Ne pouvant être présent à Athènes au Congrès de la confédération européenne des syndicats où il était invité, Jacques Delors adresse aux congressistes un message éminemment politique, pacte démocratique pour sortir de la crise et sauver l'Europe.
Nous n'en avons pas fini avec la crise. Si certains avaient cru mieux résister que d'autres, si l'Allemagne continue à faire des envieux par son dynamisme économique ou son taux d'emploi, si d'autres se prétendent même sortis du marasme, il est évident qu'il n'en est rien. La menace grecque, - ce pays qui nous a tant donné y compris le vocable "krisis" - est désormais surveillée comme le lait sur le feu.
Suite à la crise sans précédent de ses finances publiques et à l'é [...]
Les agences de notation amplifient artificiellement la crise de la zone euro. Or, il faudra attendre septembre pour que la directive qui durcit la surveillance des agences de notation entre en vigueur
« L'Enfer, c'est les autres » disait Sartre. Il n'était pas Grec, mais son adage est devenu une rengaine populaire en Grèce. Les Hellènes sont dépités et en colère. Anni Podimata (PSE) et Rodi Kratsa (PPE), deux eurodéputées grecques analysent la situation
Metis, déesse de la prudence et de la ruse, ne pouvait pas ignorer la Grèce. Pour ce qu'elle vit comme pour ce qu'elle montre de l'état du monde et de l'Europe. Car sa crise relève aussi du grand retournement qui s'est produit dans les vingt dernières années et qu'éclairent deux livres passionnants : La Double pensée de Jean-Claude Michéa et L'Esprit de Philadelphie d'Alain Supiot. Le premier, philosophe, revient sur la question libérale issue d'une pensée double, pour laquelle l'apologie de l'économie de marché va de pair avec celle de l'état de droit et de la libération des mœurs. Mais pour Michea qui s'inspire très largement de George Orwell, la double pensée consiste aussi à se mentir à soi-même tout en soutenant deux thèses opposées.
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