Travailler ensemble : ce que nous dit Richard Sennett

On gagne toujours à fréquenter les écrits de Richard Sennett. Ils nous donnent une longueur d'avance sur ce qui nous attend. Son dernier livre ne fait pas exception. Dans son ouvrage sans doute le plus célèbre en France, « Le travail sans qualités », il pointait les effets délétères du « travail jetable » et de ce qui allait devenir la décennie de la précarisation du travail. Dans « La culture du nouveau capitalisme » paru en 2006 aux Etats-Unis, deux ans avant la chute de Lehman Brothers et ce qui allait s'en suivre, il nous alertait sur les conséquences de l'envahissement de la sphère sociale par les normes de la finance. Enfin, dans « Ce que sait la main - La culture de l'artisanat » il se livrait à une critique acérée du taylorisme et des effets néfastes engendrés par la séparation de la tête et de la main, des tâches de conception et d'exécution. « Ensemble - Pour une éthique de la coopération », paru cette année chez Albin Michel, est la poursuite de ce fil qui ne lâche jamais la thématique du travail mais s'autorise de multiples incursions.

Comment en finir avec la bureaucratie syndicale ?

Démocratie syndicale et participation active des militants sont les deux faces d'une même médaille, qu'il s'agisse d'organisations syndicales nationales ou internationales. Historiquement, les syndicats ont presque toujours été créés et dirigés par des travailleurs qui consacraient leur temps libre à la cause syndicale. Au fil du temps,les syndicats ont développé des structures administratives et techniques, dirigées par des syndicalistes permanents. Cela ne peut plus durer selon Vasco Pedrina, secrétaire national de la fédération syndicale suisse Unia.

Par |2018-12-17T10:15:13+02:0014 octobre 2012|Mots-clés : , , , , , , , |