Les articles de Martin Richer
J’aime le débat, la délibération informée, folâtrer sur « la toile », lire et apprécier la vie.
J’ai effectué la plus grande partie de mon parcours professionnel dans le Conseil et le marketing de solutions de haute technologie en France et aux États-Unis. J’ai notamment été directeur du marketing d’Oracle Europe et Vice-Président Europe de BroadVision. J’ai rejoint le Groupe Alpha en 2003 et j’ai intégré son Comité Exécutif tout en assumant la direction générale de sa filiale la plus importante (600 consultants) de 2007 à 2011. Depuis 2012, j’exerce mes activités de conseil dans le domaine de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au sein du cabinet que j’ai créé, Management & RSE. Je suis aussi administrateur du think tank Terra Nova dont j’anime le pôle Entreprise, Travail & Emploi. Je fais partie du corps enseignant du Master Ressources Humaines & Responsabilité Sociale de l’Entreprise de l’IAE de Paris, au sein de l’Université Paris 1 Sorbonne et je dirige l'Executive Master Trajectoires Dirigeants de Sciences Po Paris.
J’ai assisté avec intérêt au Congrès européen des entreprises à mission, qui s’est tenu le 16 mai 2024 à la Maison de la Mutualité. Au cours de ce Congrès, la Communauté des sociétés à mission (CEM), qui fédère ces dernières en France, a réaffirmé son objectif de « proposer une directive sur une société à mission européenne » afin de généraliser au sein de l’Union européenne (UE), les « purpose-driven companies ». Quelles sont les chances d’y parvenir et quelle forme pourrait prendre ce cadre de gouvernance commun, qui permettrait un statut d’entreprise reconnu dans tous les pays membres ?
Depuis le début de l'année 2024, la directive européenne CSRD est en vigueur, imposant aux entreprises des normes de rapport extra-financier. Cette mesure vise à accroître la transparence des informations concernant leurs initiatives en matière de "durabilité". En juin 2021, Martin Richer en parlait dans cet article que nous republions.
Comment mesurer la performance et les impacts d’une entreprise sur le réchauffement climatique, sur la protection de la biodiversité, sur le recyclage des matières premières ? Dans ces domaines complexes, les instruments portent le nom barbare de données extra-financières. Notre vaillant ministre des Finances s’est courageusement opposé à la vente d’une chaîne de supermarchés à des investisseurs canadiens. Si les légumineuses calibrées et les boîtes de petits pois sont des produits stratégiques, qu’en sera-t-il de l’information extra-financière ? Cette information que presque toutes les entreprises devront prochainement produire permet tout simplement d’évaluer leur performance, de guider les choix de gestion de leurs dirigeants et d’orienter les investissements.
Les Collectifs sont un exemple particulièrement intéressant de levier de transformation venant du terrain. Ce sont des organisations, souvent informelles, qui se sont spontanément créées dans les entreprises dans le but de contribuer à leur transition écologique et sociale et de l’accélérer. Entretien avec Marion Rosenstiehl, qui en est une cheville ouvrière au sein du Groupe Suez.
« Que sait-on du travail ? » La Bible utilise le même mot pour "connaître" et pour "faire l’amour". Alors, ce livre roboratif publié en octobre va-t-il contribuer à nous faire aimer le travail ? Oui, certainement, car il invite à reconsidérer le reconsidérer comme facteur d’épanouissement pour les salariés et levier d’action pour apporter du progrès dans nos entreprises, trop longtemps aveuglées par l’omnipotence de l’emploi.
Trop souvent les politiques publiques n’atteignent pas leurs objectifs. On s’y habitue. Mais voilà un cas d’une politique efficace, que tous les managers, professionnels RH et travailleurs ont pu expérimenter concrètement : la réforme du CPF, compte personnel de formation, accessible sur une application, a si bien réussi qu’elle a fini par coûter plus cher qu’attendu, si bien que les pouvoirs publics font leurs meilleurs efforts pour la faire échouer. Avec un succès indéniable ! Cet article a été publié sur le blog Management et RSE.
En plus d’être citoyens, nous sommes (souvent) travailleurs et (presque toujours) consommateurs. Mais ce qui change, c’est que nous sommes en recherche de congruence, c’est-à-dire que nous essayons de faire en sorte que ces différents rôles ne se trouvent pas en contradiction. De même, les mutations du travail et de la consommation sont en interactions permanentes.
Responsable du mécénat de Terra Nova et auteure de plusieurs études sur les mutations de la consommation, Suzanne Gorge nous montre que la consommation, ancrée dans les usages et les pratiques sociales, ne change pas aussi vite que nous le pensons… et que nous le souhaiterions. Propos recueillis par Martin Richer.
Toute organisation se régule selon trois boucles de dialogue, qui organisent la résolution des différences de points de vue, recherchent l’adhésion et le consentement des acteurs sociaux et diffusent les compromis ou les conclusions auxquels ils sont parvenus. Chacune de ces boucles de dialogue (ou de régulation) gagnerait à mieux prendre en compte le travail réel. Sur ce chemin escarpé, les échos des Assises du Travail nous suggèrent quelques pistes d’action.
Alors que le débat sur les retraites s’égare dans une confrontation stérile parce qu’il se refuse à mettre au centre de la discussion la question pourtant essentielle du travail, les Assises du Travail ont été ouvertes le 2 décembre dernier. Mais pourquoi donc ces Assises ne viendraient-elles pas nourrir ce qui se joue dans la réforme des retraites : une réactualisation de notre rapport au travail ?
Terra Nova, qui considère depuis longtemps le télétravail comme un « levier majeur d’amélioration des conditions de travail » , se devait de remettre le sujet sur l’établi après la crise sanitaire et les confinements qui ont vu se déployer le télétravail à une échelle inconcevable auparavant. Metis a interviewé Martin Richer qui a présidé le groupe de travail à l’origine du rapport : « Comment les nouvelles organisations du travail transforment l’entreprise : pour un travail hybride socialement responsable ».
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