Depuis le « grand confinement » du printemps 2020, le télétravail a donné lieu à de nombreuses enquêtes. Metis en a souvent rendu compte. Il est plus rare d’entrer dans le quotidien d’une entreprise qui s’est livrée à un retour d’expérience approfondi sur le sujet. Res publica nous a donné l’occasion « d’aller y voir de plus près ».
Contrairement à la doxa du travail proclamée dans les médias, sur les réseaux sociaux et — malheureusement aussi — dans les entreprises, le travail à distance n’est pas un obstacle au développement des compétences, il n’érode pas le sentiment d’appartenance à l’entreprise, il ne détériore pas la santé des salariés. Si le taux de satisfaction des télétravailleurs s’est effectivement légèrement effrité par rapport à son point maximum, il reste à un niveau élevé, malgré la persistance de la crise sanitaire et la morosité des perspectives économiques. Finalement, la clé de voûte du travail à distance, ce qui le fera tenir et progresser dans la durée, repose sur la transition managériale en cours dans les entreprises.
L’explosion du télétravail survivra-t-elle à la pandémie ? Pour le BIT, la réponse fait si peu de doute qu’il vient de livrer un guide pratique où il dresse l’inventaire des opportunités et des risques du travail à distance et trace un cadre normatif pour en promouvoir un usage équitable et raisonné à travers le monde. Présent au webinaire organisé le 26 janvier par le Bureau de l’OIT pour la France, Metis en rend compte à ses lecteurs.
Le travail à distance est présenté par beaucoup comme l’antichambre de l’enfer : il dégraderait les conditions de travail, provoquerait une montée en flèche du stress et de l’isolement, éroderait la motivation des collaborateurs, détériorerait la relation managériale, le lien social, les capacités d’apprentissage, le sentiment d’appartenance à l’entreprise et l’état de santé des travailleurs. Aucune de ces affirmations n’est exacte.
Claude Grivel préside l’UNADEL depuis 2014. Il a été élu local pendant 19 ans, maire de Messein, une commune située au sud de Nancy, président fondateur d’une Communauté de Communes, en charge de la prospective au Conseil régional de Lorraine de 2010 à 2015. Cofondateur du Pays Terres de Lorraine, il a été membre de son Conseil de développement. Il vit et milite aujourd’hui au pied du massif des Vosges. Il nous livre ses réflexions sur l’impact de la pandémie.
La MEF Mulhouse Sud Alsace, dans le cadre de ses missions, met en place des actions transfrontalières avec ses partenaires allemands. Les actions sont programmées dans le cadre d’une convention pluriannuelle signée entre la m2A, Saint-Louis agglomération, l’Agentur für Arbeit de Freiburg et de Lörrach et la MEF Mulhouse Sud Alsace. Plusieurs actions sont menées pour faciliter l’accès à l’emploi en Allemagne, dont la mise en lumière, à travers la réalisation de vidéos, les expériences de salariés français en Allemagne.
Comme l’a souligné François Lotz « l’existence d’un droit local alsacien-mosellan ne peut être réduite à cette approche strictement fonctionnelle. Loin de ne correspondre qu’à un certain nombre d’options de techniques juridiques qui n’intéressent que quelques spécialistes, ce droit local est, avant tout, la marque particulièrement expressive de l’histoire troublée et parfois tragique de la province qu’il concerne et le symbole d’un particularisme qui n’a pas été vraiment reconnu par les pouvoirs publics qui se sont succédés dans la région, ni entièrement effacé par le mouvement d’assimilation qui caractérise la période récente ».
Le développement du bilinguisme, et donc de l’apprentissage de la langue allemande, et possiblement des dialectes alsaciens, est l’une des missions dont est chargée la nouvelle collectivité européenne d’Alsace. Andrée Muchenbach-Keller qui a été Présidente du Parti alsacien Unser Land, de 2011 à 2019 en attend beaucoup.
L’histoire des langues en Alsace est particulièrement mouvante : un rapide survol depuis les temps anciens permet de voir se succéder toutes sortes de pratiques, et avec toutes sortes d’idéologies. Arnold Brum conte cette affaire.
La gestion de la crise sanitaire, qui n’est certes pas chose facile, montre bien à quel point on est encore en France dans un modèle où les politiques sont nationales et se « déclinent » au niveau local. La création toute récente (1er janvier 2021) de la « Collectivité européenne d’Alsace » fait réfléchir : qu’est-ce que cet OVNI et quels espoirs permet-il ?
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