Le livre de Suzy Canivenc et Marie-Laure Cahier, Le Travail à distance dessine-t-il le futur du travail ? est l’un des plus complets qui soient. Issu d’un groupe de travail porté par la Chaire Futurs de l’Industrie et du travail (MinesParisTech), il a été conçu et écrit à partir de nombreuses auditions et d’une documentation française et internationale très large.
Les partenaires sociaux, à l’appel du MEDEF, à l’exception de la CGT, ont entrepris une évaluation « autonome » des dispositions relatives à la formation professionnelle et à l’apprentissage, de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018 qui devait être le « big bang » de la formation. Jean-Marie Luttringer en fait une analyse juridique et conceptuelle.
Metis s’est associé avec la CFDT Cadres et l’Observatoire des Cadres et du management (ODC) pour éditer u [...]
Alors que l’urgence climatique s’est progressivement installée au cœur du débat public, l’action publique en matière environnementale cristallise les contestations depuis le mouvement des gilets jaunes en 2018 jusqu’au projet de loi climat. Uniquement appréhendée par le prisme de l’État, la question climatique gagnerait à être pensée dans une démarche de négociation collective pour dépasser l’antagonisme récurrent entre la « fin du mois » et la « fin du monde ». C’est la logique dans laquelle s’inscrit le mouvement de l’éco-syndicalisme.
On n’a jamais autant parlé du travail réel que depuis l’arrivée de la pandémie : le caractère indispensable du travail plus ou moins visible des uns et des autres pour notre vie quotidienne ; le travail qui se transforme et qui se fait à distance… Le livre collectif d’Yves Clot, Jean-Yves Bonnefond, Antoine Bonnemain et Mylène Zitoun Le Prix du travail bien fait porte sur des démarches conduites avant le Covid, mais ne se prive pas de tirer quelques leçons de la pandémie. C’est tout son prix !
C’était il y a un an, au sortir de la première vague. Aussitôt après avoir rendu hommage aux soignants pour avoir su faire front, Emmanuel Macron saluait ceux de la « deuxième ligne ». « Il nous faudra nous rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ». D’où, après le « Ségur de la santé » en juillet, l’ouverture par la Conférence du dialogue social d’octobre 2020 de ce second chantier. Chargée avec Sophie Moreau-Follenfant d’éclairer les débats, Christine Erhel fait pour Metis le point sur sa mission.
Alors que la crise sanitaire génère de nouvelles différenciations sociales, il est bon d’avoir en tête le fond de tableau. Le livre collectif Sociologie des classes populaires contemporaines apporte une richesse et une subtilité de réflexion sur les réalités sociales actuelles, les mondes qui composent la société française.
De nombreuses femmes - parce que ce sont surtout des femmes - exercent un emploi de services à la personne en se rendant au domicile de leurs clients : il s'agit des femmes de ménage, infirmières, auxiliaires de vie ou aides à domiciles. Le lieu de travail est alors structurant de leur activité. Parmi ces emplois, celui des aides à domicile pour personnes âgées présente des spécificités en combinant l'exercice d'un travail salarié dans plusieurs lieux de travail dispersés avec un lien de subordination ambiguë. Ces particularités sont présentées à partir de différents travaux de sociologues.
La revalorisation de certains emplois, invisibles, déconsidérés, faiblement rémunérés, semble être à l’ordre du jour. Mais comment s’y prendre concrètement ? Identifier les contenus de travail, prendre en compte les aspirations sociales et le corps social dans son ensemble. Philippe Denimal, sociologue du travail et consultant, explicite les acquis de son expérience d’intervention dans des entreprises et des branches professionnelles.
Les facteurs appartiennent au quotidien de chacun de nous. À nos imaginaires aussi (Tati bien sûr et d’autres images de films). Mais comment a évolué leur travail ? Comment est-il organisé (ou inorganisé) ? Nicolas Jounin a enquêté pour son livre Le Caché de la Poste.
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