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par euractiv

Faisant face aux réticences des marchés du crédit, à des clients mauvais payeurs et à la perte de confiance des consommateurs, les entreprises attendent de l’aide des gouvernements en ces temps difficiles. Le réseau de publications d’EurActiv donne un aperçu de la situation dans des pays européens clés.

aide aux pme

Les institutions européennes et les dirigeants des 27 ont pris des mesures exceptionnelles pour consolider leurs industries dans un contexte de récession économique sans précédent. Afin d’aider à apporter des lignes de crédit aux petites entreprises, la Banque européenne d’investissement (BEI) a débloqué une enveloppe de 30 milliards d’euros. Une mesure qui vient en complément des efforts de la Commission européenne pour réécrire la directive contre les retards de paiement. Les entreprises connaissent de sérieux problèmes de liquidités en raison de 270 milliards d’euros en factures impayées
Cependant, c’est surtout au niveau national que de réelles initiatives voient le jour. Certains gouvernements ont réduit les taxes professionnelles pour soutenir l’emploi, quand d’autres ont baissé leur TVA pour encourager la vente au détail. Plus nombreux encore sont ceux qui ont cherché à stimuler la demande en engageant des programmes de travaux publics.

POSITIONS :

France

En octobre 2008, le gouvernement a lancé un plan détaillé comprenant 22 milliards d’euros pour les PME, dont 17 milliards ont été distribués via les banques, celles-ci ayant signé un accord avec le gouvernement pour utiliser les fonds afin de financer des PME. Les établissements bancaires devront rendre des rapports mensuels pour démontrer qu’ils ont rempli leurs obligations.
Cinq milliards supplémentaires ont été alloués à OSEO, un organisme d’Etat chargé de soutenir l’innovation et le développement des PME, qui utilisera l’argent pour garantir le financement par les banques et les investisseurs en capitaux propres. Dans les vingt derniers mois, 5500 PME ont fait appel à OSEO, qui a accordé des prêts pour une somme totale de 450 millions d’euros.
De plus, le gouvernement français a décidé la suppression totale à l’horizon 2011 de l’impôt forfaitaire annuel pour les PME dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1,5 millions d’euros, et supprimera les taxes professionnelles sur les équipements et les biens immobiliers acquis avant le 31 décembre 2009.

Royaume-Uni

Les plans de relance de l’économie au Royaume-Uni tournent autour de la baisse des taxes professionnelles, une forme locale de taxation. Différents schémas ont été lancés à travers les régions britanniques. Les gouvernements déconcentrés d’Ecosse et d’Irlande du Nord ont également annoncé des mesures de baisse des taxes pour certaines PME.
Le gouvernement écossais a complètement abandonné les taxes professionnelles pour les entreprises installées dans des locaux dont la valeur imposable est inférieure à 8 000 livres (9 100 euros). A cela s’ajoutent des réductions pour toutes les entreprises dont les bâtiments ont une valeur imposable cumulée de moins de 15 000 livres, soit l’équivalent de 17 000 euros.
Un schéma de cette nature n’est pas encore disponible pour les petites entreprises en Angleterre ou au Pays de Galles, mais l’exécutif nord-irlandais a dévoilé un plan visant à introduire un allègement automatique de taxes lors du prochain exercice financier.
Le gouvernement a abaissé le taux de TVA de 17,5% à 15% dans l’espoir de stimuler l’activité des entreprises et la confiance des consommateurs.
Une nouvelle garantie financière pour les entreprises, d’un montant de 1,3 milliard d’euros, a aussi été annoncée. Elle viendra en soutien des prêts bancaires d’un montant oscillant entre 1000 et 1 million de livres délivrés jusqu’au 31 mars 2010. Cette garantie peut être utilisée pour soutenir de nouveaux prêts, pour refinancer des prêts existants lorsque le prêt subit un risque en raison de la détérioration du niveau de sécurité, ou pour convertir un découvert existant afin de libérer la capacité de satisfaire les exigences des fonds de roulement.

Italie

En avril, le gouvernement italien a approuvé un plan visant à augmenter le budget du « Fondo di Garanzia’s » (un fonds de garantie pour les subventions), qui passe de 500 000 à 1,5 million d’euros. Cette décision fait partie d’un décret d’urgence visant à aider les entreprises à éviter la faillite. Des mesures permettant de rationaliser les paiements de TVA et de lutter contre les retards de paiement sont aussi dans les projets du gouvernement.
Des groupes de pression de PME ont appelé à l’octroi de crédits supplémentaires, à la diminution des lourdeurs administratives, et à l’accélération de la mise en œuvre de lois existantes en faveur des entreprises. Le gouvernement s’efforce d’améliorer le marché de l’emploi et de promouvoir la formation professionnelle des travailleurs au moyen d’un fonds, doté de 8 milliards d’euros, visant à mettre à jour les compétences des salariés, à les accompagner et à soutenir les salaires.
Des études menées en Italie montrent que les entreprises dirigées par des femmes s’en tirent mieux que celles dirigées par leurs homologues masculins. Un document publié en mars indique qu’un nombre plus important d’hommes que de femmes à la tête d’entreprises a mis la clef sous la porte.

Pour consulter l’intégralité de l’article et notamment les positions en Irlande, République tcèque, Roumanie, Slovaquie, voir : Euractiv .fr

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