L’évaluation à plusieurs : ingrédient de la démocratie

Le Conseil national d’évaluations de la formation professionnelle (CNEFP) a fonctionné de 2011 à 2018. Michèle Tallard l’a présidé de fin 2015 à fin 2018, à la suite de Sandra Enlart. Jean-Louis Dayan y a participé en tant que « personnalité qualifiée ». Créé de par la volonté des partenaires sociaux, ce Conseil a été une instance d’évaluation inscrite dans la sphère paritaire, de partage et de propositions dans le domaine de la formation professionnelle continue. Michèle Tallard et Jean-Louis Dayan reviennent sur cette expérience et se demandent comment caractériser ce type d’instance. Corps intermédiaire, outil d’aide à la décision ou tout simplement ingrédient de la démocratie ?

La coopération européenne en matière de formation professionnelle : de la coordination à la convergence

Le Brexit en est la preuve, l’information claire et largement diffusée des avantages apportés par la construction européenne au fonctionnement des sociétés et au bien-être des citoyens manque. La raison tient à la complexité des influences et des avancées, mais aussi aux réticences de nos gouvernants à attribuer à l’Europe des mérites qu’ils préfèrent revendiquer comme leurs tout en en faisant le bouc émissaire des difficultés rencontrées. La politique européenne dans le secteur de la formation professionnelle est un bon exemple : il est bon d’en rappeler les étapes et de démêler les fils des influences croisées avec les politiques nationales.

Par |2019-05-13T14:12:11+01:0010 mai 2019|Mots-clés : , , , , |

La formation professionnelle initiale en France : deux systèmes, deux réformes et toujours un problème

Quand un jeune vous dit « je suis au lycée », cela veut dire « lycée général ». Sinon on dit « lycée professionnel ». Il y a deux voies possibles. La voie professionnelle se divise en deux : dans le système éducatif ou en alternance avec un contrat de travail en entreprise. Et l'alternance peut se concrétiser par un contrat d'apprentissage ou un contrat de professionnalisation. Qu'apportent de neuf la loi « sur la liberté de choisir son avenir professionnel » de Muriel Pénicaud et la réforme de la voie professionnelle de Jean-Michel Blanquer ? Jean-Louis Dayan analyse l'existant et ce qui change, et les forces et les faiblesses du système français.

Formation professionnelle et apprentissage : le choix libéral

Le projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » se discute en ce moment. Il devrait contenir des dispositions en matière de formation, d'assurance-chômage et d'apprentissage qui sécurisent les parcours professionnels. En somme, de la sécurité après la flexibilité : il faudra plusieurs années pour que le policy mix ainsi visé montre ses vertus. Mais il est déjà révélateur de s'interroger sur les concepts à l'œuvre. Pour André Gauron, La France loue le modèle allemand, mais imite le modèle anglais.

Réforme Macron : quel marché du travail pour le nouveau monde ?

Contrat de travail, négociation collective, représentation du personnel, Assurance chômage, formation professionnelle : la réforme du marché du travail promise par Emmanuel Macron touche à tout, et bientôt à son terme législatif. Comment caractériser ce gros pavé comprenant quelque 160 pages d'ordonnances et 96 pages de projet de loi, sans compter les accords interprofessionnels qui l'ont précédé ?

Les partenariats stratégiques d’Erasmus dans l’enseignement et la formation professionnels

Tout le monde connaît Erasmus, surtout depuis 2002 et la sortie de L'Auberge espagnole, le film tonique et réjouissant de Cédric Klapisch. L'année 2017 qui était celle des 30 ans d'Erasmus a donné lieu à de multiples célébrations qui ont vanté les succès de ce programme devenu Erasmus+. Ces manifestations ont rappelé les changements et les enrichissements introduits progressivement depuis 1987 : de l'ouverture aux apprentis, demandeurs d'emploi et migrants, à l'élargissement aux pays candidats à l'adhésion et aux autres pays hors UE pour les masters. Il est cependant un volet important d'Erasmus+ qui reste largement ignoré, celui des partenariats stratégiques qui représente une part considérable du budget. En janvier 2017, le journal Le Monde consacrait un supplément spécial de 8 pages aux 30 ans d'Erasmus sans dire un mot de ces partenariats.

Former pour et par le travail : passer aux actes !

Depuis 2014 le CESER Rhône-Alpes, puis Auvergne-Rhône-Alpes, a exploré les différentes facettes de la relation formation-travail à travers des contributions sur l'alternance, la formation des demandeurs d'emploi et des actifs occupés, en particulier les plus fragilisés. À la fin de sa mandature et à l'aube d'une nième réforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage, il a souhaité soumettre au débat ses contributions. Il l'a fait en partenariat avec l'AGEFOS-PME Auvergne-Rhône-Alpes, riche d'expériences concrètes, lors d'un colloque le 19 décembre dernier à Lyon.

Des mots et des choses de la formation professionnelle

Lorsque j'ai proposé de rédiger un article sur les différentes conceptions de la formation professionnelle en Europe à partir d'une publication récente du CEDEFOP, la rédactrice en chef m'a demandé s'il s'agissait de la formation professionnelle initiale ou continue, ou bien les deux. J'ai répondu les deux, mais la question montrait bien les ambiguïtés qui règnent en France à ce sujet.

Par |2019-05-30T11:38:40+01:0020 janvier 2018|Mots-clés : , , , , , , |

Formation professionelle : décryptage du « document d’orientation »

Après la réforme du Code du travail, avant celle de l'assurance chômage, est venu comme annoncé le tour de la formation professionnelle. Cette fois le gouvernement ne procède pas par ordonnances, mais il appelle syndicats et patronat à négocier au sommet, en énonçant dans un « document d'orientation » les changements qu'il juge nécessaires. L'exécutif ne souhaite pas voir les choses traîner : il veut un accord pour fin janvier 2018, qu'il puisse reprendre dans la loi dès avril. Rendu public mi-novembre, ce document d'orientation n'annonce pas le grand soir qu'appellent depuis longtemps de leurs vœux les détracteurs d'un système si souvent décrié.

2017-2022 : que faut-il changer dans la formation professionnelle ?

"Une réforme de la formation professionnelle est annoncée comme une des voies stratégiques d'action du nouveau Gouvernement. C'est quelque chose d'inusité, au-delà des bonnes paroles convenues sur les vertus de la formation." Anousheh Karvar qui a été coordinatrice des équipes du pôle social du mouvement En marche ! et Sandra Enlart, l'une des plus réputées expertes françaises de la formation professionnelle, ont débattu le 30 mai 2017 lors d'un amphi-débat organisé par l'UODC et Entreprise&Personnel. Retrouvez le débat dans cette vidéo séquencée de l'UODC.

Par |2019-05-30T11:44:25+01:0025 novembre 2017|Mots-clés : , , , , , |
Charger les articles suivants