ÉDITOS
Perplexité
Qu’est-ce qui est en notre pouvoir ? Les vœux formulés chaque début d’année sont une manière, sinon magique, au moins volontariste de répondre à cette question.
Un million de dollars
Elon Musk peut donc promettre 1 million de dollars chaque jour pour récompenser l’engagement public d’un citoyen ordinaire dans une élection cruciale pour les États-Unis et le monde. Une fois passées l’incrédulité, l’écœurement, la colère, il faut essayer de formuler quelques réflexions.
C’est quoi ce travail ?
J’étais sur son vélo. Peut-être pas sur son porte-bagage, mais à côté de lui. Avec lui, je subissais les cahots des rues pavées de Paris. Avec lui, je frémissais à l’approche des carrefours, me sentant tellement vulnérable, à la merci d’un refus de priorité. J’étais embringué dans SES courses folles de livreur à vélo, mais aussi dans SA course folle de travailleur invisible, qui se bat pour obtenir son permis de séjour. Un compte à rebours rythmé par ses rendez-vous avec l’Office de l’immigration.
A la recherche du sens perdu
Au chapitre de nos (nombreuses) revendications, l’une d’elles sonne étrangement. Nous serions « en quête de sens ». Trouver du sens à ce qu’on fait, c’est ce qui nous ferait lever le matin. La notion semble pourtant bien large et floue. Comment peut-elle concerner le travail ? L’activité professionnelle n’est-elle pas par nature utilitaire, vouée à financer nos besoins élémentaires, bornée par des indicateurs sociaux-économiques définis par les nécessités de la production et de l’optimisation du temps qui y est consacré. Dans ce domaine, Time is money.
Finalement… finalement
« Faut que ça change. Quand on change tout s’arrange » écrivait Jean-Marie Bergère dans son édito d’Avril dernier en citant la chanson de Robert Charlebois. Mais finalement, est-ce si grave de ne pas avoir de gouvernement ? Les lamentations médiatiques ont cherché à nous convaincre que la France était dans la pire des crises, que ces 51 jours sans Premier ministre empêchaient les citoyens d’agir, tandis qu’ils s’épanouissaient dans la belle réussite des Jeux Olympiques et Paralympiques. Lors d’une récente réunion de l’équipe de rédaction de Metis, nous nous souvenions en souriant que la situation économique de la Belgique n’avait jamais été aussi prospère que durant ses 571 jours… sans gouvernement !
Subsidiarité
Ce n’est pas le lieu d’ajouter un commentaire aux commentaires après ce que Alain Lipietz qualifie de « double catastrophe des élections européennes en France : le bond en avant de l’extrême droite (38,8 % dont 31,4 % pour le RN), l’effondrement d’Europe Écologie Les Verts (5,5 %) » (AOC du 13 juin). Ce n’est pas non plus le lieu de donner des « consignes de vote » pour ces élections législatives précipitées. Je me souviens néanmoins que Metis Europe a été créé il y a maintenant une quinzaine d’années pour contribuer aux échanges entre pays européens, persuadés que nous avions à apprendre les uns des autres et que ce qui nous rapprochait, et qui ne demandait qu’à grandir, était le plus important.