Gilles Fryde et Bernard Masingue, outre les responsabilités qu’ils ont exercées en entreprise et dans la fonction publique, conseillent et accompagnent les Services publics, services de l’État, des Collectivités Territoriales ou des Secteurs Socio-hospitaliers. A partir de leurs expériences et observations respectives, en mobilisant des concepts issus du monde la recherche, ils nous livrent une réflexion bienvenue autour des enjeux liés à l’exercice de la décision par les cadres des Services publics. Ils nous proposent de repenser les processus de qualification et de formation des managers, « artisans pertinents de la décision », afin de sortir de la fatalité du mécontentement du citoyen-usager comme du citoyen-fonctionnaire : le premier constate que ça ne marche pas mais que ça coûte de plus en plus cher, tandis que le second se sent insatisfait dans l’exercice concret de son travail…
Sébastien Azorin est Président de Maintners, prestataire de service pour l’orchestration de services aux environnements de travail. Xavier Baron est économiste, sociologue praticien, coordinateur du CRDIA, collectif de R&D sur les Services aux Environnements de Travail. Ces services sont le plus souvent dépréciés. Les auteurs proposent une réflexion approfondie sur ce qui les caractérise et sur les conditions de leur « contribution en valeur ».
Démocratiser l’entreprise, est-ce bien raisonnable ? Trois enquêtes récentes montrent que les attentes des salariés sont très affirmées, d’autant plus que la démocratie est de plus en plus menacée en dehors de l’entreprise, dans la société. L’enjeu est de mieux comprendre où se situent réellement les aspirations des salariés et comment y répondre concrètement. Il est illusoire de prétendre démocratiser l’entreprise, mais, en revanche, démocratiser le travail devient une exigence incontournable.
Les managers de proximité, dont le rôle a été mis à l’épreuve – et loué – pendant les confinements et l’après-Covid, restent des pièces maîtresses du bon fonctionnement de l’organisation du travail alors que les évolutions de la société rendent plus complexe l’engagement et la motivation des salariés.
Pascal Ughetto, professeur de sociologie à l’Université Gustave Eiffel, pointe les spécificités de la période actuelle et les méthodes à déployer pour construire les arrangements nécessaires.
L’Observatoire des cadres et du management organisait le 20 juin 2024 un séminaire sur le rapport des jeunes au travail à partir de la présentation d’un travail d’enquête sur les situations d’entrée dans le monde professionnel par l’alternance. L’enquête a été réalisée par les étudiants de deux masters en Sciences sociales à l’Université Gustave Eiffel en apprentissage eux-mêmes. Ils rendaient compte de leurs conclusions en compagnie de tuteurs et d’anciens alternants. Fanny Barbier assistait à cette matinée.
J’ai assisté avec intérêt au Congrès européen des entreprises à mission, qui s’est tenu le 16 mai 2024 à la Maison de la Mutualité. Au cours de ce Congrès, la Communauté des sociétés à mission (CEM), qui fédère ces dernières en France, a réaffirmé son objectif de « proposer une directive sur une société à mission européenne » afin de généraliser au sein de l’Union européenne (UE), les « purpose-driven companies ». Quelles sont les chances d’y parvenir et quelle forme pourrait prendre ce cadre de gouvernance commun, qui permettrait un statut d’entreprise reconnu dans tous les pays membres ?
Frédéric Petitbon est un professionnel au savoir hybride. Praticien expérimenté du conseil en management, enseignant en proximité avec le monde académique, auteur d’une dizaine d’ouvrages éclairants, il nous livre dans cet entretien sa vision d’observateur et d’acteur averti, impliqué dans le champ mouvant du management et de l’organisation.
Michel Weill a participé à une enquête en région Auvergne-Rhône-Alpes sur la réalité du dialogue social dans les entreprises ayant, ou revendiquant, « un mode de gouvernance atypique ». L’idée est née en 2019 avant la crise sanitaire. Ce qui aurait pu être une contrainte est devenu une opportunité : qu’est devenu le dialogue social dans ces entreprises et en quoi ces formes de management, d’organisation et de gouvernance ont-elles permis de mieux résister à la crise sanitaire ? Il présente les points essentiels de cette enquête réalisée au sein de l’Association Réalité du Dialogue Social (RDS).
Depuis le « grand confinement » du printemps 2020, le télétravail a donné lieu à de nombreuses enquêtes. Metis en a souvent rendu compte. Il est plus rare d’entrer dans le quotidien d’une entreprise qui s’est livrée à un retour d’expérience approfondi sur le sujet. Res publica nous a donné l’occasion « d’aller y voir de plus près ».
A l'instar de ces livres du Moyen-âge dont il fallait faire parallèlement une lecture exotérique et ésotérique pour en saisir toute la force, le nouveau livre de David Graeber, Bullshit Jobs, recèle un secret derrière cette dénonciation des « boulots à la con » : une vision du travail propre à l'individu contemporain. En lisant ce livre, Denis Maillard fait un point très actuel sur les exigences contradictoires du travail et de ceux qui travaillent.
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