Dossier : Verdir le dialogue social
La loi « Climat et résilience » prévoit que les IRP (principalement le CSE) doivent faire valoir un avis sur les conséquences environnementales d’un projet : bien peu le font.
Certains jeunes diplômés dans des start-up ou labos de grandes entreprises créent de nouveaux syndicats écolos (Le Printemps écologique par exemple). Les « super-diplômés » des grandes écoles ne voudraient plus aller dans les entreprises « polluantes ». Et trouvent que les questions environnementales n’ont pas assez de place dans leurs enseignements.
De leur côté, les organisations syndicales s’essaient à des rapprochements avec des ONG, des activistes du climat : c’est tout un champ nouveau qui s’ouvre et que Metis commence d’explorer.
Pacte du pouvoir de vivre : l’exemple de la ZFE de Lyon
Michel Weill est membre du comité de pilotage du club Convaincre-Rhône ; ce dernier a adhéré dès sa création au Pacte du pouvoir de vivre (PPV). À ce titre, il participe à l’animation du groupe local Lyon-Rhône. Les échanges qui y ont lieu et les initiatives qui y sont prises ne peuvent au sens étroit du terme être qualifiés de dialogue social. Mais la naissance même du PPV résulte du constat qu’il ne pouvait pas y avoir d’action sur les enjeux socio-écologiques sans lien avec des acteurs extérieurs à l’entreprise. Le social s’élargit inévitablement au sociétal… et prend de ce fait une dimension politique ! C’est ce que ce témoignage essaye de suggérer.
L’Afest pour construire les compétences de la transition : l’exemple d’Enedis
Frédérique Gérard, consultante accompagnatrice d’entreprise, vient de publier en décembre dernier, La formation en situation de travail. Le cas d’une grande entreprise de l’énergie, fruit de sa thèse de doctorat en Sciences de l’éducation réalisée chez ERDF (Enedis). Son ouvrage enrichit les travaux de la recherche en sciences humaines et sociales sur l’impact de l’Afest (Actions de formation en situation de travail) sur le développement des compétences et s’inscrit dans la continuité des expérimentations menées par l’Aract Haut-de-France. Carine Chavarochette l’a rencontré pour Metis.
Les salariés et la transformation écologique de leur entreprise
Paul Montjotin a une expérience d’élu du personnel en entreprise au titre du Printemps écologique ainsi qu’une réflexion personnelle sur les questions écologiques menée notamment au sein de l’institut Rousseau. Afin d’éclairer et de préciser les enjeux et le cadre pertinent au sein duquel les entreprises et les acteurs sociaux peuvent en débattre et agir, Jean-Marie Bergère l’a rencontré et interrogé.
Au Campus de la Transition
À beaucoup d’égards, le Campus de la Transition semble un objet singulier, original, qui ne rentre pas dans une case connue. C’est vrai aussi bien pour la philosophie de l’ensemble que pour les activités qui sont les siennes. Après s’être rendu sur place, Jean-Marie Bergère s’est entretenu avec Véronique Malé, co-dirigeante, déléguée à la formation et à la recherche.