Leurs Enfants après eux : Anthony, Steph et Hacine sont-ils devenus des gilets jaunes ?

Roman de la fièvre des corps et du destin social, Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu, prix Goncourt 2018, est un livre qui nous éclaire sur la France péri-urbaine enflammée depuis le 17 novembre. Mis en scène dans la ville fictive de Heillange en Moselle, entre 1992 et 1998, les personnages sont animés d'une vie qui va bien au-delà du roman. Et l'on ne peut faire autrement, en le refermant, que se demander quelle sorte de gilets jaunes les héros pourraient être aujourd'hui.

Fief : un vrai conte philosophique sur des jeunes qui attendent

Un premier roman, prix des lecteurs Inter 2018. C'est un livre à lire et que l'on lit d'une traite : ce n'est pas qu'il s'y passe beaucoup de choses, ou alors des choses répétitives, ou alors assez ténues.

Par |2019-08-05T14:33:49+02:0024 septembre 2018|Mots-clés : , , , , , , , , |

La France des Belhoumi – Travail et famille, ou le malheur d’être un garçon

Voilà un beau roman familial, et aussi un livre de sociologue, pour l'été : La France des Belhoumi, portraits de famille de Stéphane Beaud. Une double histoire : celle de la fratrie - huit enfants quand même ! certains nés en Algérie, les suivants en France - et de leurs parents, mais aussi celle du chemin fait par le sociologue avec cette famille pendant cinq ans. Avec une leçon : l'intégration se fait !

Etranges étrangers

Mai 2018. Deux livres-manifestes sortent, Noire N'est pas mon métier et Vaincre Nos peurs et tendre la main. Ils dénoncent la « peur au carré » qui se propage et pousse à exclure plutôt qu'à accueillir, à trier entre les humains pour mettre à distance ceux qui le seraient moins. Ces livres émanent d'univers très différents et s'alarment de situations dont certaines sont assurément plus dramatiques. Ils disent tous les deux notre incapacité, celle des sociétés occidentales, à être hospitaliers ou simplement fraternels envers ces « étranges étrangers », qu'ils viennent du bout du monde ou soient nés ici. Ils disent aussi « qu'une nouvelle société est en train de naître qui refuse d'être acculée à la peur », et que « nous n'avons que les chaînes de nos préjugés à perdre ».

Utopies réelles

L'affaire serait entendue. Foin des utopies comme de leur contraire d'ailleurs, les dystopies. Nous ne devons ni rêver ni craindre, travaillons à « réparer notre pays ». Soyons efficaces est notre mantra, le consumérisme notre quotidien et le présent notre horizon. Michel Houellebecq peut conclure à l'impossibilité d'une île : « Le bonheur n'était pas un horizon possible ».

La Présence idéale d’Eduardo Berti auprès des soignants du CHU de Rouen

De quelle présence l'écrivain argentin Eduardo Berti nous entretient-il dans son dernier roman ? La présence auprès de leurs patients de ces soignants du CHU de Rouen qu'il a observé durant plusieurs semaines ? On a successivement affaire à des médecins, des infirmières, des internes, des brancardiers, des aides-soignantes, des psychologues et même une lectrice bénévole.

Critique des banques… par un banquier

Errare humanum est, perseverare diabolicum. La pensée dogmatique conduit à des situations de crise, l'ignorer est pire encore. Lord Adair Turner est un des grands prêtres de la finance anglaise et mondiale. Il a publié Reprendre Le contrôle de la dette - Pour une réforme radicale du système financier.« Je croyais comprendre les risques du système financier, mais, sur certains points, je me trompais ». La crise de 2008 et ses suites ont été son chemin de Damas.Il a publié en 2015 ce livre sous le titre Between debt and the devil : Money, Credit and Fixing Global Finance après deux ans de recherches menées dans la cadre de l'Institute for New Economic Thinking. Il a pu approfondir son analyse et apporter des éléments puissants pour combattre les idées mainstrean car dit-il « les idées comptent. Elles influencent considérablement les postulats sur lesquels les décideurs s'appuient pour faire des choix concrets de politique économique ».

Le Grand marin : le travail-passion

Le dernier Prix du roman du travail et de l'entreprise, porté par Technologia et Place de la Médiation, et dont Denis Maillard a décrit dans Metis les ambitions, a consacré le livre de Catherine Poulain, Le Grand marin. Un choix étonnant. C'est un livre superbe, récit, auto-fiction, en tout cas une belle lecture pour l'été : un premier roman, mais un roman au sens plein de terme, dans lequel tout est vrai et tout est faux en même temps.

Une plongée profonde dans les vies au travail : Patricia, Romain, Nabila et les autres

La puissante silhouette de François Chérèque n'arpente plus les couloirs du boulevard de La Villette ni ceux de l'Inspection générale des affaires sociales où il avait entrepris avec enthousiasme d'exercer un nouveau métier. C'était un homme BIEN. Je ne vois pas de mot plus simple, plus vrai pour le définir

Le travail d’une attachée parlementaire

En 2016, Jean-Marie Bergère a publié sur le site Raconter la vie, dont Metis a souvent parlé, le portrait d'une attachée parlementaire au Sénat, sous le titre Dans la fabrique des lois : le parcours, le travail d'Amélie, ses satisfactions et ses limites. En voici quelques extraits, juste pour le clin d'oeil et vous donner envie d'aller sur le site

Par |2019-05-15T12:03:05+02:0030 janvier 2017|Mots-clés : , , , , |
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