Cinéma
R.M.N., un film de Cristian Mungiu
Mathias travaille en Allemagne. Dans un abattoir. Un travail dur, mais bien payé en comparaison de ce qu’il gagnerait en Transylvanie. Il est roumain. Tracassé par un appel téléphonique au moment de reprendre le travail, il ne supporte pas que son chef l’interpelle en le traitant de gitan. C’est l’incident. Il doit rentrer précipitamment chez lui. Il y retrouve Rudi son fils, Ana, la mère de celui-ci, Csilla, un amour de jeunesse. Il y retrouve aussi une réalité sociale qu’il ne comprend pas.
Cinéma, écologie et responsabilité sociale
Monique Barbaroux, administratrice générale honoraire au ministère de la Culture, était cette année membre d’un des trois Jurys d’un festival mal connu, le Deauville Green Awards, Festival International du film responsable. Pour Metis, elle en parle avec Jean-Marie Bergère
Le travail des cadres est-il cinématographique ?
Ambre Cabanis est une cinéphile convaincue. Etudiante, elle a fait un stage à la CFDT Cadres. Avec le concours de Jean-Marie Bergère, autre cinéphile convaincu, elle livre quelques réflexions sur la place des cadres au cinéma.
« El buen Patrón » de Fernando Leon de Arranoa avec Javier Bardem
Les autorités de la Province — nous sommes en Espagne — vont remettre un Prix d’Excellence pour récompenser une entreprise exemplaire. Juan Blanco, patron de l’entreprise familiale « Basculas Blanco » est confiant. C’est la phase finale, elles ne sont plus que trois en compétition. Il est temps de briefer l’ensemble des salariés.
Dossier « Les travailleurs du quotidien » : quelques lectures et films
Dans le Parlement des invisibles, Pierre Rosanvallon rappelle le rôle des grands romans du XIXe siècle : « Balzac, Hugo, Flaubert ou Zola, pour ne mentionner que les géants, ont mêlé l’exploration de l’intime et la saisie du collectif, dépassé l’opposition entre le registre de la fiction et celui de la pensée ». La collection Raconter la vie, maintenant arrêtée, avait l’ambition, non seulement de raconter les vies ordinaires, mais aussi, grâce à ça, d’ouvrir la voie « à la définition de nouvelles catégories d’analyse permettant de mieux saisir les problèmes et les potentialités de la société ».
« Rien à foutre » de Emmanuel Marre et Julie Lecoustre, une autre façon de faire un film
Cassandre, l’héroïne du film Rien à foutre, incarne le travail pris sur le vif, en situation réelle, d’une jeune hôtesse de l’air récemment embauchée dans une compagnie low cost. Elle est encore en apprentissage d’un « métier de rêve/de merde », selon le regard que l’on porte dessus. Yves Baunay est un des animateurs de l’Institut de recherche de la FSU, de l’association Travail et Politique, des Ateliers Travail et Démocratie… qui l’aident à « transformer son regard sur le travail et sur le monde ». Il analyse le film.