Chroniques
Le capital que je ne suis pas. Mettre l’économie et le numérique au service de l’avenir
Les ouvrages sur l’impact de l’Intelligence artificielle (IA) et plus largement de l’omniprésence du numérique dans nos vies personnelles et professionnelles, sont nombreux, et c’est une bonne chose. J’ai eu l’opportunité en 2022 de contribuer à l’un d’eux : Pour un numérique au service du bien commun. Des plus technophiles aux plus techno-rétifs, rares sont ceux qui ne s’inquiètent pas des conséquences sur l’organisation du travail, l’éducation, les relations sociales, ou la formation psychique des très jeunes enfants, d’une utilisation sans limites et sans réflexion. Signes de cette inquiétude et de la difficulté à nommer les changements en cours, peu importe qu’ils anticipent l’apocalypse ou au contraire la résolution de tous nos malheurs privés et publics grâce à la technoscience, ils sont vite qualifiés d’historiques, de civilisationnels ou d’anthropologiques. Rien que ça.
Dossier « Verdir le dialogue social » : à la recherche d’un chemin dans un labyrinthe de contradictions.
Metis a souhaité proposer un dossier très complet sur ces problématiques complexes parfois dénommées « Travail et écologie », « Dialogue social et environnement ». La loi « Climat et résilience » prévoit que les instances représentatives du personnel (principalement le CSE) doivent faire valoir un avis sur les conséquences environnementales d’un projet de leur entreprise : bien peu le font.
« Le chemin vers la sobriété de masse reste à inventer »
Il faut nous confronter à l’urgence écologique. Dénoncer les fausses évidences, éviter la consensuelle bien-pensance pour chercher une nouvelle boussole et tracer des chemins pluriels. A propos du livre de Pierre Veltz L’Économie désirable. Sortir du thermofossile.
Pas de Vagues de Teddy Lussi-Modeste
Julien existe. Il est ce professeur de français nommé en début de carrière dans un collège de banlieue parisienne. Il a une haute idée de son métier. Il se voit comme « le prof dont on se souvient parce qu’il a été celui qui a changé ma vie ». Il aimerait mieux connaître ses élèves, cherche la complicité, les sollicite, récompense les meilleurs. Jusqu’au moment où il évoque la nouvelle coiffure de Leslie pour expliquer ce qu’est un compliment. Le tout afin de débattre du poème le plus célèbre de Pierre de Ronsard et du sens du mot séduction. Leslie, élève renfermée, mal dans sa peau, ne réagit pas dans le brouhaha que la remarque suscite. À froid, elle rédige une lettre adressée au Conseiller Principal d’éducation (CPE) dénonçant une tentative de séduction de la part de Julien.
Radar Travail Environnement, rencontre avec Fabienne Tatot
En 2022, l’UGICT (Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens-CGT) a lancé son Radar Travail Environnement. Outil au service des salariés, acteurs des solutions à venir et du développement des commissions Environnement dans les Comités économiques et sociaux (CSE), la décision est prise de le déployer au niveau Confédéral de la CGT. Pour cela le travail de formation réalisé par la commission confédérale ETAP (Environnement et Transformation de l’Appareil Productif) est essentiel. Fabienne Tatot, secrétaire nationale de l’UGICT, membre du CESE, pilote ce Radar Travail Environnement. Michèle Tallard l’a rencontrée pour Metis.
Conjuguer progrès et sobriété
Nous vivons depuis bien longtemps dans une société du travail et de la croissance synonyme de progrès. Beaucoup remettent en cause son évidence. La crise sanitaire y contribue à sa manière. Au-delà des comportements individuels, la sobriété collective est-elle à l’ordre du jour ? À partir de ses lectures, Jean-Marie Bergère dessine des chemins.