On avait déjà des communes, des communautés de communes, des métropoles, des communautés urbaines, des départements, des régions… et voici un nouveau produit de la décentralisation à la française. Robert Hertzog, Président honoraire de la Société Française de Finances Publiques explique ce que peut bien être une « collectivité européenne d’Alsace », sa génèse et imagine son devenir.
Le développement accéléré du travail à distance change le rapport aux trajets travail-domicile. Supprimer une partie des trajets et le stress qui va avec est une motivation forte pour demander que l’expérience forcée du télétravail se poursuive : « pour aller au bureau, il faudra vraiment le vouloir » entend-on dire… Quels nouveaux arbitrages domicile/travail/transports vont se faire ? Hervé Nadal, fondateur de Mensia Conseil et directeur de la revue TIM, Transports Infrastructures Mobilité répond aux questions de Metis.
Face à l’urgence écologique, Pierre Veltz publie en ce début d’année 2021 L’économie désirable. Sortir du monde thermo-fossile, un livre dont le titre dit l’ambition et dont nous rendons compte dans un 2e article. Metis a souhaité l’interroger sur les conséquences de la pandémie et du confinement, en termes d’organisation du travail et de localisation des activités économiques et humaines. Les scénarios sont contrastés.
Le travail change à grande vitesse : il se fait à distance, en hybride, en visio, en présentiel, en ligne et hors des lignes habituelles. Nos espaces de travail aussi changent. Xavier Baron fait le point dans un entretien avec Jean-Marie Charpentier, consultant « Etudes communication et social » et administrateur de l’AFCI (Association française des communicants internes). Entretien reproduit avec leur autorisation.
Notre enquête en ligne d’avril à juin avait montré un vrai enthousiasme pour le télétravail, des managers comme des collaborateurs. C’était « La Révolution du travail à distance ». Le retour au travail, puis le retour au télétravail ou au mélange des deux avec le reconfinement ont rendu les perceptions plus contradictoires et nuancées. Non sans une certaine déception et quelques espoirs. Bilan.
Ils ont fait leurs classes en école d’ingénieur, à l’INSA de Lyon, « l’école des clowns » comme ils aiment à l’appeler. Ils ont beaucoup appris mais ont choisi de changer de voie, de vie (professionnelle). Michel Weill s’est entretenu avec ces premiers de la classe devenus prof, agriculteur, menuisier…
La prochaine fois qu’on vous demande de quoi bobo est l’abréviation, répondez boucher-bohème. En 2000 David Brooks publie Bobos in Paradise : The New Upper Class and How They Got There. Il fait du bobo un successeur du yuppie, cadre dans une multinationale comme lui, mais plus cool, préférant l’éthique et la culture au bling-bling. Le boucher-bohème, outre qu’il peut être fromager, caviste, chocolatier ou restaurateur, n’est pas le successeur du bourgeois-bohème. Il en est une variante en même temps qu’il est leur fournisseur préféré. C’est la démonstration que fait Jean-Laurent Cassely dans son livre La révolte des premiers de la classe. Métiers à la con, quête de sens et reconversions urbaines.
Le temps de travail est depuis le milieu du XIXe siècle l’objet de régulations structurées par une succession d’enjeux : dégager du temps pour vivre, amélioration des conditions de travail, flexibilité productive, emploi… Ces régulations ont pris pour point d’application des séquences temporelles de plus en plus larges : journée, semaine, année. Aujourd’hui, les mutations du travail ont mis sur l’agenda l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, notamment à travers le socle européen des droits sociaux et incitent à envisager une régulation du temps de travail sur l’ensemble du cours de la vie.
Ulrich Mückenberger est enseignant-chercheur à l’université de Brême au sein de l’unité « dynamiques globales de développement des politiques sociales ». Il s’entretient avec Michel Weill pour Metis.
Le contraste est frappant en France entre l’appel récurrent à un effort massif de (re) qualification des actifs, dont la nécessité fait depuis de longues années l’objet d’un large consensus, et la réalité persistante d’un système de formation professionnelle continue (FPC) dispensant très majoritairement des actions courtes d’adaptation au bénéfice des salariés en place. Pour l’essentiel, la formation différée reste à construire. Pourtant, de plus en plus de jeunes la mettent déjà en pratique, avec les moyens du bord.
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