Portraits
Mon identité alsacienne au sein de la République française
Jean-Marie Luttringer a mis à profit le premier confinement pour écrire « l’histoire de 4 familles » de son côté et du côté de son épouse. Ce sont ces histoires croisées qui donnent une couleur particulière à cette identité alsacienne, faite d’allers et retours, de mélanges et de distinction, de brutalités parfois. Dans une interview publiée par le journal L’Express, le 23 décembre 2020, le président de la République a exposé sa vision de l’identité française. En substance, celle-ci repose sur le pilier de l’État et de la langue. Elle s’inscrit dans une histoire, dans des paysages et dans des valeurs républicaines que sont la liberté, l’égalité, la fraternité, ainsi que la laïcité.
Les paroles de plainte au travail
Que faire des paroles de plainte ? Sont-elles le signe avéré d’une propension à honorer notre réputation de vivre dans un pays d’éternels râleurs, peuplé de salariés jamais contents et, qui feraient mieux d’aller « voir comment ça se passe ailleurs », ou au contraire, un signal qui doit nous alerter sur la souffrance de celui qui s’exprime et nous contraindre à lui répondre en urgence ? Sont-elles rituelles ou une incitation à agir ?
Utopie et critique
Michel Lallement enquête depuis plusieurs années sur l’activité et les rêves de ceux qui choisissent de « vivre et travailler dans des communautés utopiques ». J’avais rendu compte en 2015 de son immersion pendant une année dans les hackerspaces californiens, « ces zones d’autonomie où se bricole une autre manière d’innover, de produire, de collaborer, de décider, de façonner son identité et son destin ». Dans Utopie et critique, il poursuit son travail par une réflexion érudite sur la fonction que ces « rêves éveillés », ces « poésies de l’avenir », ont occupée, afin de répondre à la question posée en ouverture du livre « D’utopies, en un mot, avons-nous vraiment besoin ? »
Ecrire pour résister
Entre 1998 et 2023, des salarié·es de France Télécom (devenu Orange en 2013) ont pris la plume pour résister et alerter face à la violence managériale. Pour Metis, Guillaume Lecoeur chercheur associé au Cnam (Laboratoire Histoire des techno-sciences en société. HT2S. EA 3716) analyse ces textes, longtemps ignorés, comme une archive politique et sociale du travail.
Pour une refondation des sciences de gestion et de l’entreprise. Rencontre avec Armand Hatchuel
Le professeur Armand Hatchuel, ingénieur civil des mines et docteur de l’Ecole des mines de Paris a développé depuis de nombreuses années, une série de recherches innovantes et référentes, sur la base d’un fil conducteur centré sur la question de l’action collective en tant qu’objet scientifique fondamental pour refonder les sciences de gestion contemporaines et dépasser les limites des sciences sociales.
La chute de Bayrou : ce qu’il en coûte d’ignorer le travail
Il est trop facile de ne voir dans la chute du gouvernement Bayrou que l’échec du pari, plein de panache, mais aussi d’inconséquence, tenté par le Premier ministre en situation d’absence de majorité. Cette chute est aussi l’aboutissement inévitable d’un projet qui n’a trouvé aucun soutien dans le monde du travail (à l’exception de celui, très remarqué, du patronat) et qui a ostensiblement ignoré les attentes liées au travail. Voici les quatre impasses dans lesquelles François Bayrou et son gouvernement se sont égarés.