EDITO

Fanny Barbier et Martin Richer
Metis ouvre un espace de discussion sur les réseaux sociaux et vous invite à y participer
En dix-huit ans, Metis a construit un espace dédié à la réflexion sur le travail et à l’analyse des mondes du travail, qui s’est consolidé grâce à votre fidélité. Afin d’accompagner au mieux les évolutions des usages et de renforcer la dynamique collective, le dispositif de diffusion de ces contenus va désormais évoluer.
La e-newsletter ne sera plus adressée par courrier électronique.
Un groupe de discussion dédié est créé sur LinkedIn afin de devenir le principal espace d’échanges et de débat autour de nos sujets.
Vous êtes chaleureusement invité(e) à rejoindre ce groupe de discussion afin de poursuivre et d’approfondir les échanges engagés depuis de nombreuses années.
Derniers articles
Madame Haufmann de Sébastien Lifshitz
Pendant le temps de l’épidémie de Covid, nous avons célébré les « métiers essentiels ». Infirmière en faisait partie. Nous les avons applaudies, mais nous risquons d’oublier que leur engagement est permanent et qu’il n’a pas cessé avec la pandémie. Le documentariste Sébastien Lifshitz a réalisé Madame Hofmann avec Sylvie Hofmann, cadre infirmière depuis 40 ans à l’hôpital nord de Marseille. Le film est sorti en salle ce printemps. Yves Baunay, syndicaliste, membre de l’Institut de recherche de la FSU, l’a vu. Il l’analyse pour Metis.
La mobilité des apprentis en Europe, premiers résultats et nouveaux défis : une interview de Jean Arthuis
Dans un article publié en janvier 2019 sous le titre « Erasmus Pro : faire son apprentissage dans différents pays », Metis rendait compte d’une conférence organisée par l’institut Jacques Delors, consacrée aux développements de l’apprentissage en France et en Europe, « L’apprentissage : un avenir pour toute l’Europe ». Il s’agissait de rappeler les mérites de l’apprentissage comme filière de réussite et moyen privilégié de favoriser l’emploi des jeunes, et en même temps de promouvoir un certain nombre d’initiatives et en particulier le lancement d’Erasmus Pro. Parmi les intervenants figurait l’ancien ministre et député européen Jean Arthuis qui avait joué un rôle moteur dans ces développements. Cinq années après, il était intéressant de savoir comment ces projets s’étaient concrétisés et d’interroger pour ce faire Jean Arthuis.
L’atelier du tripalium. Non, travail ne vient pas de torture !
S’il fallait prouver l’extrême difficulté à définir ce qu’est le travail, il suffirait de mettre côte à côte ce qu’en dit un économiste, un sociologue, un ergonome, un anthropologue, un philosophe, un moraliste, sans oublier un politique, un syndicaliste et le travailleur lui-même. Chacun nous ouvre les yeux sur une dimension du travail, des plus utilitaires aux plus existentielles. À juste titre nous nous méfions de la prétention à prendre un aspect particulier pour le tout et « la » vérité du travail. Mariette Darrigrand est sémiologue. Dans un livre malicieux, L’atelier du tripalium. Non, travail ne vient pas de torture ! elle analyse les discours, les mots, qui, d’une époque à l’autre, d’une langue à l’autre, accompagnent le travail et l’idée qu’on s’en fait. Elle ouvre des perspectives qu’aucun autre point de vue n’offrait.
Autres dossiers
Cinéma
Ressources humaines de Laurent Cantet : un film âpre sur l’envers des GRH
Franck est fils d'ouvrier. Etudiant en école de commerce à Paris, il retourne chez ses parents pour effectuer un stage au service des relations humaines, dans l'usine où son père travaille depuis trente ans. Franck est enthousiaste et croit qu'il va faire bouger la direction, en proie à de difficiles négociations sur le passage aux 35 heures. Mais il découvre rapidement qu'il n'est qu'un pion, qui permettra la mise en place d'un plan de restructuration qui licenciera, entre autres, son père...
L’humanisme s’apprend (aussi) en Bulgarie
The Lesson, de Kristina Grozeva et Petar Valchanov avec Margita Gosheva.Coproduction Bulgarie et Grèce.La Bulgarie n'est pas (hélas) un pays au cinéma aussi riche que son voisin roumain. Et le cinéma, en général, parle assez peu de tolérance avec justesse et intelligence. The Lesson, coproduction gréco-bulgare sortie le 9 septembre dernier, contredit ces deux constats. Un film qui évite les travers du pathos et de la sensiblerie avec une élégance certaine.
« La loi du marché »
Grâce à son nouveau film « La loi du marché », le réalisateur Stéphane Brizé concourait pour la première fois en compétition officielle à Cannes. Aussi discret que talentueux, le réalisateur, en étroite collaboration de son acteur fétiche Vincent Lindon, a été mis sous les feux des projecteurs. Chômage, précarité, petites annonces, Pole Emploi... « La loi du marché » dit l'injustice d'une société qui abandonne l'humain aux griffes de l'économie. Jean Marie Bergère livre pour Metis son analyse de ce film d'actualité.
Bibliothèque
Arrêtez d’acheter sur Amazon !
Le livre de Benoit Berthelot, journaliste au magazine Capital, relate une enquête dans Le Monde selon Amazon. 300 millions de clients, 650 000 salariés, des infrastructures considérables, des immenses entrepôts robotisés, des réseaux logistiques d’une grande puissance, des services informatiques dans le cloud et, si vous vous prêtez au jeu, Alexa dans votre salon, et maintenant la conquête spatiale… Un monde redoutable, et plus qu’inquiétant.
Travail et emploi : pour une pensée plurielle
Chers lecteurs, peut-être considérerez-vous l’insertion de cette note de lecture dans Metis comme une intrusion. Que vient donc y faire la recension d’un manuel d’économie du travail et de l’emploi, rédigé comme son nom l’indique pour l’édification d’étudiants ayant fait le choix discutable d’apprendre l’économie ? Notre comité de rédaction aurait-il jugé votre niveau si peu suffisant en la matière qu’il vous suggérerait de retourner sur les bancs de la fac pour mettre vos connaissances à jour ?
Tous vulnérables ? — A propos du livre de Marie Garrau, Politiques de la vulnérabilité
L’Etat providence aurait fait son temps. Pour certains, il serait « la source de cette immobilité, de ces rigidités qui empêchent la France de s’adapter à son époque et dont les corps intermédiaires sont la plus pure expression ». Il faudrait urgemment détricoter les institutions qui font obstacle à la mobilité d’individus « libres de choisir leur vie . D’autres, plus ambitieux, souhaitent rendre le social à nouveau « désirable » et confient cette tâche à une « nouvelle génération de moins de 35 ans capable de questionner le modèle et les frontières du social ». Dans Politiques De la vulnérabilité, Marie Garrau contribue en philosophe à cette réflexion.
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