Les articles de Jean-Marie Bergère

Directeur d’une Agence régionale de développement économique de 1994 à 2001, puis de l’Association Développement et Emploi, devenue ASTREES, de 2002 à 2011. Président du Comité Emploi à la Fondation de France de 2012 à 2018. Membre du Conseil Scientifique de l’Observatoire des cadres et du management. Consultant et formateur indépendant. Philosophe de formation, cinéphile depuis toujours, curieux de tout et raisonnablement éclectique.

Les Ateliers à Castres : coopération à tous les étages

Metis a visité Les Ateliers, un pôle territorial de coopération économique (PTCE) à Castres dédié à l'activité tarnaise durable. Un lieu de rencontres, de mixité... et d'innovation !

Human flow de Ai Weiwei

Human flow, le film de Ai Weiwei sur les migrants, montre deux réalités le plus souvent absentes de nos débats en France et en Europe. Tourné dans 23 pays, dont certains accueillent plusieurs millions de réfugiés depuis des décennies, nous ne pourrons plus penser que nous accueillons toute la misère du monde tant notre part est infime. Tourné dans une quarantaine de « camps », administrés par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) ou camps « sauvages », le documentaire donne la parole aux réfugiés, il filme les enfants sur la route de l'exil. Nous ne pourrons pas dire que nous ne connaissions pas « ces gens-là » et que nous croyions qu'ils étaient d'un autre monde, d'une autre humanité que la nôtre.

Par |2019-05-15T11:42:45+02:0017 février 2018|Mots-clés : , , , , , , , |

Utopies réelles

L'affaire serait entendue. Foin des utopies comme de leur contraire d'ailleurs, les dystopies. Nous ne devons ni rêver ni craindre, travaillons à « réparer notre pays ». Soyons efficaces est notre mantra, le consumérisme notre quotidien et le présent notre horizon. Michel Houellebecq peut conclure à l'impossibilité d'une île : « Le bonheur n'était pas un horizon possible ».

Zones blanches

Le 21e siècle devait être celui des réseaux et de la glocalisation, « une économie dominée par le global et le local, où l'Etat n'est plus maître du jeu ». Les clusters, les pôles d'excellence, de compétitivité ou de coopération, les métropoles « propices à la rencontre entre la recherche, la finance et l'innovation » étaient l'objet de toutes les attentions, les circuits courts étaient parés de toutes les vertus économiques, sociales et environnementales.

La surface de réparation

Frank sait tout faire. Comme ces nouveaux concierges qui s'installent en entreprise, dans les quartiers ou les villages, il peut nourrir l'animal de compagnie en l'absence du propriétaire, trouver in extremis un cadeau pour le père négligent qui part fêter l'anniversaire de son fils, accompagner chez un garagiste disponible, faire la chasse aux substances interdites et remettre sur pieds avant l'aube le mari infidèle. L'éventail de ses activités est très large, ses horaires à rallonge. Frank ne peut rien refuser ni à son unique client, le Président d'un Club de foot professionnel, ni aux « bénéficiaires » de ses services, les joueurs de ce même club.

Le travail, parlons-en !

Le dossier de Metis Travail et langage évoque à la fois le rôle du langage, et des langues, dans le travail, mais aussi les mots et les manières de parler du travail. En 2017, la CFDT a titré « Parlons-travail » sa grande enquête. D'où la reprise de cet article de Jean-Marie Bergère publié en 2013, qui n'a rien perdu de son actualité et témoigne de ce qu'il n'est pas si facile de parler du travail :

Vous faites quoi dans la vie ?

Savez-vous qu'une paludière commence sa journée en souhaitant « bien le bonjour » au couple de cygnes qui l'attend chaque matin ? Jean-Marie Bergère revient sur ces récits de travails, racontés de façon minutieuse et touchante à la première personne, que Patrice Bride et Pierre Madiot nous offrent dans leur livre Vous Faites quoi dans la vie ?

Numéro Une

Étrange démonstration que celle proposée par Tonie Marshall. Emmanuelle Blachey, pas encore quarante ans, est une femme comblée. Membre du Comité de direction d'une entreprise industrielle, polytechnicienne, souriante, elle a l'oreille de son patron. Elle seule parle couramment chinois, avantage incomparable pour s'imposer sur un marché stratégique. Cette position suscite quelques jalousies et quelques piques, mais une courtoisie de bon aloi les rend supportables. Certes, Emmanuelle travaille beaucoup, mais elle prend le temps d'accompagner son fils à l'école, de rendre visite à son père hospitalisé et d'embrasser son mari, lui-même très occupé et souvent en déplacement.

Repenser la formation, repenser le travail

Alors qu'une nouvelle réforme de la formation professionnelle est annoncée, l'AFPA, le CNAM et la revue Éducation permanente organisaient le 14 septembre une journée d'étude « Analyses du travail et intentions formatives ». Car la formation se pense. Car les stages et les bancs de l'école ne font pas tout. Car on peut apprendre, mais aussi désapprendre en situation de travail. Car les entreprises doivent faire confiance en l'expertise de leurs salariés. Jean-Marie Bergère a assisté à cette journée et y retourne dans ce papier pour les lecteurs de Metis.

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