Bibliothèque2018-12-01T08:02:03+02:00

Bibliothèque

Etranges étrangers

Mai 2018. Deux livres-manifestes sortent, Noire N'est pas mon métier et Vaincre Nos peurs et tendre la main. Ils dénoncent la « peur au carré » qui se propage et pousse à exclure plutôt qu'à accueillir, à trier entre les humains pour mettre à distance ceux qui le seraient moins. Ces livres émanent d'univers très différents et s'alarment de situations dont certaines sont assurément plus dramatiques. Ils disent tous les deux notre incapacité, celle des sociétés occidentales, à être hospitaliers ou simplement fraternels envers ces « étranges étrangers », qu'ils viennent du bout du monde ou soient nés ici. Ils disent aussi « qu'une nouvelle société est en train de naître qui refuse d'être acculée à la peur », et que « nous n'avons que les chaînes de nos préjugés à perdre ».

Utopies réelles

L'affaire serait entendue. Foin des utopies comme de leur contraire d'ailleurs, les dystopies. Nous ne devons ni rêver ni craindre, travaillons à « réparer notre pays ». Soyons efficaces est notre mantra, le consumérisme notre quotidien et le présent notre horizon. Michel Houellebecq peut conclure à l'impossibilité d'une île : « Le bonheur n'était pas un horizon possible ».

Le travail d’une attachée parlementaire

En 2016, Jean-Marie Bergère a publié sur le site Raconter la vie, dont Metis a souvent parlé, le portrait d'une attachée parlementaire au Sénat, sous le titre Dans la fabrique des lois : le parcours, le travail d'Amélie, ses satisfactions et ses limites. En voici quelques extraits, juste pour le clin d'oeil et vous donner envie d'aller sur le site

A propos du livre de Yanis Varoufakis, Et Les faibles subissent ce qu’ils doivent ?

Il est décidément difficile de vouloir occuper deux chaises à la fois, celle de l'homme politique, celle de l'universitaire. On remplit mal deux fonctions qui ne répondent pas aux mêmes objectifs, ce qui les réduit au plus petit dénominateur commun, le registre de la rhétorique. Mais qu'y a-t-il dessous ? Des faits, des propositions à la hauteur des enjeux, le vide ? Le lecteur ne peut que se poser la question face au livre de Yanis Varoufakis

Un Chemin de tables

J'espère que de nombreux lecteurs de Metis ont plaisir et intérêt à lire les « petits livres » de la collection « Raconter la vie » que nous avons souvent évoquée. Un Chemin de tables, écrit par la romancière Maylis de Kerangal, témoigne de l'importance - comme souvent pour parler du travail - de l'attachement aux parcours. Ici, c'est celui de Mauro, hésitant entre de bonnes études d'économie et sa passion pour la cuisine. Et enchainant des expériences hautes en contrastes.

A l’Abattoir ou le travail ouvrier aujourd’hui

Stéphane Geffroy n'est pas le moins du monde romancier, et c'est le fil même de sa vie d'ouvrier, de sa rude vie d'ouvrier dans un abattoir qui est la trame de son livre. Quand on prononce le mot « usine », on a le plus souvent aujourd'hui des images de robots, d'automates, de lignes de production impeccables. On n'aime pas trop penser à l'agro-alimentaire, et encore moins aux abattoirs, à la « tuerie », indispensable étape de la préparation et du conditionnement de ce que nous allons trouver dans nos assiettes. Metis vous invite à revenir sur cette lecture de mai 2016.