Puis, il rejoindra le CNAM où il lancera l’école Vaucanson des bacheliers professionnels.
Cette trajectoire lui permettra d’établir l’importance d’un lien dynamique entre le travail, l’emploi et la formation trop souvent dissociés dans la façon de mener les politiques publiques.
Merci à Paul Santelmann de nous avoir signalé cet enregistrement video de la conclusion de Vincent Merle (16 mn). A voir ou revoir absolument !
Un grand merci à METIS et à Paul Santelmann de nous donner la chance de voir cette vidéo. Je dirais tel qu’en lui même Vincent nous apparait toujours aussi clair et brillant; limpide. Dans ce vaste milieu professionnel de l’Emploi/formation il en imposait et pourtant je ne suis pas sûr qu’il ait eu la reconnaissance méritée. Ce dont je suis certain c’est que parti trop tôt il a manqué à tout ce secteur professionnel dans une période où ses idées et sa clairvoyance eussent été tellement nécessaires. Nul doute que dans ses domaines de prédilection il se serait évertué à faire bouger des « trajectoires » pour leur conférer des assises plus puissantes et plus opportunes. Le regret de nos échanges avec sa gentillesse et sa qualité d’écoute demeure. Un grand monsieur….