En juin 2018, Jean-Marie Bergère a assisté à un échange entre Fabienne Brugère, philosophe, et Sandro De Gasparo, ergonome, lors d’une conférence-débat intitulée : « L’éthique du care, des inégalités de genre à la relation de service ». Fabienne Brugière était revenue sur l’origine de ce concept aux États-Unis et en France, et sur ses liens avec le féminisme et la politique. Jean-Marie Bergère revient pour Metis sur les points essentiels de sa présentation.
La Main de Jeanne est une entreprise située à Béziers. C’est un des 130 SAAD (Service d’aide et d’accompagnement à domicile) autorisés par le département de l’Hérault. Jean-Marie Bergère s’est entretenu avec Matthieu Charnelet, son gérant. Ingénieur, il a travaillé plusieurs années chez Michelin et pris goût aux organisations responsabilisantes. Il a créé La Main de Jeanne en 2010. Au début il livrait lui-même des repas au domicile des personnes âgées. Aujourd’hui son entreprise compte 265 salariées — 97 % sont des femmes — qui se rendent au domicile de 1 200 « bénéficiaires » en perte d’autonomie. Il nous en dit plus.
Le vieillissement de la population impose d’organiser la vie au domicile d’une forte proportion de gens « âgés » devenus plus ou moins dépendants, avec l’appui, l’assistance et le travail des « employés à domicile ». Paul Santelmann décrit les obstacles et les défauts des réseaux professionnels actuellement en place.
Le « travail hybride » devient la nouvelle norme. 8 salariés sur 10 disent vouloir travailler de un à trois jours par semaine depuis leur domicile et 38% seraient prêts à démissionner si on leur imposait un retour total sur site. Ce sont les résultats d’un tout récent sondage Opinion Way cité en introduction du numéro 2 de Repères, nouvelle publication de la Chaire Mines Paristech « Futurs de l’industrie et du travail ». (12 pages)
La crise sanitaire (les jeunes « confinés » pour sauver les vieux surnuméraires…), l’impact de la pandémie sur le cours des études et les boulots des étudiants, la précarité des conditions des jeunes : est-ce qu’il faut parler de « génération sacrifiée ? » Tom Chevalier et Patricia Loncle qui ont rassemblé un livre collectif ne le pensent pas.
La crise de la Covid-19 survenue à la mi-mars 2020 est venue totalement bousculer le fonctionnement de l’enseignement scolaire et supérieur. Après un premier temps d’arrêt total des cours, il a bien fallu que les acteurs de l’éducation s’organisent pour assurer la continuité pédagogique afin que les jeunes concernés ne deviennent pas une « génération sacrifiée ». Quelle sera la suite ?
À l’heure du nouveau « contrat d’engagement » pour les jeunes, une Note de Terra Nova et un récent colloque (avec l’Institut Montaigne) ont tracé des voies qui conjuguent développement de l’apprentissage et nouvelles manières de se former.
La revue Éducation permanente et le CNAM ont organisé une journée de séminaire le 15 octobre 2021 à propos de l’AFEST (Action de formation en situation de travail) sur le thème un peu mystérieux « Cadrage et débordements ». Metis y était et s’en fait l’écho.
Un pas vers la libération des embarras quotidiens du travail ? Un nouveau droit de tirage ou le chemin le plus court vers l’ubérisation du travail ? Quels nouveaux équilibres ? Quel management ? Voici un compte-rendu du séminaire co-organisé par l’Observatoire des Cadres et Metis, le 7 octobre 2021 (une centaine de personnes sur place et 77 en visio), animé par Jean-Marie Bergère.
Au cœur de cette loi (trois ans après 1968) : l’idée de deuxième chance, de parcours professionnel, en somme d’ascenseur social. Mais aussi de montée en qualification en accompagnement de la modernisation du pays. L’agence AEF a publié trois entretiens et sur les nombreux remaniements qui ont émaillé ces 50 ans. Metis reprend (avec l’autorisation de l’AEF) l’échange entre Christophe Marty et Danielle Kaisergruber, consacré aux politiques publiques.
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