Les corps intermédiaires2019-06-24T16:54:13+02:00

Dossier : Les corps intermédiaires

On n’a jamais autant utilisé cette expression pour désigner comme étant un intermédiaire, tout ce qui peut exister entre le pouvoir politique au sommet et les citoyens, salariés, ou habitants d’un pays. Comme si toute organisation ou instance de consultation était un « corps » réputé vieillissant voire caduc. La question vaut bien quelques explorations.

Le manager, corps intermédiaire ou acteur du dialogue professionnel ?

Les modes managériales sont impitoyables : qu’il s’agisse hier du lean management ou du modèle de l’entreprise libérée ou bien aujourd’hui du management agile, la solution est toute trouvée : réduisons ce management qualifié d’intermédiaire, comme les corps du même nom, réputés pour leur indécrottable conservatisme et leur pratique extensive de la résistance au changement. Dans l’ouvrage qu’il a dirigé et publié sous le titre L'Entreprise délibérée ; Refonder le management par le dialogue, Mathieu Detchessahar nous propose un diagnostic et des pistes d’action autrement plus subtils.

17 juillet 2019|Catégories : Bibliothèque, Corps intermédiaires|0 commentaire

L’évaluation à plusieurs : ingrédient de la démocratie

Le Conseil national d’évaluations de la formation professionnelle (CNEFP) a fonctionné de 2011 à 2018. Michèle Tallard l’a présidé de fin 2015 à fin 2018, à la suite de Sandra Enlart. Jean-Louis Dayan y a participé en tant que « personnalité qualifiée ». Créé de par la volonté des partenaires sociaux, ce Conseil a été une instance d’évaluation inscrite dans la sphère paritaire, de partage et de propositions dans le domaine de la formation professionnelle continue. Michèle Tallard et Jean-Louis Dayan reviennent sur cette expérience et se demandent comment caractériser ce type d’instance. Corps intermédiaire, outil d’aide à la décision ou tout simplement ingrédient de la démocratie ?

Corps intermédiaires et défiance en démocratie

Réfléchir au rôle et à la responsabilité des corps intermédiaires, c’est réfléchir aux forces qui animent les démocraties, ou au contraire les menacent. A partir notamment des travaux de Pierre Rosanvallon, Jean-Marie Bergère analyse les différentes expressions de la société civile et plaide pour qu’elles soient pleinement reconnues au sein de démocraties qui ne soient pas seulement un mode de gouvernement mais aussi un art de vivre en société. Il y va de leur survie.

23 juin 2019|Catégories : Analyses, Corps intermédiaires|0 commentaire